mardi 30 juin 2009

Je suis Joseph Tual, carte de presse 60 128

Joseph Tual: lettre ouverte à Nicolas Sarkozy


(...) Le journalisme dit d'investigation est devenu l'évolution logique et naturelle de mon expérience passée. Chose que personne ne conteste à France 3. L'affaire Ben Barka, que je connais bien, a visiblement du mal à passer chez toi. Je n'aurais peut-être pas dû informer le public de France 3 que le juge en charge du dossier avait signé cinq mandats d'arrêts internationaux contre d'éminents représentants de la haute hiérarchie sécuritaire marocaine.

Des personnes que tu as saluées. Oui, je sais, cela coïncidait avec ta première visite d'Etat au Maroc en tant que président de la République. Et je me rends bien compte que Mohammed VI et ses copains n'ont pas été très sympas, du coup, avec toi et ta délégation. C'était le 22 octobre 2007. Ah, j'oubliais, mon dirlo était dans ton charter commercial ! Faut vraiment pas lui en vouloir, il n'était pas au courant. D'ailleurs, les Alaouites lui ont réglé royalement sa note d'hôtel, sans rancune je crois.
GAK, l'affaire Ben Barka, Robert Boulin…


Bon, je sais aussi qu'avant tout cela, j'ai investigué dans l'affaire Guy-André Kieffer, tu sais ce journaliste disparu à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 16 avril 2004. Je t'ai quelque peu grillé la politesse. Tu avais gentiment reçu la famille de mon confrère le 22 août 2007. Et moi, j'en ai profité pour diffuser ce reportage où l'on voyait ce témoin qui racontait avec force détails et in situ, comment les préposés à la sécurité du clan Gbagbo, s'étaient débarrassés de Guy-André Kieffer.

Je te passe le coup sur l'affaire Boulin, où dans mon reportage, Raymond Barre parle de l'assassinat de son ministre du Travail par le RPR, et l'affaire dite du Beach de ton ami Sassou N'Guesso, ou l'affaire Borrel, l'affaire Mecili, etc.

Je ne vais pas non plus te remémorer un autre de mes dossiers qui d'ailleurs n'a pas encore abouti, mais que tu connais sûrement… Ah, une vieille marotte que cette histoire, qui ne demande qu'à être connue de l'ensemble de nos concitoyens. Je me demande toujours pourquoi ce monsieur, élu des Hauts-de-Seine, qui t'est si proche et si fidèle, n'est toujours pas ministre de la Justice… Je vais m'en tenir là.



Ah j'oubliais, désolé pour la mise à l'antenne, le 18 juin dernier, du rapport Nautilus sur l'attentat de Karachi en 2002, qui tua onze de nos compatriotes. Je ne pensais pas que cela pouvait te rendre si chafouin. Je pourrais encore t'écrire des pages et des pages sur mon activité journalistique, que tu connais bien grâce à ton réseau d'oreilles. Mais je crains que cela ne lasse les autres lecteurs.

Alors revenons-en au fait. Donc on me convoque le 2 juillet à 10 heures, pour cette histoire de cornecul dite du « Off Sarkozy à France 3 ». Tu veux me coller ça aussi ? Nicolas, je suis désolé de te le dire, je ne suis ni un voleur ni un receleur, ni un contrefacteur. La présidence de France Télévisions le sait très bien, puisque leurs enquêteurs internes ne m'ont même pas auditionné.

Et je ne peux pas m'attribuer l'œuvre d'autrui qui, il est vrai, avait un fort coefficient informatif sur ton Toi. Désolé, c'est pas moi ! Tu auras retenu la leçon que passer à la télé, ça n'a pas que des avantages. Mais ne t'inquiète pas, je te fais confiance, tu trouveras bien autre chose pour me punir.

Ah, j'oubliais, si je te tutoie, c'est que tu as commencé il y a bien longtemps au siège du RPR, rue de Lille, et encore en 2007 dans une cabine de maquillage de France 3. Allez, au revoir Nicolas, je tâcherai de t'envoyer des news de temps en temps.

Bien entendu, je t'invite toi et tous ceux pour qui la liberté d'informer et la démocratie sont des notions fondamentales dans notre pays, à venir le 2 juillet, vers 9 heures, au 122-126, rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement, à Paris. Je crois que nous aurons des débats et des échanges fructueux quant à l'avenir de la presse libre et donc libérée, je l'espère, en France.


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Etre de gauche : qu'est que ça veut dire ?

L'association Débats organise ce Mercredi 1er Juillet à 20h30 au Centre d'animation de Notre dame à Oloron un débat : "Etre de gauche qu'est ce que ça veut dire ?"...

Des militants de Gédéol, Europe Ecologie les verts, la gauche alternative 64, le parti de gauche, le PS et le NPA seront présents.

Voir la vision de Deleuze sur cette question : Ici

dimanche 28 juin 2009

Mayra andrade, le Mardi 30 Juin au Festival de Jazz à Oloron "Des rives et des notes"


Article de Patrick Labesse tiré du journal le monde du 25/06

Agée de 24 ans, la Capverdienne Mayra Andrade sort Storia, storia..., son deuxième album, qui confirme les promesses de Navega, paru en 2006. Ce petit bout de femme à la moue enfantine, simple et naturelle, exigeante parfois jusqu'au caprice, est une chanteuse époustouflante. Sa voix miroite entre braise et ombre, elle possède cet art de la nuance qui font les grandes interprètes, occupe les scènes d'une présence rayonnante. Avec Sara Tavares (dont le prochain album devrait être publié en septembre), née à Lisbonne en 1978, Mayra Andrade est l'une des belles promesses d'avenir de la musique du Cap-Vert, conçue et créée par les auteurs-compositeurs de sa diaspora, sous influences assumées.

Dimanche 21 juin, Mayra Andrade a participé à la version new-yorkaise de la Fête de la musique. Elle présente son nouvel album au cours d'une tournée européenne, qui passera par Oloron-Sainte-Marie (le 30 juin) et Poitiers (le 31 juillet), avant un concert prévu à La Cigale, à Paris, le 2 octobre. En septembre, elle sera en tournée au Cap-Vert. "J'y vais régulièrement, ce sont mes racines. Je m'y ferai sans doute construire une maison et je préférerais être enterrée là plutôt qu'au Père Lachaise."

Mayra Andrade s'est installée à Paris il y a huit ans. Elle se dit nomade depuis la petite enfance, changeant d'endroit au gré des affectations de son beau-père diplomate (Sénégal, Angola, Allemagne...). Son attachement au Cap-Vert se lit constamment dans Storia, storia... affirme la chanteuse. "C'est l'essence de ses rythmes, son esprit, son sentiment, qui courent à travers ma musique. Même si je reste réceptive à mes influences extérieures."

Le Brésil en premier. Réalisé par le producteur brésilien Alê Siqueira (Tribalistas, Caetano Veloso...), l'album de Mayra Andrade a été enregistré entre Paris, Sao Paulo, Rio, Bahia et La Havane. Arrangé par Jaques Morelenbaum (cordes) et Lincoln Olivetti (vents), deux célébrités talentueuses de la musique populaire brésilienne (MPB), il fait intervenir un joueur de kora (le Guinéen Djeli Moussa Diawara), un pianiste cubain (Roberto Fonseca), un bassiste camerounais (Etienne M'Bappé). "J'ai débuté par la musique brésilienne, en fait. Caetano Veloso, Milton Nascimento, Elis Regina, Maria Bethania, Chico Buarque... C'est seulement après avoir acquis tout cela que, en retournant au Cap-Vert, à 15 ans, j'ai voulu faire quelque chose dans la musique capverdienne."

Elle y a été encouragée par Orlando Pantera, jeune auteur compositeur novateur, mort en 2001 à l'âge de 33 ans, à qui elle rendait hommage dans son premier album. "Un personnage incroyable, des compositions très singulières. Un ami. Un trauma pour moi quand il est parti." Elle retourne régulièrement à Praia, capitale du Cap-Vert, sur l'île de Sao Tiago, la plus africaine de l'archipel.

"Tout s'y développe depuis ces dernières années. Les services, les infrastructures, les routes... Mais il y a aussi, hélas, quelques aspects plus négatifs qui prennent de l'ampleur." Drogue, délinquance provoquent des dégâts. "C'est très violent, à Praia. Beaucoup de ces gens sont en fait d'anciens délinquants capverdiens vivant aux Etats-Unis et expulsés par les autorités américaines. Ils ne sont pas nombreux, mais le pays est tellement petit que ça paraît énorme."

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Storia, storia... de Mayra Andrade, 1 CD, RCA Victor-Sony Music.

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samedi 27 juin 2009

Les jours tristes entre Oloron et Jaca...

Ballade photo entre Jaca et Oloron-Sainte-Marie, les soeurs jumelles dansant dans les bras de Tiersen sur un air des jours tristes...

Thermes romains d'Oloron: vers un "gâchis" ?

L'archéologue vient au secours des thermes

La découverte des thermes romains sur un chantier du quartier Sainte-Marie fait causer au sein de la communauté des archéologues d'Aquitaine. Les discussions portent sur le contexte désastreux de la mise au jour et sur l'avenir du site.

Doit-on se satisfaire d'une conservation de vestiges enfouis ? Ou plutôt envisager une mise en valeur en direction du public ?

On sait que les avis sont partagés. D'aucuns considèrent que le trésor oloronais ne présente pas un état de conservation suffisant pour en faire un site ouvert. Le ministère de la Culture via la Drac (1) a d'ailleurs choisi l'option de recouvrir les vestiges. D'autres, au contraire, estiment que le site est massacré si personne ne se bouge pour lui redonner vie. Plus que jamais le débat est ouvert. Même en ville, sur le zinc, à l'heure du café.

Un « gâchis »

Luc Wosny, le scientifique qui a fait un travail remarquable à Guynemer, prend le risque de se mouiller en faveur des bains publics érigés au temps de l'empereur Auguste. Et il n'y va pas avec le dos de la cuillère pour dénoncer « le gâchis ».

« On dispose des restes d'un bâtiment en élévation. C'est rare. Peut-on d'ailleurs encore parler d'archéologie ? Jusqu'à présent, à Guynemer ou aux abords de la cathédrale, toutes les découvertes étaient cachées dans le sous-sol. Avec les thermes romains, Oloron est face à un nouveau monument historique, à du patrimoine sur pied », prévient-il.

exemple de thermes romains

Il va encore plus loin au moment d'évoquer la réalité de l'état de la connaissance scientifique sur un site où les engins de chantier ont travaillé pendant une quinzaine de jours sans contrôle. « C'est comme si quelqu'un avait trouvé la crypte de Saint-Grat et l'attaquait à coups de pelle mécanique. D'après mes informations, je pense qu'il reste encore des choses à accomplir au niveau des thermes. Pour l'heure, ce ne sont que des miettes de données qui ont été récoltées. »

Mesures d'exception

Pour lui, « face à une découverte d'exception, il faut prendre des mesures d'exception ». Dans l'intérêt général. « Il faut réfléchir à une mise en valeur publique. Celle-ci passe par une reprise du bâti à l'aménageur et par la construction d'un musée à l'image de la Domus des Bouquets à Périgueux. Même en restant plus modeste. »

Les restes de la villa périgourdine ne payaient pas de mine au début des années 1990. Jusqu'à la création d'un musée gallo-romain mis en scène par le célèbre architecte Jean Nouvel. C'est désormais un lieu culturel et touristique majeur.

C'est la raison pour laquelle Luc Wosny lance un appel aux élus locaux : « Ils ont une véritable capacité d'influence et de décision. Oloron bénéficie du label d'art et d'histoire. Un site est déjà classé par l'Unesco. Il y a certainement des financements disponibles pour élaborer un projet. »

Luc Wosny identifie un levier de développement. « Vous avez une superbe cathédrale et des quartiers magnifiques : le haut de Sainte-Croix, les remparts romains, la tour... Vous avez une économie basée un minimum sur la culture et le tourisme culturel. Cette découverte est un atout supplémentaire. »

Patrice Sanchez pour Sud-Ouest

(1) Direction régionale des affaires culturelles.

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vendredi 26 juin 2009

Mayra Andrade Mardi à Oloron

Championnat d'aquitaine de Skate à Oloron

Voici ce qui vous attend le Samedi 27 Juin au Skatepark D'Oloron Ste Marie pour les championnats d'aquitaine de skate organisé avec l'ASO.

Carrefour poursuit un vigile en diffamation

Cent mille euros : c'est la somme demandée en réparation, mercredi 24 juin devant le TGI de Nanterre, par Carrefour, à l'un des anciens vigiles de son magasin Bercy 2 (Val-de-Marne). Ce dernier avait mis en cause, dans la presse, le comportement de l'enseigne après son dépôt de plainte pour injure raciste contre un client qui n'était autre qu'un cadre du ministère de l'immigration.

L'affaire remonte au 26 avril 2008. Agent de sécurité, Pierre-Damien Kitenge se voit demander par une caissière de vérifier les papiers d'identité d'un client souhaitant payer par chèque. Une vérification d'usage pour tout montant supérieur à 250 euros. Selon le vigile, le client, Gautier Béranger, directeur de cabinet du secrétaire général du ministère de l'immigration, se serait prévalu de sa fonction et lui aurait lancé : "Monsieur, je vous connais, vous êtes sans papiers. (...) Sale Noir. Vous ne savez pas qui je suis. Vous pouvez mettre une croix sur votre carrière."

Le jour même, "choqué", Pierre Damien Kitenge décide de déposer une plainte. "Le directeur du magasin tente d'étouffer l'affaire, relate son avocat, Patrick Klugman. Il téléphone à Gautier Béranger pour lui présenter ses excuses et demande à M. Kitenge de retirer sa plainte." En vain. Celui-ci voit alors sa charge de travail diminuer et ses collègues ne lui adressent plus la parole. SOS-Racisme se saisit de l'affaire et porte plainte contre X... pour subornation de témoins. L'association "s'étonne de l'atmosphère pour le moins pesante qui a conduit à ce que, dans un des plus grands supermarchés de France, personne n'ait rien vu ni entendu".

Le 22 juillet, la justice classe les deux plaintes sans suite. Peu après, M. Kitenge, père de famille qui a, entre-temps, perdu son emploi, est poursuivi en diffamation par Carrefour pour des propos tenus dans le mensuel Entrevue. "Carrefour fait pression sur les salariés pour que personne ne témoigne", indique le vigile dans cet entretien. Le directeur de l'établissement, ajoute-t-il, "m'a garanti que j'aurais un emploi stable si je retirais ma plainte. J'ai reçu trois appels insultants. C'étaient des menaces qui me demandaient de retirer ma plainte".

"Carrefour est une société qui a signé depuis de nombreuses années la Charte de la diversité et qui est considérée comme une entreprise citoyenne en la matière. Voir que son nom est lié à des faits de subornation de témoins pour dissimuler des propos racistes et prendre la défense d'un collaborateur du ministère de l'immigration... c'est simplement insupportable !", a soutenu, lors de l'audience mercredi, Emmanuel Daoud, avocat de la multinationale. Celui-ci a qualifié de "somme relativement ridicule" les 100 000 euros demandés par Carrefour. "Ce n'est rien", a-t-il insisté, soulignant que "la marque Carrefour vaut plus de 6 milliards d'euros".
"La plus grave atteinte pour Carrefour provient de cette procédure (engagée contre Pierre-Damien Kitenge) et non des propos poursuivis", a fait valoir pour sa part Me Klugman. La société éditrice et le directeur de publication d'Entrevue, également poursuivis par Carrefour, n'étaient ni présents ni représentés à l'audience. Le cadre du ministère de l'immigration non plus. Il était pourtant appelé à comparaître.

Le jugement sera rendu le 24 septembre.

Le Monde

jeudi 25 juin 2009

Santé et Trou de la Sécu: Le cauchemar Américain ou le fantasme de Nicolas Sarkozy

En août 2006, je me suis retrouvée dans la situation de souscrire à Cobra. J'ai eu la chance d'avoir un rab de trois ans de sécurité, enfin si l'on veut, vu le montant de la facture (une femme avec trois enfants égale 531 dollars/mois, soit 377 euros, auxquels il convient d'ajouter 15 dollars par visite médicale, 100 dollars pour un passage aux urgences, 10 dollars par médicament, etc). Mais au moins, j'étais tranquille car tant que j'avais Cobra, Kaiser ne pouvait pas se débarasser de nous. Alors qu'à partir du 1er août, je serai livrée à moi-même. C'est là que les choses se compliquent.

Le cauchemar commence lorsqu'on essaie de souscrire à une assurance maladie individuelle sans le soutien d'une entreprise ou d'un syndicat.
Piéger les candidats pour ne pas les assurer

Ça fait dix-sept ans environ que je suis assurée par Kaiser Permanente, pourtant, j'ai dû remplir un long questionnaire sur l'historique de mon état de santé, comme si Kaiser n'en connaissait pas déjà tous les détails. Au bout de quelques pages, je m'arrachais les cheveux et je fulminais. Les mêmes questions revenaient sous différentes formes.

L'astuce est connue : elles sont formulées ainsi pour vous induire en erreur et vous inciter à répondre une chose, puis son contraire avec les meilleures intentions. Si vous êtes un jour frappé par une grave maladie bien coûteuse, votre compagnie d'assurance peut reprendre votre dossier, l'examiner à la loupe et vous accuser d'avoir menti. Elle a alors la parfaite excuse pour vous expulser.


"Ce déficit, je l'ai pas inventé, je l'ai trouvé (...) c'est pour ça que je suis là" Nicolas Sarkozy

Les cas de ce genre sont nombreux. Vous avez oublié de déclarer une candidose ou une mauvaise grippe pendant votre adolescence ? A dégager. Vous buvez trop de vin, avez subi une intervention chirurgicale, avez un peu de diabète ou de cholestérol, oubliez. Si vous n'avez pas la chance d'avoir un employeur, vous risquez fort de ne plus jamais pouvoir être couvert. Je connais un homme dont le fils de 19 ans a récemment été opéré d'un truc bénin. Il vient d'être informé que son fils ne sera plus jamais assuré individuellement.

Passons maintenant aux primes. Scandaleuses ! Il y a quelques années, Kaiser était l'une des dernières HMO (Health Maintenance Organization) à offrir, en gros, une seule option pour tous les individus. Moyennant une mensualité fluctuant selon le nombre de membres de votre famille, vous aviez droit à une couverture santé très complète et satisfaisante. Ce n'est plus le cas. Kaiser offre désormais une dizaine d'options entre lesquelles il est extrêmement difficile de naviguer.

Après m'être décidée pour l'option à 616 dollars par mois, à première vue la plus intéressante pour ma famille, je me suis finalement rendu compte que pour ce tarif, j'avais une clause de franchise de 7000 dollars/an (c'est-à-dire que je devrais débourser cette somme chaque année avant de commencer à être couverte), et qu'après ça, les hospitalisations me coûteraient 500 dollars par jour, que les médicaments ne seraient pas couverts du tout et que je devrais payer 50 dollars par visite chez le médecin. Autant dire qu'à moins d'un événement catastrophique, les 616 dollars mensuels ne serviraient strictement à rien. Je vous passe les détails des autres plans. Il n'y en a pas un pour relever l'autre.

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46 millions d'Américains n'ont aucun accès aux soins. La qualité du système de santé américain, aux mains des assurances privées, place les Etats-Unis au 37e rang de l'Organisation Mondiale de la Santé. Il est pourtant l'un des plus coûteux au monde.

Trou de la Sécu


A lire également:

La Sécu nous appartient par le docteur Lehmann

La destruction programmée du modèle Républicain:

Aujourd’hui, tout se passe comme si l’on voulait décrédibiliser l’hôpital public avant de le saborder.

La fin des acquis du Conseil National de la Résistance:

Un système proche de celui des États-Unis s’instaure peu à peu : la CMU pour les pauvres et l’assurance d’entreprise pour ceux qui bénéficient d’un emploi. La Sécu réduit son champ de couverture et pourrait disparaître progressivement, plusieurs de ses activités devant être confiées aux agences régionales de santé (ARS), chargées de détruire l’hôpital et la Sécu.




Faux arrêts maladie : ce qui se cache derrière les chiffres


Il est important de souligner que l'assurance maladie a pour but de favoriser l'égalité d'accès aux soins médicaux. Ainsi, à la différence de ce qui se passe dans un système d'assurance-maladie privé et facultatif, tel que celui qui prévaut aux Etats-Unis, chacun contribue en fonction de ses moyens et non pas en fonction de l'étendue des garanties souscrites et des risques d'être malade.

Les régimes d'assurance maladie et de retraite de la SS présentent des coûts de gestion beaucoup plus faibles que ceux de leurs homologues privés : la SS n'a pas de but lucratif, et donc pas d'actionnaires à rémunérer, pas de dépenses de marketing et en face économies d'échelle.

Pour être plus précis, les compagnies d'assurance aux E.U. présentent des frais de gestion de l'ordre de 10 à 13% de leurs dépenses (contre moins de 4,5% pour la SS en France).

S'il n'y a pas de déficit de l'assurance privée aux E.U, ou ailleurs, c'est parce que les contributions sont augmentées par les compagnies d'assurances au fur et à mesure que leurs dépenses s'élèvent.

Ainsi entre 2000 et 2006, les primes des assurances maladies souscrites facultativement par les entreprises pour leurs salariés ont progressé, en moyenne, de plus de...80%

Tant et si bien que certains des dirigeants de grandes firmes (Ford et Général Motors notamment) on déclaré leur préférence pour un système d'assurance-maladie public car il leur en couterait moins cher.

Quant aux dépenses de santé prises dans leur ensemble, elles se situent aux alentours de 15% du PIB aux Etats-Unis, contre moins de 11% en France, alors que quelque 46 millions de personnes aux Etats-Unis (dont 8,3 millions d'enfants) soit 15% de la population, n'ont aucune couverture en matière de maladie et que beaucoup d'autres ne sont que faiblement couverts.

Une évolution vers une privatisation partielle de la Sécurité Sociale ne feraient guère que transformer des prélèvements obligatoires en dépenses privées sans diminuer pour autant les coûts des besoins couverts, mais au prix de pertes importantes en termes d'efficacité, de solidarité et de justice sociale...



C’est presque quotidiennement que les médias rappellent l’existence du « trou de la Sécu ». Rares sont les articles sur la Sécurité sociale qui ne s’y réfèrent pas, d’une façon ou d’une autre. Ainsi, le « trou » sert régulièrement d’accroche ou de chute quand les informations télévisées traitent des sujets tels que les escroqueries aux prestations sociales, la médecine, les hôpitaux... La tendance journalistique à assimiler la Sécurité sociale à son déficit est très visible aux anniversaires de la création de l’institution. Les commémorations inspirent alors des reportages évoquant largement, et parfois exclusivement, le « trou » : certains le considèrent comme aussi ancien que l’institution ; pour d’autres, c’est seulement dans les années 1970 qu’il se serait mis à « ronger le système ». Bref, lorsqu’un journaliste qualifie la Sécurité sociale de « système qui produit des déficits », il exprime moins une opinion personnelle qu’une vision très répandue dans les médias.

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mardi 23 juin 2009

Rugby: Un Oloronais s'illustre sur toutes les télés de Nouvelle-Zélande

Oloron, ville sportive vivant par et pour l'excellence, n'en finit plus de faire sortir de ses rangs de glorieux ambassadeurs. Dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui, tout a commencé en Béarn il y a vingt petites années...
Cela se passait en toute simplicité dans le bar-restaurant "Chez Brun", à l'heure du café, où l'on refaisait le match en épluchant les pages sportives de la République des Pyrénées. Pascal Dura ( Bar Le Loft à Oloron et jeune retraité du FCO) était de ceux-là. Il se souvient de son ami Laurent Abadie et de sa passion dévorante pour le sport, même si ce dernier s'orientera finalement vers une activité physique moins salissante que le rugby, le tennis dans un premier temps avant de rejoindre le prestigieux club de football de Bidos et terminant sa brève carrière au FCO football, pour le meilleur et pour le pire.
Après avoir prouvé son endurance en enseignant les joies du VTT à des touristes parisiens égarés, c'est à Toulouse qu'il fait ses classes en intégrant une célèbre école de journalisme. Là, tout s'enchaîne; Presse écrite puis premières armes à la télévision avant de retourner à ses premières amours, le papier: Correspondant au Monde, puis à l'Equipe, il finit par décrocher une place à l'AFP. Mais Laurent Abadie (Laurent Bigot) ne peut se résoudre à en rester là. Il s'envole alors pour le Kosovo où il co-dirige le bulletin officiel de l'ONU pendant près de deux ans. Mais décidément, le béarnais a la bougeotte. Il enchaîne alors une série de voyages initiatiques qui le mèneront au grès de ses rencontres à l'autre bout du monde: Caraïbes, Chine, Asie, Afrique, Europe de l'Est, Moyen-Orient, Amérique du Sud, rien ne semble pouvoir apaiser son insatiable curiosité.
Nous le retrouvons ici en Nouvelle-Zélande, où c'est en "simple" supporteur qu'il se fait remarquer par quatre télévisions dont la première chaîne du pays. Il faut croire que sa mascotte galliforme "pépino" aura porté chance aux français et ce malgré une certaine frilosité locale, à l'occasion de la victoire - historique - du premier test match à Dunedin face aux All Blacks (22 - 27)

Laurent Abadie

Nous vous proposons ici deux extraits des différentes interviews que la télévision néo-zélandaise lui a accordé. A noter que dimanche prochain, Laurent Abadie fera l'objet de deux nouveaux reportages télévisés.

Interview sur la première chaîne néo-zélandaise
Interview sur la troisième chaîne néo-zélandaise

Il ne suffit pas d'apprendre...

Il ne suffit pas d’apprendre à l’homme une spécialité. Car il devient ainsi une machine utilisable mais non une personnalité. Il importe qu’il acquière un sentiment, un sens pratique de ce qui vaut la peine d’être entrepris, de ce qui est beau, de ce qui est moralement droit. Sinon, il ressemble davantage, avec ses connaissances professionnelles, à un chien savant qu’à une créature harmonieusement développée. Il doit apprendre à comprendre les motivations des hommes, leurs chimères et leurs angoisses, pour déterminer son rôle exact vis-à-vis des proches et de la communauté. Ces réflexions essentielles livrées à la jeune génération, grâce aux contacts vivants avec les professeurs, ne s’écrivent absolument pas dans les manuels. Ainsi s’exprime et se forme d’abord toute culture.

Albert Einstein, Comment je vois le monde

lundi 22 juin 2009

Paul Ariès: Décroissance ou barbarie

Pharos ou la délation anonyme institutionnalisée...

Le ministère de l'Intérieur vient de mettre en place un système permettant de signaler tout délit sur Internet en particulier les usurpations d'identité. Publié samedi 20 juin au Journal officiel, le service propose une importante base de données de délits retrouvés sur le web.
Dénommé Pharos (Plate-forme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements), le système permet à tout internaute de signaler anonymement un délit, ensuite transmis aux services de police.



Le site, selon l'arrêté du Journal officiel, permet "aux utilisateurs et acteurs d'internet, et notamment aux internautes, fournisseurs d'accès et services de veille étatiques, de signaler, sans préjudice du respect dû aux correspondances privées, à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) des sites ou des contenus contraires aux lois et règlements diffusés sur Internet".
Le "traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'OCLCTIC" est destiné à traiter les signalements transmis par les utilisateurs et acteurs d'Internet : recueil centralisé des signalements, réalisation de rapprochements, orientation vers les services enquêteurs compétents.
Au cours du premier mois de fonctionnement, près de 300.000 internautes se sont connectés à la plate-forme de signalement.

Source

dimanche 21 juin 2009

Sarkozy, G8, Bilderberg, "sortie de crise" rapide et casse sociale


L'article ci dessous est tiré du site Science21 (Blog internationale du collectif "indépendance des chercheurs")

Le 22 juin à Versailles, Nicolas Sarkozy parlera au Congrès de la société d'après la crise, à en croire les informations récentes. La perspective d'une « sortie de crise » rapide, évitant les « plans de relance » jugés trop coûteux, a été évoquée par le G8 à Lecce il y a une semaine et à la conférence de Bilderberg à Athènes en mai dernier. Il s'agit de la « solution » avec un maximum de casse sociale mais qui convient aux milieux d'affaires. Un participant à la conférence de Bilderberg, le président de la Banque Centrale Européenne Jean-Claude Trichet, vient de pronostiquer le retour de la « croissance » pour 2010 et de réclamer des politiques de rétablissement de « l'équilibre des comptes publics ». Tout semble donc indiquer que la politique choisie sera bien la plus antisociale, et qu'elle s'accompagnera d'une stratégie de suppression accélérée des services publics. Les événements récents marqués par des passages en force contre la recherche publique et les universités (notamment, sur l'avenir du Centre National de la Recherche Scientifique, CNRS , ou le statut des enseignants-cercheurs), la formation des eneignants, l'éducation nationale ou la Santé publique, ne relèvent pas de « maladresses ». La présence au sein du gouvernement de ministres de « gauche » ne semble avoir rien changé à ce choix stratégique.

Que penser, dans ces conditions et vu les enjeux, du vote du Conseil Scientifique du CNRS de mardi dernier, où un président élu syndical a soutenu un projet de contrat d'objectifs qui entérine la disparition programmée du Centre ? Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse ne pouvaient s'attendre à une meilleure aubaine (six voix pour, cinq contre).

En mai dernier, le journaliste Jim Tucker avait estimé que les principales tendances exprimées lors de la conférence de Bilderberg de 2009 n'allaient pas dans le sens de plans de relance prolongés, mais dans celui d'une crise rapide et profonde avec un coüt social très élevé, de façon à rendre possible une « reprise rapide » des « affaires ».

Ce qui revient : 1) à considérer la crise comme un accident de parcours ; 2) à en faire payer la facture par les « petits citoyens » dans le monde entier ; 3) à accélérer encore l'application de la même politique qui a conduit à l'actuelle crise économique.

Pour contrôler l'exécution de cette politique et « avancer » vers la mise en place d'un gouvernement mondial sous la coupe des oligarchies financières, des gouvernances planétaires devraient sans tarder être introduites dans les domaines financier et de la Santé. Le Fonds Monétaire International (FMI) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) deviendraient alors des grands ministères supranationaux.

Les articles de MINA et de la Pravda :
Bilderberg Group orders destruction of US Dollar? (MINA, 21 mai)
Bilderberg: the meeting of the mediocre minds (Pravda, 22 mai)avaient également évoqué les dangers de cette stratégie, notamment en ce qui concerne un éventuel effondrement du dollar US.

Rappelons aussi la relation des participants à la dernière réunion du groupe de Bilderberg, accessible à l'adresse : Ici

Les participants « officiels » français sont d'après ce communiqué du 19 mai :

Nicolas Baverez, chroniqueur de l'hebdomadaire Le Point
Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP
Alexandre Bompard, PDG d’Europe 1
Henri de Castries, PDG d'AXA
Christine Lagarde, ministre de l’Economie Christine Lagarde,
Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC),
Thierry de Montbrial, président de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI),
Denis Olivennes, directeur du Nouvel Observateur
Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale
Jean Pisani-Ferry, économiste
Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne.

Le clair désaveu par les citoyens, en France comme dans l'ensemble de l'Union Européenne, de la politique de privatisations, de délocalisations et de dumping social des dernières décennies se trouve exprimé avec force dans le taux d'abstention sans précédent aux dernières élections européennes. Mais de toute évidence, « il a été décidé » de n'en tenir aucun compte. Ce que semble confirmer l'annonce d'une grande continuité dans la composition du futur gouvernement français. Il en est de même en ce qui concerne la politique de démantèlement du CNRS et des autres organismes publics de recherche scientifique et technologique, ou la stratégie de privatisation des universités, de l'éducation nationale, de la Santé et des autres services publics.

En clair, une « fin de crise rapide » signifie, pour un pays comme la France, la fin des acquis de la Libération. Qu'il s'agisse de droits civiques et sociaux, ou de l'existence d'un secteur public de l'économie et de services publics, la facture de la crise pour le plus grand nombre sera la fin de ces conquêtes sociales et démocratiques du XXème Siècle.

Ce ne sont pas les responsables de cette crise qui devront la payer, si leur plan se réalise. Mais est-il vraiment viable ?
Car il reste à voir si les oligarchies financières occidentales parviendront à imposer cette politique à la planète entière, et si elles sortiront indemnes de leur fuite en avant.

vendredi 19 juin 2009

No pasaran d'Eric Martin en avant première à Oloron



Rendez vous au cinéma le luxor à Oloron, Vendredi 20 Juin à 21h pour l'avant première du film No pasaran, coréalisé par Eric Martin fils d'un certain Michel Martin d'Oloron. La séance sera suivie d'un débat en présence d'une partie de l'équipe du film.

Le Député-Maire Jean LABORDE (l'acteur Didier PAIN dans la vie) veut relier avec une autoroute la France à l'Espagne, par les Pyrénées Centrales... Malheureusement, celle-ci traverse les terres de Maxence LAFOURCADE (Cyril Lecomte), un excellent éleveur de porcs, et donc tous les moyens seront bons pour justifier la fin... (Toute relation avec un Député-Maire du Béarn, Jean LASSALLE en l'occurence, est totalement fortuite de la part des auteurs).

Il compte sur la complicité intéressée de son frère Pierre (Jacques SERRES), et du haineux et teigneux VIGUIER (Roger SOUZA), leur homme de main, ici après l'accomplissement de certaines de leurs forfaitures de chasse...

Mais les choses ne vont pas se dérouler exactement selon leur plans... de chasse, et vous assisterez même à des scènes d'anthologie au coeur de nos Pyrénées Centrales.... dans ce film à la "Pagnol-Punk"... !!!

Plus d'infos

Gilda Ayerdi Caudine à la petite librairie : "témoignage de deux combattants de l'ombre"



Je vous informe de la venue samedi 20 juin 2009 de 15h à 18h à la Petite Librairie à OLoron de Gilda AYERDI-CAUDINE pour une rencontre-dédicace autour de son ouvrage TEMOIGNAGES DE DEUX COMBATTANTS DE L’OMBRE paru aux éditions associatives ASTOBELARRA-LE GRAND CHARDON.

Pour avoir une petite idée du sujet du livre (illustré par Laurent Caudine et Laure Gomez, et préfacé par Christian Manso), voici le résumé tiré de la quatrième de couverture : "Peut-on écrire l'Histoire sans les histoires des hommes l'ayant vécue ?Cet ouvrage en deux parties présente, tout d'abord, le témoignage oral de Porfirio Ayerdi Lorea (grand-père de l'auteure) et ensuite, celui de José Poveda à travers son journal, traduit de l'espagnol par Gilda Ayerdi.Porfirio Ayerdi Lorea et José Poveda transmettent ici un pan de leur vécu, non seulement durant la guerre civile espagnole mais également au sujet de faits plus méconnus et plus controversés, leur accueil par les autorités françaises.Ces deux passionnants récits, fruits de longues recherches, retracent de façon très détaillée ces destins tour à tour étonnants, bouleversants, révoltants."Défendre la République était leur but, l'exil fut leur destin"." Cette séance sera suivie d’un apéritif offert.

lundi 15 juin 2009

Conférence de Rio de 1992: Severn Suzuki, 13 ans

Programme des arts en place le 21 Juin à Oloron



10h30 Ouverture des Arts en Place
Expositions, installations d’art, stands vente, fresque libre expression…

Dans la journée : impromptus avec la Cie les PIEDS DANS L’EAU atelier Caroline Kircher, lectures avec LA BOITE A MALICE, danse, chant, peinture sur la place…

11h Concert de SWING TRIBU Jazz Manouche

11h30 Performance FMR peinture et musique
avec Sébastien Le Pioufle, David Rojas et Antoine Marquet

12h Apéritif chantant avec SENSIBLE

13h PAELLA du chef sur inscription (avant le16 juin)
« A la Guinguette du Tertre », buvette locale et bio, sandwiches…

14h30/15h30 Sieste polyphonique avec QUETZAL
Groupe vocal féminin de la vallée d’Aspe.

15h30/16h AINSI DANSE
nous entraîne de surprises en surprises …

16h /17h Concert des TRUFENDES chanson française

17h SURPRISE DU COLLECTIF ARTICH’O

17h30 PERCUSSIONS NOMADES
Avec Alain Larribet, Arnaud Echu Aye et des instruments du monde…

18h30 Clôture en chœur des Arts en place

samedi 13 juin 2009

Les coccinelles asiatiques arrivent dans le Sud

Harmonia axyridis est une espèce de coccinelle asiatique qui a été introduite aux USA dans les années 60 après plusieurs tentatives pour lutter contre les pucerons dont elle est très friande, mais ce n'est qu'en 1988 que l'acclimatation a été notée. L'Europe l'a également introduite plus récemment dans les cultures sous serres puis à destination des particuliers en mettant à disposition des larves à déposer sur les plantes dans les jardineries. Elle a été importée en France par l'INRA en 1982. L'intention était louable dans la mesure ou il s'agissait de lutter contre le développement des pucerons dans les cultures à la place des pesticides. Pourquoi donc n'a-t-on pas privilégier nos espèces locales ?

Cette coccinelle originaire de Chine, de Corée et du Japon s'est tellement bien adaptée qu'elle envahit désormais des régions entières en progressant du nord vers le sud. En vente en belgique depuis la fin des années 90, elle a envahi la Flandre en 4 ans ! L'invasion de la France est avérée. Aujourd'hui elle est présente sur une grande partie du territoire. Elle a récemment été découverte en Loire-Atlantique et les observations se multiplient dans le Pays-de-la-Loire, en Bourgogne, en Franche-Comté et en Rhônes-Alpes.







Innofensive pour l'homme, elle profilère néanmois au détriment des espèces endémiques comme notre coccinelle à sept points (Adalia 7-punctata). La larve de cette coccinelle peut s'attaquer aux larves des coccinelles locales lorsque sa nourriture vient à manquer ou que l'occasion se présente.

Les coccinelles asiatiques se regroupent à l'automne grâce à une substance qu'elles émettent et se déplaçent en groupes pour trouver un refuge pour passer l'hiver. L'intérieur d'une maison sera souvent privilégié.

Une nouvelle fois l'homme en essayant d'intervenir sur la nature en introduisant cette espèce à contribué à un déséquilibre irréversible. Il faudra désormais compter sur cette nouvelle espèce et à sa présence invasive dans un premier temps avant qu'un nouvel équilibre se fasse.

Source

mercredi 10 juin 2009

IPHB : gestion environnementale intégrée ou réaction anti-environnementale par Laurent Mermet...

Comment, sous couvert de réforme et d’innovation affichée, contrôler les partisans d’une gestion plus écologique de l’ours et préserver le statu quo. Et les intérêts économiques en jeu.

Par Laurent Mermet (Engref)
Après une double formation, en écologie (Ecole Normale Supérieure) et en gestion (doctorat de l’Université de Paris-Dauphine), Laurent MERMET est aujourd’hui Professeur à l’Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts (ENGREF). Laurent MERMET travaille sur l’analyse stratégique de la gestion environnementale, sur les problèmes de négociation liés à l’environnement, sur les théories et méthodes de la prospective.

Le sentiment semble prévaloir aujourd'hui aussi bien chez les acteurs que chez les chercheurs que les problèmes environnementaux sont à poser surtout en termes de procédures de négociation, de concertation, de «coordination». Dans le même temps, leurs aspects conflictuels sont souvent minorés, ignorés, voire déniés. Tout au long de la décennie 90, la montée en puissance du modèle de la gestion concertée de l'environnement s'est accompagnée d'une vague d'expérimentations quant à la manière de poser les problèmes, d’organiser leur prise en charge, de débattre et de négocier des programmes d'action.

Ces expérimentations entrent aujourd'hui dans une phase d'analyse et d'évaluation. C'est entre autres l'objet du programme de recherches «Concertation, Décision, Environnement» du ministère chargé de l'Environnement. Mais cela passe aussi, plus près du terrain, par le fait que chacune de ces multiples expériences est appelée à tirer un bilan de ses réussites, de ses échecs, de ses enseignements.

Pour alimenter le débat, nous nous livrerons ici à cet exercice au sujet de l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), mise en place en 1994 pour prendre en charge le problème de l'ours des Pyrénées. (Il s'agit ici des derniers ours bruns «indigènes» des Pyrénées, dans le Haut Béarn (Pyrénées-Atlantiques).


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mardi 9 juin 2009

Conférence débat "Vivre avec les séismes en Béarn" avec BIE à Oloron



L’actualité récente en Italie est venue nous rappeler le risque permanent qui pèse sur les territoires montagneux. Dans le Béarn, la majorité des communes sont exposées au risque de tremblement de terre.Fort de ce constat et afin de répondre aux besoins d’information de la population, le CPIE Béarn, en partenariat avec BIE, souhaitent vous proposer une conférence-débat sur les risques sismiques. Ainsi après une première conférence en 2008 sur le risque d’inondation, nous vous invitons à participer à la :

Conférence-débat « vivre avec les séismes en Béarn »
Le 9 juin 2009 à 19h00 Espace Jéliote – OLORON STE MARIE


La conférence "Vivre avec les séismes en Béarn" est organisée dans le cadre du programme Initiatives pour des Pyrénées Plus Sûres (2008-2010). Elle a reçu le soutien de l’Europe, du Ministère de l’Ecologie, de la Communauté de Communes du Piémont Oloronais et des communes d’Oloron-Ste-Marie et d’Arette.
L’entrée sera libre et s’adressera à tout citoyen ou élu concerné par la question et désireux de mieux s’informer sur les risques sismiques et les mesures préventives existantes.

Durant la soirée, interviendront un sismologue de l’Université de Pau, un architecte spécialiste en construction parasismique, l’unité sauvetage déblaiement des pompiers d’Oloron, un témoin du séisme d’Arette et l’association Béarn Initiatives Environnement (cf programme ci-dessous). Le public présent pourra prendre la parole et poser des questions aux différents intervenants afin de permettre un échange constructif.

NB : Le rôle éventuel d'Haarp dans de tels phénomènes sera il abordé ?
En savoir plus : Ici

Débat "Chavez, Gaza, les médias et nous" avec Michel Collon à Pau

Vend 12 Juin 20h15,Complexe de la République, salle 707
Organisé par les Amis du Monde Diplo, Afps et CulturAmerica.
Contact : Pierre Arrabie-Aubiès parrabieaubies@free.fr

Plus d'informations sur Michel Collon : Ici

vendredi 5 juin 2009

« Hou la menteuse »

Jusqu'à ces derniers jours, Dominique Broueilh, cette mère de famille de 49 ans domiciliée à Saint-Paul-lès-Dax, ignorait tout de la brigade de répression de la délinquance contre la personne. Une unité basée dans le 13e arrondissement de Paris et rattachée au 36, quai des Orfèvres.

Pourtant, jeudi prochain, le 11 juin, à 16 heures, c'est bien par un de ces officiers de police judiciaire de la capitale qu'elle sera entendue dans les locaux du commissariat de Dax où elle a été invitée à se rendre, comme le stipule la convocation qu'elle a reçue chez elle, fin mai. Une lettre à le lecture de laquelle elle a tout simplement appris qu'elle était au coeur d'une procédure initiée par Nadine Morano, la secrétaire d'État à la Famille.

Laquelle a déposé plainte contre X, le 13 février, auprès du tribunal de grande instance de Paris, pour « injures publiques envers un membre du ministère » sur Internet. Et plus précisément sur le site Dailymotion. Un site surtout connu pour ses innombrables vidéos et sur lequel Dominique Broueilh a laissé le commentaire suivant : « Hou la menteuse ».

Trois mots, pas plus, qui n'accompagnaient rien d'autre qu'une vidéo de la députée UMP de Meurthe-et-Moselle sur le plateau d'i-Télé où l'élue s'expliquait, entre autres, sur son apparition en « catimini » à un meeting de Ségolène Royal. Dans cette émission, la ministre se montre particulièrement irritée par l'attitude du journaliste qui l'interviewe. Et cela, bien entendu, a fait le bonheur des internautes, en particulier de ses détracteurs.

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mercredi 3 juin 2009

Décolorons la contre subversion...

France – Des « virus » dans le corps social. Retour sur la contresubversion

La doctrine de la guerre révolutionnaire, spécialité française, ne subit-elle pas un regain d’actualité ? De l’ultragauche au sans-papiers, du chômeur à l’anti-hadopiste, du gréviste au schizophrène dangereux, les stigmatisations et dénonciations de groupes sociaux rappellent cette spécialité de la police et de l’armée françaises aussi appelée doctrine de la contresubversion.

Un climat de terreur latente
Si la doctrine de la guerre révolutionnaire est de retour, au moins à titre d’arme politique, cela signifie que l’ennemi intérieur, ou plutôt les ennemis intérieurs sont l’objet d’une seule et même campagne de création d’ennemis de la société [1]. Une campagne relayée et amplifiée par la caisse de résonance médiatique. Selon la doctrine de la guerre révolutionnaire, sur laquelle nous revenons plus bas, cette campagne aurait pour effet d’activer chez les groupes non stigmatisés un réflexe de non identification et de non solidarité avec les groupes stigmatisés, et, par suite, de recentrement autour du discours officiel. Des attaques multiples qui pourraient n’être qu’une tentative de terrorisation et d’orientation psychologique de la « majorité silencieuse », victime d’une manipulation destinée à servir des enjeux d’une domination politique. Lire la suite

mardi 2 juin 2009

Les arts en place...



La prochaine réunion pour l'organisation a lieu demain mercredi 2 juin à 20h30 au centre social.