vendredi 4 décembre 2009

Pas de coup de pouce au smic au 1er janvier 2010

Au mois d'octobre, les prix à la consommation relevés selon la méthode de calcul de l'INSEE, étaient en baisse de 0,2% sur un an.

"Les experts disent qu'il faut revaloriser le smic pour éviter toute perte de pouvoir d'achat, faire en sorte que ce soit au niveau de l'inflation, mais qu'il ne faut pas l'augmenter au-delà sinon ça aurait un impact néfaste sur l'emploi", a dit Laurent Wauquiez sur RMC et BFM TV.

Le montant du smic brut horaire, revalorisé le 1er juillet de 1,3%, sans "coup de pouce", est actuellement de 8,82 euros. Il s'élève à 1.337,70 euros mensuels sur la base de la durée légale du travail de 35 heures par semaine.



L’augmentation du salaire de Sarkozy + 202 %
Le PDG de BNP Paribas + 21 %
Le PDG de France Télécom + 27 %
Le PDG du Crédit Agricole + 55 %
Le PDG d’EDF + 55%
Le PDG de Carrefour + 60 %
Le PDG de ST Micro Electronics + 119%
Le PDG de la Société Générale touche en un an 895 années de SMIC.

Le PDG de Bouygues a touché 605 années de SMIC.
Les dividendes annuels des gros actionnaires se comptent en milliers d’années de SMIC.

Sans parler du bouclier fiscal, des 72 milliards/an de niches fiscales, des 50 milliards d'évasion fiscale/an, des 65 milliards d'aides aux (grandes) entreprises, des 60 milliards de remboursement du "coût" de création de notre monnaie auprès des banques et autres investisseurs privés, des 35 milliards/an de fraude fiscale, des 10 milliards/an de contribution nette française à l'Europe (deuxième plus gros contributeur européen après l'Allemagne)

Si la contribution des plus aisés et des grandes entreprises était ramenée au seul niveau de l'année 2000, ce sont 30 milliards par an qui reviendraient dans les caisses de l'Etat.


Les caisses sont vides ou vidées ?

La France d'aujourd'hui...




Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette laissant les assiettes des autres vides et qui ayant tout, disent avec une bonne figure , une bonne conscience: "Nous qui avons tout on est pour la paix". Je sais que je dois leur crier à ceux là, les premiers violents , les premiers provocateurs de toute violence c'est vous et quand le soir, dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants, avec votre bonne conscience, au regard de dieu, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d inconscients que n en aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour essayer de sortir de son désespoir.

jeudi 3 décembre 2009

Sommet de Copenhague : en grève de la viande !

L’élevage émet davantage de gaz à effets de serre que tous les transports réunis. Pourtant, le rôle majeur de la surconsommation de viande est systématiquement ignoré. Des solutions simples existent mais vont à l'encontre d'intérêts économiques. Face à l’inertie des pouvoirs publics, des citoyens, des personnalités et des organisations se mobilisent.

Pendant le sommet de Copenhague

Fabrice Nicolino, Pierre Rabhi, Allain Bougrain Dubourg,
Jean-Marie Pelt, Corinne Lepage, Jean-Paul Jaud, Sandrine Bélier
Jean-Paul Besset, Jean-Claude Pierre et Franck Laval

sont en grève de la viande pour briser le silence !



Ils exigent dès aujourd'hui une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation humaine et la souffrance animale. Ils réclament un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d'origine animale.
Ils appellent l'ensemble des citoyens à les rejoindre dans ces revendications : soyons acteurs de notre société !



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mardi 1 décembre 2009

France: Bientôt le retour des milices ?

Jean-Luc Mélenchon ne met pas en doute l'intégrité et le professionnalisme des médias. Mais il s'étonne qu'ils aient pu passer sous silence une info aussi «énorme», à savoir l'annonce par le chef de l'Etat lors de son déplacement en banlieue le 24 novembre de la création de «milices» composées de citoyens bénévoles dans les quartiers. Pourtant, s'insurge le président du Parti de gauche, il suffit de lire le discours que le chef de l'Etat y a prononcé à cette occasion:

Des réservistes expérimentés seront recrutés comme délégués à la cohésion police-population. Ils s'appuieront sur des "volontaires citoyens de la police nationale", c'est à dire des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu'ils s'impliquent dans la sécurité de leur propre quartier.



Alors, Jean-Luc Mélenchon a pris sa plume et appelé, sur son blog, à une «action urgente» sur le sujet:

Le 24 novembre Sarkozy s’est rendu à Bobigny, Epinay (93) et Le Perreux (94) annonçant que « ça va beaucoup bouger sur la sécurité » avec « un plan anti-drogue, un développement accru de la vidéosurveillance, et de nouveaux moyens d'enquête pour la police. » Etrange déjà de voir quelqu’un qui est déjà en première ligne de responsabilité sur la sécurité depuis plus de 7 ans, c'est à dire depuis son accession au ministère de l’intérieur en 2002, affirmer qu’il faut faire bouger beaucoup de chose dans son domaine d’action prioritaire. Notons le quand même. Mais une annonce qu’il a faite, énorme, est passée totalement inaperçue. Lisez cet extrait de son discours: « Des réservistes expérimentés seront recrutés comme délégués à la cohésion police-population. Ils s'appuieront sur des "volontaires citoyens de la police nationale", c'est à dire des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu'ils s’impliquent dans la sécurité de leur propre quartier. » Il s’agit là du système expérimenté par Silvio Berlusconi en Italie et que l’on appelle « les chemises jaunes » du nom de la couleur de la chemise de ces miliciens. Ainsi Nicolas Sarkozy a l’ intention de créer des milices et personne ne dirait rien ? Avez-vous bien lu ? Dans votre quartier, certains habitants du quartier auront des fonctions de police, ce qui est déjà incroyable mais de surcroit ils auront ce pouvoir dans le quartier lui-même. Qui peut être d’accord avec ça ? Imaginez-vous concrètement ce que cela veut dire comme pouvoirs exorbitants accordés à ces personnes ? Il faut rapidement que nos parlementaires et nos élus locaux s’opposent à cette absurdité. Les milices locales sont la fin du maintien de l’ordre républicain. Aucune des imperfections et lacunes béantes de ce dernier ne justifie que l’on régresse à cette logique milicienne qui va déclencher des abus prévisibles et des inquisitions intolérables dans un pays libre.

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Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours

Le vrai visage du capitalisme français

Frédéric CHARPIER, Benoît COLLOMBAT, Martine ORANGE, David SERVENAY, Erwan SEZNEC


De la Seconde Guerre mondiale à la crise financière de 2008-2009, chacun croit plus ou moins connaître l’histoire de l’économie française. Mais derrière l’histoire officielle des manuels scolaires s’en cache une autre, secrète : elle met en scène les hommes qui ont réellement façonné le capitalisme français. C’est cette saga que racontent dans ce livre cinq journalistes d’investigation.

Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours

Elle plonge le lecteur dans les arcanes d’un véritable « système » né dans l’après-guerre et qui, malgré ses mutations, marque encore aujourd’hui la machine patronale. Du recyclage des anciens cadres de Vichy dans la reconstruction jusqu’aux caisses noires des syndicats patronaux, en passant par le financement secret des partis politiques ou les graves dérives du paritarisme, on découvre le rôle central de personnages aussi puissants que discrets, de Georges Albertini, éminence grise du patronat liée à l’extrême droite dans les années 1950, ou les « conseillers du prince » qui ont influencé les choix économiques des présidents successifs de la Ve République. On découvre aussi les efficaces lobbyistes d’un patronat capable de se tailler des réglementations sur mesure au mépris de la santé des citoyens. Et qui a su s’appuyer sur des intellectuels et des grands médias pour convertir les élites politiques aux « mérites » de la finance dérégulée.
Cette somme brosse le vrai portrait de nombreux patrons, révèle les bonnes affaires des uns dans la « Françafric », les juteuses opérations des autres dans l’immobilier ou l’industrie. On découvre comment se sont vraiment faites la plupart des grandes fortunes françaises, celles d’hier et d’aujourd’hui : subventions extorquées à l'État, entreprises publiques bradées, rachats de sociétés dans des conditions plus qu’obscures, montages financiers aux marges de la légalité, fraude fiscale, espionnage, coups fourrés, etc.
La légende de patrons conquérants, prenant tous les risques pour faire leur fortune à la force du poignet, sort sérieusement écornée de ce magistral livre-enquête.

Editions La Découverte

dimanche 29 novembre 2009

4 Septembre 1794: La bataille de Lescun

Le 4 septembre 1794, ce village a été le théâtre de terribles combats opposant 7.000 Espagnols, commandés par le Général marquis de Castelfranco, aux hommes du 5° bataillon de Volontaires des Basses Pyrénées.

Tandis que l'Armée française axe son effort sur Fontarabie, les Espagnols décident d'attaquer nos arrières afin de nous couper de nos axes d'approvisionnement.
Ils se rassemblent à Hécho, il y a là des troupes régulières, des milices, la garde Wallone et quelques canons de montagne. Leur point à atteindre est Oloron, où se trouvent nos approvisionnements, et le QG du 5° bataillon de volontaires des Basses Pyrénées.
Mais avant d'atteindre Oloron, il faut passer le col de Pau, atteindre Lescun. Les points de passages en montagne sont surveillés par des petits postes de 8 à 25 hommes.
Les Espagnols marchent de nuit pour être au petit matin dans la vallée. Arrivés au sommet, ils décident de passer dans la vallée en descendant sur leur gauche, malheureusement, ils sont stoppés dans leur effort par la résistance des petits postes.




Les coups de feu s'entendent dans la vallée, et le capitaine qui commande à Lescun alerte aussitôt son chef de bataillon à Oloron, et il demande également le renfort des compagnies stationnées alentour, à Bedous et Lhers.
Stoppés dans leur progression par la résistance française les espagnols font demi-tour pour chercher une autre voie d'accès.
Pendant ce temps, des miliciens qui ont pu se faufiler mettent la vallée en feu en incendiant les granges, ceci afin d'orienter la progression espagnole. (Il fait toujours nuit)

Quand les espagnols débouchent enfin de la montagne, ils ont face à eux la compagnie de volontaires qui défend le village. Le capitaine a fait rassembler tous les villageois qu'il a mis en arrière mais visibles de façon à faire croire qu'il dispose de renforts.
Arrivée dans la vallée. De la lisière visible sur la droite les français ajustèrent les Espagnols qui se retiraient. Le terrain plat visible en bas porte le nom de "Champ des morts" depuis cette date. C'est à cet endroit que les espagnols subirent les plus fortes pertes.

Les Espagnols sont confiants, mais surprise, alors qu'ils se lancent à l'assaut ils tombent sur un à-pic. Impossible de lancer une grande offensive frontale. C'est donc par un étroit sentier que vont se lancer les Gardes Wallones, et quand ils débouchent au Pont du Moulin, les Français les tirent comme des pigeons.
Castelfranco décide alors de contourner le village par la droite, et il envoie des hommes qui sous le couvert des arbres passent inaperçus.
Cruelle déception, leur avance sera stoppée par une cascade infranchissable.
C'est alors qu'arrivent nos deux compagnies qui montent de Bedous et qui les prennent de flanc. Panique chez les Espagnols qui se replient poursuivis la baïonnette dans les reins.
Non seulement les Espagnols fuient, mais les Français, les ramènent jusqu'à leur point de départ.
Les pertes espagnoles s'élèvent à 900 tués, 450 prisonniers.

50 grenadiers, 4 compagnies de volontaires et quelques gardes nationaux (NDLR en tout 600 hommes) ont stoppé une attaque combinée de 7.000 hommes.
C'était la première fois que cette unité voyait le feu.

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vendredi 27 novembre 2009

Causerie débat avec Xavier Renou autour de la désobéissance à Emmaus


Mardi 8 décembre à 20h30
Causerie débat autour du feu
gratuit, accès par l'ancienne entrée, chemin des Arroumégas à Lescar


Invité d'honneur Xavier Renou
Ancien chargé de campagne Désarmement nucléaire à Greenpeace France, Xavier Renou lance le collectif des Désobéissants en novembre 2006. Outil de formation à l'action directe non violente - plus de 90 stages organisés en France - les désobéissants sont aussi un outil d'accompagnement aux luttes, avec un soutien apporté à des dizaines d'actions directes non violantes en France et en Europe.

Xavier Renou est l'auteur de :
-Petit manuel de désobéissance civile
-Désobéir à la pub
-Désobéir avec les sans-papiers

Frédéric Lefebvre expulsé de Twitter en 24 heures

Le nombre de followers (les utilisateurs qui le suivent) monte en flèche. Il devient en quelques heures la personnalité francophone la plus citée sur Twitter.

Mais ses followers ne comptent pas tous se comporter en amis et, avec d'autres twitterers, lancent immédiatement une opération qui aurait pu être baptisée « Report for spam pour @FLefebvre_UMP », du nom du bouton qui permet de bloquer les spammeurs après un nombre important de signalements.

Une opération agrémentée de formules de bienvenue que l'on a déjà connues plus chaleureuses. Ce qui fait écrire le lendemain à l'intéressé sur ce même compte :

« Ils se défoulent mais me font un accueil inoubliable ! »



L'euphorie n'aura toutefois duré qu'une journée. Jeudi soir, impossible d'accéder à son compte. « Suspendu », explique Twitter, lorsqu'on essaye de se rendre sur sa page, qui indique :

« Désolé, le profil que vous essayez de voir a été suspendu à cause d'une étrange activité. »

C'est un houra de victoire qui s'empare alors des comptes de tous ses meilleurs ennemis. @faux_semblant s'en amuse :

« Incroyable, on a réussi à expulser @FLefebvre_UMP. On est les Eric Besson de Twitter. »

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mercredi 25 novembre 2009

Alandar de retour le 5 Décembre à Arudy !



Plus d'infos : Ici

Chauffe qui Peut ?

caniculs-benis

Carbone Mon Amour

mardi 24 novembre 2009

L'industrie pharmaceutique tient à remercier Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy en sauveur de l'industrie pharmaceutique, qui amasse des milliards tout en licenciant massivement... Non, non, vous ne rêvez pas.

Le 26 octobre 2009, le Conseil Stratégique des Industries de Santé (CSIS), réunissant les dirigeants des principaux groupes pharmaceutiques français, était reçu à l'Elysée. L'heure est grave. Le secteur pharmaceutique hexagonal sera (peut-être) bientôt dans le rouge. En 2012, les brevets des médicaments les plus vendus expireront. Certains y voient l'effet d'une nette baisse de l'effort de recherche des labos, qui préfèrent de loin se concentrer sur le marketing et le lobbying. Pas Nicolas Sarkozy. En conclusion de cette petite sauterie, le chef de l'Etat a en effet confirmé point par point les revendications des grands groupes.

Bingo !

"Les revenus de vos entreprises vont baisser de 20, 30 ou 40%" a déclaré Nicolas Sarkozy, le regard sombre, devant les patrons du CSIS. Pour le président, cette "chute historique" est exclusivement due à la "générication" des médicaments. La solution est donc toute trouvée : il faut aider financièrement l'industrie pharmaceutique. Un fonds d'investissement dans les biotechnologies de la santé sera créé, doté d'emblée de 130 millions d'euros et financé pour moitié par l'Etat. La suppression de la taxe professionnelle allègera de 16% les charges des entreprises du secteur, le Crédit impôt recherche réformé en 2008 et reconduit pour 2010 permettra aux entreprises de se voir rembourser 30% de leurs dépenses de recherche et développement (R&D), tandis qu'à l'avenir, "l'emprunt national [notez l'absence du terme "grand"] pourrait financer certains investissements", notamment la création d'instituts hospitalo-universitaires en partenariat avec le privé. Cinq de ces établissements seront d'ailleurs labellisés en 2010... Cinq, soit exactement le nombre de firmes représentées au sein du Conseil stratégique (modestement surnommé G5 par ses membres) : Sanofi-Aventis, Pierre Fabre, Servier, Ipsen et le Laboratoire de fractionnement des biotechnologiques. Heureux hasard...

L'art de subventionner des entreprises ultra-bénéficiaires qui licencient...

Pas peu fier de ses annonces, Nicolas Sarkozy a finalement donné rendez-vous à ses interlocuteurs en 2012 pour une nouvelle réunion du CSIS. "Nous pourrons alors constater, j'en forme le voeu, que vous aurez investi et créé des emplois en France" a-t-il déclaré. Un voeu qui restera pieu, à n'en pas douter. Ne riez pas trop fort... Cet été, Sanofi-Aventis a présenté son projet de "réorganisation" se traduisant par plus de 1200 suppressions de postes liés à la R&D, soit 20% des effectifs. Comme le labo représente 50% des effectifs totaux de R&D de l'industrie pharmaceutique française, ce sont 10% des effectifs nationaux qui disparaitront ainsi du secteur. Tout cela alors que Sanofi-Aventis a vu ses profits augmenter de 22% au premier semestre 2009, qu'il a réalisé des acquisitions pour 6,2 milliards d'euros et que les retombées de la vaccination anti-grippe A s'annoncent plus que juteuses... L'heure est grave, puisqu'on vous le dit.



La recherche pour le public, les bénéfices pour le privé

D'ailleurs, Marc Cluzel, responsable de la branche R&D de Sanofi-Aventis, l'a clairement affirmé lors de l'annonce du plan de licenciement : "Pourquoi voudriez-vous qu'on continue à financer 100% de notre recherche interne alors qu'à l'extérieur, les organismes de recherche publique, les biotechs, les universités sont financés en tout ou partie par l'état et les collectivités territoriales". Analyse partagée par le DG de l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), André Syrota, qui a récemment confirmé que "les industriels de la pharmacie vont externaliser entre 20% et 30% de leurs recherches vers des laboratoires académiques". Et par Claire Roussel, directrice des partenariats chez Roche France (Les echos) : "la productivité de nos laboratoires est en chute libre alors que les coûts de R&D ont doublé. Le tuyau de l'innovation se tarit". En clair, la recherche coûte trop cher à l'industrie pharmaceutique, pour des résultats médiocres. Les firmes s'en désengagent donc massivement, préférant licencier ses chercheurs pour s'appuyer sur les laboratoires publics, en grande partie financés par l'Etat.

Chercheurs en solde

Résumons. En France, la part de la recherche est passée de 2,24% du PIB en 2002 à 2,02% en 2008, selon l'association "Sauvons la recherche". Et depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy n'a de cesse de chercher les chercheurs. D'où l'engagement des pouvoirs publics à "poursuivre la simplification de l'organisation de la recherche en Sciences de la Vie et de la Santé et à maintenir leur effort de soutien public aux projets de recherche partenariale dans le domaine de la santé". Comprenez : on assèche les financements de la recherche publique française (qui est vraiment nulle) pour mieux la contraindre à accepter des partenariats public-privé (puisque les labos la trouve super efficace)... Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Pôle emploi ("lessivé par l'Etat, essoré par le privé" ) par exemple... le scénario est bien rôdé. Au final, au moment de négocier, les instituts publics se retrouvent en situation de faiblesse, et les labos privés se goinfrent !

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