vendredi 10 juillet 2009

Martine Billard: Pourquoi je démissionne des Verts

J’ai décidé de démissionner aujourd’hui d’une organisation dont le projet n’a plus que de lointains rapports avec celui auquel j’avais adhéré il y a 16 ans. A cela, il y a 3 raisons majeures :

1/ l’incompréhension des réalités du monde du travail

Du fait de leur composition sociale (très peu de salariés du secteur privé en dehors des secteurs de la communication et de l’informatique) et de leur vision restreinte de l'écologie, les Verts se préoccupent peu des questions sociales et encore moins du travail, en dehors de déclarations généralistes. A l'exception du champ environnemental, ce sont toujours les mêmes militants, ceux qu’on appelle la « gauche des Verts », qui sont présents depuis des années sans réel soutien du parti Verts et souvent même en opposition avec d'autres militants pour qui il est incongru de perdre son temps avec le social lorsqu'on est écologiste. Les Verts apposent leur signature sur beaucoup d’appels à mobilisations ou de déclarations de soutien
mais, concrètement, sont très peu impliqués dans les collectifs et réseaux associatifs non-environnementaux et encore moins syndicaux.

2/ un parti de plus en plus institutionnel

J’ai rejoint les Verts en 1993 pour l’écologie, le féminisme et la politique autrement. C’était un parti bouillonnant, parfois imprévisible mais toujours vivant. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où tout débat véritable est étouffé au profit d’un seul objectif, obtenir le plus d’élus possibles. Certains appellent cela du pragmatisme, malheureusement cela tourne souvent à l’opportunisme.
La politique autrement a aussi été rejetée au rang des vieilleries à jeter au rebut : le cumul des mandats s’étend et se revendique (la moitié des parlementaires nationaux, bon nombre de conseillers régionaux). La course aux postes est constante et manifestement déjà relancée par le récent succès d’Europe Ecologie. La démocratie interne s'est réduite à une peau de chagrin et le fonctionnement clanique imprègne beaucoup de décisions : la transparence est en net recul et nombre de demandes d’éclaircissements y compris au sein des instances de délibération des Verts (Conseil national interrégional) restent lettre morte.

Martine Billard

3/ l’effacement du clivage droite/gauche

J’ai toujours été une femme de gauche et je le reste. Je sais que certains considèrent cela comme dépassé, archaïque, ringard. C’est vrai que les partis de gauche sont souvent désespérants et incapables de comprendre les enjeux du 21ème siècle. Mais, à droite, Nicolas Sarkozy est porteur d'un projet libéral-autoritaire pleinement assumé et il faudrait avoir honte d’être de gauche ? Lorsque la gauche se délite, comme dernièrement en Italie, c’est la droite dure et populiste qui occupe l’espace politique, et non le centre ou l’écologie.
J’ai été élue députée en 2002 sur la base d’une candidature écologiste soutenue par le Parti socialiste au premier tour et par l’ensemble des forces de gauche au second tour. J’ai été réélue en 2007 dans une configuration similaire (Verts-PS-PRG, au premier tour et toute la gauche au second).
Je ne peux donc me réjouir de la crise de la gauche alors qu’aucune force de gauche n’est encore prête à prendre le relais pour proposer un nouveau projet politique de transformation sociale, écologique et démocratique à la hauteur des réponses à apporter à la crise globale du système à l’échelle de la planète.
Mes convictions écologistes n’ont pas changé, elles se sont même renforcées. Mais justement, parce que l’urgence est de plus en plus grande, je ne peux me résoudre à une simple gestion environnementale du système, toute positive qu’elle soit, sans que cela ne s’articule à un projet global clair. Pour affronter la crise actuelle - économique, sociale, démocratique et écologique -, il faut apporter des réponses qui ne se contentent pas de changements à la marge. Les Verts n’ont plus cette audace : d’un parti pour la transformation de la société, ils sont devenus un parti d’accompagnement.
Les résultats des européennes constituent certes une bonne nouvelle pour l'écologie mais je suis en désaccord avec le projet politique d'Europe-Ecologie, tel que confirmé ces derniers jours par ses animateurs. En effet, je ne peux me retrouver dans un rassemblement qui entretient la confusion quant au clivage droite/gauche, au point, pour certains, de prôner un élargissement du rassemblement jusqu'à des environnementalistes membres du gouvernement UMP ou participant à des exécutifs municipaux de droite.
J’ai donc décidé de faire le pari de construire ailleurs la synthèse entre le social et l’écologie pour laquelle je me suis battue pendant 16 ans chez les Verts. C'est pourquoi, avec Paul Ariès, objecteur de croissance et directeur du journal Le Sarkophage, nous lançons un appel aux écologistes de gauche afin d'oeuvrer à l'évolution du Parti de Gauche en ce sens, en participant à la préparation de son congrès programmatique de fin d'année.
Face à l’hégémonie de la droite en Europe, c’est une force de gauche et écologiste qui est nécessaire, et non une force centriste.

Martine Billard

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jeudi 9 juillet 2009

11ème Festival de Sarrance les 17 et 18 Juillet avec los Tuños


11 ème édition du Festival de Sarrance 17 et 18 Juillet 2009

Vendredi 17 Juillet
: Repas du village sur réservation, apéro. Concert : - Les Sarrazins (chansons françaises) - M'Air Si Do Rien (Slave & Roll)

Samedi 18 Juillet - M'Air Si Do Rien (Slave & Roll) - Dé'Clique (reggae, chansons française) Meltin'Kolcha (ska, reggae, punk, hip-hop) Betty Gloop's (Rock)

mercredi 8 juillet 2009

Paul Ariès: Pour le repos dominical

Le gouvernement Sarkozy a choisi de faire du travail le dimanche le grand symbole de sa politique à la fois antisociale et anti-environnementale au nom du dogme économique parfaitement résumé dans son slogan de campagne « travailler plus pour consommer plus ». Les anti productivistes ne sont pas étonnés que ce pouvoir à genoux devant les milieux d'affaires veuille en finir avec l'un des derniers emblèmes d'une société qui se refuse à être uniquement une société économique composée de forçats du travail et de la consommation. La faiblesse des réactions du mouvement social n'est pas davantage pour nous surprendre car cette remise en cause du repos dominical traduit une victoire bien antérieure dans les têtes… Nous sommes pourtant convaincus qu'il est possible de résister et de créer sur ce terrain un rapport de force qui dépasse les clivages sociaux, politiques ou confessionnels habituels. L'anti productiviste que je suis se moque éperdument que ce jour tombe un dimanche : l'essentiel est que toutes les sociétés ont toujours admis la nécessité d'avoir (au minimum) un « jour différent » pour se livrer à d'autres activités que celles qui assurent la vie économique. Faut-il rappeler que 150 jours au moyen âge n'étaient pas travaillés car consacrées à Dieu ? Je ne fréquente personnellement aucune église mais j'ai, durant toute ma vie, fait mille autres choses le dimanche que travailler ou consommer comme faire la grasse matinée, distribuer des tracts sur le marché, partager un repas avec des amis, faire la sieste, bouquiner, etc. Tout cela n'a vraiment de sens que parce qu'une loi impose au nom de l'intérêt général de rompre avec le rythme habituel, bref à sortir de la routine pour imposer une autre temporalité et avec elle d'autres bruits dans ma ville, d'autres odeurs, d'autres gestes, d'autres regards, etc. (...)

Paul Ariès

Les milieux d'affaires vont profiter de l'affaiblissement du syndicalisme et de la généralisation des modes de vie capitalistes pour développer, dès les années 1980, une très forte pression dans le secteur des seules grandes surfaces (hors commerce de bouche dans un premier temps) puis de tout type de commerce pour obtenir une libéralisation de la loi de 1906. Les arguments avancés sont en partie traditionnels (assurer la rentabilité économique, sauver les emplois) et en partie plus modernes : satisfaire la demande légitime des consommateurs...
La gauche a pesé d'abord de tout son poids pour garantir le principe du repos dominical.
Un rapport du CES de 1989 détruit chacun des arguments de la droite et des milieux d'affaire. Non seulement l'abolition de la loi de 1906 entrainerait la destruction des commerces de proximité, l'exclusion familiale et sociale des salariés du dimanche mais elle renforcerait la tendance au consumérisme préjudiciable socialement, financièrement et écologiquement.
La victoire du sarkozysme va inverser le rapport de force car, face à une gauche aphone et à un mouvement écologiste affaibli, il devient possible de justifier cette régression au nom de la défense du pouvoir d'achat, de la liberté de travailler et de consommer et des libertés locales.


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Un été sous le signe du ça-Ï !

Pakopolen à la Fête des Vignerons...à Lasseube

PAKOPOLEN, avec d'autres, représentent la nouvelle vague du trad. Ils baignent le répertoire traditionnel gascon dans le XXI ème siècle et les influences musicales qui les entourent. Ils seront le dimanche 12 juillet 2009 à Lasseube pour la Fête des Vignerons avec Paraules de Bal.
En savoir plus sur Pakopolen

Camina e Canta

Une randonné atypique pour tous les publics.
Marcher, chanter, découvrir, se retrouver, prendre plaisir… Prendre le temps, une journée et une nuit de s'attarder sur les richesses du cirque de Lescun en Vallée d'Aspe, dans les Pyrénées. Deux “guides” à la fois accompagnateur en montagne, naturaliste, conteur, musicien et chanteur traditionnel… vous mènent dans ce magnifique paysage pour un redécouverte de tout les sens. ++ infos
avec le soutien de l'office du tourisme de la Vallée d'Aspe

>> vend 31 juillet - Cirque de Lescun - Vallée d'Aspe (64)

Renseignements et inscriptions :
Office du Tourisme de la Vallée d'Aspe : 05 59 34 57 57 aspe.tourisme@wanadoo.fr


La fête du Bois

Une fête de village, à Lucq de béarn,au coeur de la forêt sacrée. Des ateliers dans les granges, des guinguettes, des exposants, des jeux, des parcours, des projections et des concerts.

>> vend 11 et sam 12 septembre - Lucq de Béarn (64)

programmation :
Arremudis - conte en musique
Les Troublamours - tarantella gitano guinguette
Cyrille Brotto en solo - bal centre France
Ba'al - mystic bal de gasconha
Toad - bal auvergnat

Entrée tarif unique : 3.00 €

mardi 7 juillet 2009

Fernandel nous explique l'emprunt d'Etat

Après l'extrait du film "le Président" d'Henri Verneuil, nous vous proposons à nouveau de plonger dans les archives cinématographiques pour découvrir ce court extrait de "François 1er", film de Christian-Jaque sorti en 1937.


Julie Seman et David Rojas à l'anti-Mite ce soir pour un hommage à Garcia Lorca


Ca se passe à l'Anti-Mite, dans le cadre des Mardi de l'insolite,le Mardi 7 juillet à 19 heures, le Collectif FMR vous embarque pour un voyage au pays del arte flamenco au son de la guitare flamenca et de la poésie de Federico Garcia Lorca. El arte flamenco, à travers la guitare, l’Andalousie et sa terre à travers la vidéo et el Romance Gitano à travers la poète...ce trio nous emporte dans les sentiments de la vie...de la passion d’un peuple, de sa culture et de son poète. "Un livro sobre la vida."
Guitare: David Rojas
Poésie et vidéo: Julie Seman


Et, comme d'habitude.... une verre après! Ensemble, pour refaire le monde...
amitiés

Josiane DELLOULE
L'ANTI-MITES Vêtements de création

Le Gabarn - Route de Pau
Précilhon 64400 Oloron France
Tél. 0033 (0)5 59 39 55 78
Fax 0033 (0)5 59 36 01 37
Email: delloule@club-internet.fr
Web: Anti-mites

lundi 6 juillet 2009

Instants Jazz à Oloron, l'oeil de Laurent Ferrière


Jazzoloron s'est terminé depuis hier soir. Une édition 2009 qui a commencé dans une chaleur très estivale dont les premiers accents ont été ceux de la capverdienne Mayra Andrade. Sur ce blog de Laurent Ferrière, vous retrouverez chaque jour, des instantanées du festival côté scène comme côté coulisses.
Auteur photographe installé à Oloron Sainte-Marie, Laurent Ferrière vous livre quelques clichés de ces quelques jours d'un festival auquel nous sommes très attachés.

Instants Jazz à Oloron

dimanche 5 juillet 2009

Championnat Régional de skate à Oloron dans l'oeil de Cyril Garrabos

samedi 4 juillet 2009

Répartition des dépenses militaires dans le monde

Répartition des dépenses militaires dans le monde

Qui sequestre qui dans l'histoire ?

vendredi 3 juillet 2009

Bolivie - Campagne " COCA ET SOUVERAINETE " vu par Jean Lassalle

APPEL A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE !!!
Bolivie - Campagne " COCA ET SOUVERAINETE "
Conférence du 11 Février 2009,
organisée par l'Ambassade de l' Etat Plurinational de Bolivie en France.
Maison de l Amérique Latine - Paris - France


Intervenant : M.Jean LASSALLE, député MODEM des Pyrénées-Atlantiques, Président de l'APMM.

Les enjeux après l' approbation de la Nouvelle Constitution de l' Etat Plurinational de Bolivie.

Une des politiques centrales du gouvernement de Bolivie est la revalorisation et la réhabilitation de la feuille de Coca pour réaffirmer les valeurs historiques et culturelles de la feuille sacrée ainsi que de favoriser des processus de transformation productives pour profiter de ses bienfaits et favoriser le changement de son statut juridique dans les conventions internationales.

L'objectif est de donner un nouvel essor à la recherche et à l'industrialisation de la feuille de Coca, ainsi qu'exiger son retrait de la liste I de la Convention Unique sur les Stupéfiants de 1961, comme étant un droit des peuples andins et amazoniens de gérer leurs modes de vie et leur développement économique.

Il est grand temps d' apporter notre soutien au Peuple Bolivien en vue de la dépénalisation et déclassification de la feuille de Coca ...!!!