vendredi 25 novembre 2011

Retour sur la Soirée du Collectif 11/11/11

Photo de Stéphane Bouillet

Voici quelques images/magies de la Nuit de l'Art Mystique du 11/11/11

Dans l'oeil de Pierre Emmanuel Michel

Dans l'oeil de Stéphane Bouillet

Dans l'oeil de Wilfried Castanet

Un grand merci du fond du co-razon à tous d'être venu avec vos beaux regards remplis d'envies de renouveau et avec vos belles oreilles ouvertes aux magies et aux chaos sensibles de l'impro...

Et un grand merci en particulier à ceux qui ont joué le jeu du nous qui se cherche :

-Sébastien Tillous : l'éthernel Mystic Mister Tic Tac Boum Boum aux mots qui loopent mais ne loupent pas....
-David Rojas et ses notes d'âmes Volando en el cielo (RDV le 19 Novembre à 19h au 64 rock café pour le voir jouer avec son groupe)
-Pascal Girardin et sa flute libre enchantée...
-Kingo l'homme qui nous a illuminé et qui jouait de la Bass et qui se déhanchait au rythme des flammes...au coin du feu
-Stéphane Bouillet Mr Art Mixtique au Didgeridoo

Sans oublier
-la Mairie d'Ance
-Le collectif de l'homme seul (l'homme Méta-syllabique)
-Seb Vaucel (slameur sans frontière)
-Paquito (Le flot et la rage des vagues réunit dans sa bouche....la tierra pierde sangre...)
-Lydie (et ses mots simplement touchants)
-Si Minor (Tablas'Man)
-Mathieu et Les hurlements de Brassens...(NB : si quelqu'un a retouvé son pendentif-collier avec pierre de jade intégrée...merci de me le signaler...)
-et les immortaliseurs de la soirée avec Cynthia à la vidéo et Stéphane Bouillet, Wilfried Castanet et Pierre Emmanuel Michel à la Photo.

L'alchimie feu de l'âme a enflammé les inspi-rituelles...et moi j'ai mordu à nos âmes sons et lumières...comme qui dirait y'avait un truc dans l'Erre...Simplicité, complicité, félicité...On peut aussi féliciter les fées licites des ArtsMotsNy qui étaient de la partie...

Du coup un certain collectif 12/12/12 serait en cours de formation et laisserait augurer d'un prochain Cabaretous pour 2012...
Il parait même qu'il pourrait pointer le bout de son nez pour le jour de l'ANge...du côté d'Ance...

Histoire de continuer sur ce chemin de pas-sage... secret...à se créer...

A Suivre...

A Bientôt,
Nicolas Loustalot

mardi 8 novembre 2011

11/11/11 : La Nuit de l'Art Mystique à Ance !



Le Collectif du 11/11/11 présente
La Nuit de l'Art'Mystique
Cabaret(ous) Musiko'ThéraPoétique improvisé...


Le 11 Novembre à 21h11 à Ance en Barétous
Salle des fêtes : en face de l'église

Avec :

-Nicolas Loustalot [Mot'gicien[

-Sébastien Tillous [Moi'sonneur Batteur[
(http://www.myspace.com/lapagedesebti)

-Pascal Girardin [Harmonie'K et Flûte Libre[

-David Rojas [Lou Guit'artiste[

-Claudine Vidou [Mot'diseuse[

-Stéphane Bouillet [DJridoo...[
(http://www.biolodidje.com/a-propos/bouddidje.)

-Séb Vaucel [Slameur à l'âme son[

et d'autres invités surprises...

AUX ARMES PSYTOYENS !

Ici pas de hasart...Juste une évid'Ance...
En ce jour d'Armistice,
En ce jour rempli de 1...Repartir à 0...
Initier un nouveau cycle...
Déposer les (l)armes
Livrer pour mieux les délivrer quelques bouts de vie...
Debout farce à vous...
En quelques tours de Mot'gie...
Mot à Maux...
Ici pas de mise en scène
Juste des mots et des muses sans chaînes...
Tout s'impro-vise sans cible.

Avec au menu...
Des coups de coeur, Des coups de blues,
Des coups de gueule, des coups d'éclat,
Des coups de théâtre,
Des coups durs en coulisse,
Des coups de marteaux syllabiques pour enfoncer des portes
et les ouvrir sur d'autres ports...

De conflits denses en confid'ance...
Tout ça un peu décousu,
Des échos aux chaos...
Des "on est tous égo" aux aguets,
Des maux de l'âme aux mots d'amour...

Le tout autour d'une phrase Clef qui sera à la base du rituel ...
"les écrits brulent et les paroles s'enflamment"...

NB : La seconde partie de soirée sera l'occasion de joutes Motsicales boeuffées au feu du moment présent...

La soirée est en entrée et sortie libre et elle est ouverte à tous,

NB : il n'y aura pas de bar, donc n'hésitez pas à amener de quoi vous désaltérer si besoin.

NB : la salle des fêtes intimiste d'Ance possède une petite cheminée...qui réchauffera l'ambiance...(ça va envoyer du bois ! et n'hésitez pas à amener une petite buche si possible !)

A Vendredi !!!

Le Collectif du 11/11/11

vendredi 12 août 2011

Debtocracy, le documentaire sur la dette grecque, en français

Debtocracy est en train de faire le tour de la Grèce. En quelques jours, ce documentaire a été vu plus d'un million de fois.

Il s'agit ici de la version internationale, entièrement sous-titrée en français.


Durant les crises cycliques du capitalisme, des sommes colossales s'évanouissent.
Dans la mesure où la finance ne veut pas participer aux pertes, le but des capitalistes est de le faire payer aux peuples, sous la forme de politiques d'austérité, quitte à se faire aider des pouvoirs vendus à leur solde en le faisant par la force...

Sarkozy, bien entendu, mais également Hollande, Aubry et bien d'autres encore, n'ont-ils pas déjà annoncé qu'ils capituleraient face à nos créanciers ?

Ce documentaire est absolument essentiel pour comprendre ce qui est en train de se produire. Nous sommes en train de vivre une accélération de l'Histoire. Car derrière la question de la dette grecque, se pose au delà la remise en question totale d'une économie basée sur le crédit privé et dont les soubresauts, ciblés pour l'instant sur les pays les plus faibles, ne tarderont pas à concerner les français au premier chef.
Il ne faut pas se leurrer, la France sera aussi attaquée.


Debtocracy International Version par BitsnBytes

Un documentaire à partager sans modération.



"On a institué des agences comme une espèce d'autorité indépendante qui décide à la place des peuples, des gouvernements, des parlements ! Vous avez vu M. Trichet (à la tête de la Banque centrale européenne, ndlr) donner des ordres aux Italiens ? Mais qu'est-ce que c'est que cette affaire ? C'est les banquiers qui commandent maintenant ?"

Jean-Luc Mélenchon


lundi 11 juillet 2011

Festival les 14 et 15 Juillet à la Goutte d'Eau



La lutte continue à la goutte d'eau 2, la gare de lescun ceyte-eygun est de nouveau occupée, squattée, sans droit ni titre comme ils disent, depuis decembre, petetin et quelques aspaches, rénovent, embellissent, réinventent une nouvelle goutte. Les aspaches continuent leur lutte afin de préserver naturellement le droit des hommes et des femmes à vivre intensément la nature qui nous est offerte avec pour objectif de proposer un gite d'accueil autogéré.
Concert de soutien 14 et 15 Juillet à La goutte d'eau 64490 Cette-Eygun

14 Juillet :
-Les Affektés (Alternatif / Punk / Rock)
-Punk 'Haine' Roll (punk rock, Toulouse)
-Mes Petites Amoureuses (Chanson française / Rock)
-Pierroots (Kinky Tone) (Autre / Hip Hop / Reggae)
-black hills (Folk Rock / Grunge / Southern Rock)

15 Juillet :
-Repos d'Hallom (punk rock alternatif, Toulouse)
-KontreFaktion (punk, Perpignan)
-Chaos Technick' (Alternatif / Indépendant / Punk)
-HERE[IN] (Gothique / Indépendant)
-Massada

mardi 5 juillet 2011

Les Mardi de l'insolite saison 2011 à l'Anti-Mites



» Les mardis de l'insolite de "L’ANTI-MITES EXPOSE"

L'atelier de l'Anti-mites, parce qu'il se situe dans une grande maison au bout d'un chemin, est, tous les étés depuis 6 ans, le lieu de rencontre d'Artistes, et d'Artisans! Une grange et des murs en pierre pour des expos Métiers d’Art : céramistes, sculpteurs, verriers, bijoux mais aussi textile sous toutes ses formes ! C’est en juillet et Août tous les jours de 15 à 20h.

Un jardin, une prairie, un sous bois pour les Mardi de l'Insolite! Tous les mardis de juillet et août à 19h, les amis, les amis d'amis, les touristes se retrouvent pour un spectacle vivant: musique, théâtre, danse, slam, jazz et...même un cirque! C'est simple: le public partage ce moment de création offert, reste pour l'apéritif et peut continuer la soirée par un pique-nique partagé!

LE PROGRAMME 2011

-5 JUILLET

Vernissage de l’exposition animé par le groupe Barbazic (rock-pop rock)

-12 JUILLET

Musique classique : chants des 19 et 20ème siècles. Swingoli animera le pique-nique ensuite.

-19 JUILLET

La Cie TTP présente la pièce "Vies de Grenier". Participez au troc vide-grenier qui sera mis en place à cette occasion

-26 JUILLET

Marie-Hélène Rousset interprétera "Tejas verdes" de Firmin Cabal. Le spectacle sera suivi d’un débat sur le thème du fascisme avec l’association ACAT.

-2 AOÛT

Spectacle "Mi(r)a" par le Collectif FMR. Performance avec Noémie Alfos (danse), David Rojas (guitare), Cynthia Chicorp (Photo'Graphik et Muse en scène) et Nicolas Loustalot (Mot'gicien)

-9 AOÛT

Jean Capdevielle et ses invités nous font des propositions : "Comment aller vers l’Auto-suffisance d’un territoire ?"

-16 AOÛT

"Quoi de neuf dans les Balkans" : Jacques Gjini nous en parle, à partir de son livre "Salto dans la mer Ionienne".

-23 AOÛT

La Cie Déclic Circus présente un spectacle musical. L’influence du Gabon se retrouvera dans l’inspiration, l’interprétation et les instruments de Jean Luc, Sylvie, Francine et Phil Le pique nique sera suivi de la projection du film "Jours de fêtes" de Jacques Tati avec les témoignages de Jeanne Espinasse, figurante, et des factrices d’aujourd’hui.

-30 AOÛT

Les danseuses de l’association Ainsi Danse, seront mises en couleurs par Fabrice Pellegrin, et en musique par Arnaud Leroux, Sophie Sérougne et Alain Larribet. Puis concerts du groupe Can I swing (jazz et swing manouche) et les Lucioles Vaillantes (musiques traditionnelles d’ici et d’ailleurs.

-6 SEPTEMBRE

Performance-Projection Photos-Conférence "Retour au source" de Jean-Luc Vertut
Ils sont là depuis toujours, ces êtres merveilleux qui vivent entre eau et rochers, si proches de nous : nous les croisons tous les jours. Et pourtant nous ne les nommons plus, nous ne les voyons plus et, pour nous conforter dans nos croyances, nous avons inventé des phénomènes géologiques ou psychiques, à seule fin de les représenter. Elles disparaissent peu à peu, elles se perdent dans les mémoires de la montagne, des derniers villageois qui les côtoient, qui leur parlent, qui n'ont pas à y croire, parce qu'elles vivent autour d'eux, dans les creux de ravins, sur le repli des crêtes, dans les buissons ou sur la mousse. Bulles de savon ou courant d'air. Hemna d'aigas, dauna blanca, era hum de calhau,
Cho ! Cara-t'un chunhau : aci que son …



Plus d'infos : Site de l'Anti-Mites

Conférence de Presse des Aspaches-Goutte d'Eau


Conférence de presse hier matin ( et à l' arrache ) sur le Parvis de la Préfecture de Pau lors de la remise de la lettre ouverte au Préfet des Pyrénées-Atlantiques, suite à l'avis d' expulsion des Aspaches de " La Goutte d' Eau ", ordonné par la Justice. (Voir articles precedents ) Conférence de presse avec 4 des Aspaches représentatifs de " La Goutte d' Eau " , dont leur porte parole Eric Pétetin.

" Tourist Information " nous ayant fourni une copie sonore de cet conférence et sa retranscription , c'est avec plaisir que nous en partageons les points fort .

Remise aux deux journalistes ( L'un du Sud Ouest, l'autre de La République des Pyrénées ) et à un correspondant de presse alternatives multicartes de " Tourist Information " de cette " Lettre ouverte au Préfet " afin de surseoir à cette expulsion de la Goutte d'Eau en employant le concours des Forces Publiques

- Pour vous faire vite fait un résumé de cette " Lettre Ouverte " , il est fait appel à sa mansuétude ... ( sourires ) ... pour au moins attendre le verdict de la Cour d'Appel suite à la condamnation conduisant à une expulsion . ou par ailleurs, lui sont expliqués les changements opérés à la goutte d'eau ... Remise en culture de terrains en friche assurant une partie de l'autonomie alimentaire, revalorisation du bâtiment par différents travaux qui prouve que l'accusation de non salubrité sécurisée laisse un peu dubitatif.

- Que s'est il passé suite à votre condamnation ?

- Un Huissier est venu mardi dernier nous signifier l' " Arrêté d' Expulsion " , il ne devrait pas tarder à repasser pour constater notre non vouloir de partir, et suite à son rapport envoyé à Monsieur le Préfet , celui-ci seul peut surseoir en attendant le résultat de notre appel ou employer les Forces Publiques pour nous faire partir.
- On en est là au jour d'aujourd'hui, et nous devenons vraiment un camp des indignés ...

- Et là, vous êtes combien à " La Goutte d'Eau " ?

- En résidents qui y vivent et qui se disent " vivre là " une dizaine et puis il faut rajouter des gens de passage que l'idée de réhabiliter ce magnifique lieu interpellent en venant nous donner un coup de main, indignés par cette décision de justice et des " indigné(e)s " de Bordeaux, Toulouse et ailleurs afin de nous soutenir dans notre indignation
- Ce qui fait que nous devenons de fait, vraiment un camp des Aspaches Indigné(e)s autogérés
- De plus nous avons des contacts avec différents camps d'indigné(e)s afin de partager nos informations, réflexions et actions sur les combats que nous menons.

- Et si le Préfet refuse de sursoir à l' utilisation des forces de l' ordre ? Que va t il se passer ?

- Dès que l' huissier est passé constater que nous sommes encore là, l' expulsion peut se faire très vite ... De quelques heures à 48 heures après son constat.Mais il est vrai que pour nous, si cette option est retenue, nous constaterons que cette action serait un vrai déni de justice de nos droits de citoyens
- Complètement ...
- Oui, Un de plus ...

- Et vous croyez que cela va poser " Problème " ?

- Cela dépendra de ce paramètre
. Combien sont ils ?
. Combien sommes nous ?
et de toutes les façons, on refusera de sortir. et nous profitons de cette Conférence de Presse pour lancer un appel à tous les Indigné(e)s et tous les gens qui sont déjà passés et aiment " La Goutte d' Eau " de venir nous soutenir, dans une " Désobéissance Civile et Citoyenne " et bien sur dans une " Résistance non Violente " à laquelle nous tenons. Il est certain que si nous sommes un nombre conséquent et supérieur aux forces de l' Ordre, alors pour répondre à votre question, oui ça va risquer de leur poser un sacré problemo. Bien sur nous avons aussi quelques ruses d' Aspaches, mais bon, on va pas vous les dévoiler. Nous ne sommes pas des lapins de six semaines quand même ...

( Rires de part et d'autres )

- Et puis employer des gaz " lacrymo " pour faire dégager plus de 200 personnes dont des femmes et des enfants à l'intérieur du bâtiment de " La goutte d'E au " est quand même plus que dangereux , ils ne vont pas quand même faire ça ...Il nous semble que cela serait plus dommageable pour l'image de marque de notre République Citoyenne...

- C'est bien, ça , grâce au projet de cet E7. les Indigné(e)s justifient encore leur actions
- Avez vous investi le Net ?

- Apparemment, il y aurait un comité de soutien sur " Face Goutte " qui se serait crée, et bien sur l' outil qu'est internet nous sert à communiquer pour notre combat
- C'est vrai aussi que par la même occasion nous ne faisons que rappeler à la R.F.F et à l' état que oui, nous ne faisons que faire revivre cet endroit qui était de nouveau complètement abandonné ces dernières années en donnant une nouvelle fonction à celui-ci, qui plus est, profitable à n'importe quel citoyen de notre planète Terre ...Et par ailleurs, la ligne partant de Bedous jusqu'à cette gare de " Cette Eygun " est vraiment loin de ré-ouvrir dans le temps ..

- De toute façon, même cette histoire de réouverture de la voie ferrée est une histoire de fou ... l' Aragon voulait l'ouvrir, la France ne voulait pas ... Du coup les aragonais disent " Vous nous avez roulé dans la farine, nous arrêtons les travaux et attendons que la France ait pris une décision ..." puis " Nous allons transformer la Gare Canfranc en Hotel Casino " Ceci dit, je comprend un peu les aragonais, c'est un peu normal

- Vous voyez bien que c'est le bordel dans cette société ... Et nous, humblement, on essaye d'enrayer ce bordel ...Et on nous accuse d'être fouteurs de troubles ... Cherchez l' erreur

- Des Soutiens politiques ?

- Oui, Jean Ortiz par exemple, qui va d'ailleurs passer nous voir samedi ou dimanche et et connaissant le " bonhomme ", cela risque d'être plus qu'intéressant ... Marie Bové aussi ...
- Bon, je crois que nous avons fait le tour sur les grandes lignes ... Allez, allons porter cette lettre ouverte

10 minutes se passent ... Et retour des Aspaches ...

- Alors comment cela s'est il passé ?

- Le Préfet ne pouvait pas nous recevoir, mais son " cabinet de communication " lui fera parvenir notre " Lettre Ouverte " dans les plus bref délais . Voila . Nous en avons profité pour demander une audience, on l'a invité à " La Goutte d' Eau " pour qu'il constate de visu et par lui même qu'il n'y a aucun problème de " Salubrité Public " et que nous sommes vraiment " responsables " , et non pas des irresponsables comme essayait de le prouver la dernière décision de Justice
- C'est vrai que s'éclairer à la bougie par exemple , ou cultiver un jardin, rénover le patrimoine est complètement irresponsable ... Ben voyons

( Eclats de rire de part et d'autres )

- Chercher l' erreur ... !!!!
- En plus ce qu'il faut bien comprendre, c'est que quand nous avons réinvesti " La Goutte d'Eau ", l'état lamentable du bâtiment et du terrain l'entourant est le fait du R.F.F et de l'ancien Préfet des P.A. Ils avaient tout casser , il ne faut pas oublier ... Pourtant c'est un " bien " de la communauté non ? Venez voir aujourd'hui, cela n'a plus rien à voir avec ce que c'était ... d'ailleurs pour prouver nos dires, il suffit une fois de plus d'aller sur le net, les images d'avant et après notre réoccupation de ce lieu sont plus que parlantes à ce sujet.
- D'ailleurs par l'arrêté du tribunal, ceux ci veulent nous faire passer pour des gens sans hygiène, ce que nous trouvons plus qu'insultant . Et l'un de vous qui est venu il y a quelque jours à la Goutte l'a bien vu

- C'est vrai que c'est clean

- On pourrait même en arriver à dire que c'est de la diffamation ( Sourires )
- D'ailleurs nous invitons tous vos lecteurs à venir voir par eux mêmes, et il verront que c'est vraiment très loin de ce qui a été décrit dans certains " merdias de la propagande ".

- Et bien merci pour toutes ses précisions et cette interview

- C'est nous les Aspaches qui vous remercions de l'attention que vous nous avez porté par votre présence ce matin ...cela prouve que certains journalistes et correspondants de presse font encore leur boulot

mardi 28 juin 2011

Retour sur l'histoire d'Aurore Martin, née à Oloron en 1979 et visée par un mandat d'arrêt européen

En décembre dernier, cette militante basque de 32 ans, membre du mouvement Batasuna, a décidé de se cacher. Visée par un mandat d'arrêt européen délivré à son encontre par l'Espagne, validé en décembre par la Cour de cassation, elle risque d'être remise aux juges espagnols qui la réclament pour sa participation à plusieurs réunions publiques au pays basque. Les faits qui lui sont reprochés se limitent à une expression politique indépendantiste. Ils n'en sont pas moins qualifiés de «terrorisme» par les autorités espagnoles.


L'impensable cavale. Entretien avec Aurore... par Mediapart

La jeune militante, membre de Batasuna et clandestine depuis décembre 2010, annonce son retour à la vie publique. Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Espagne et validé par la France, elle risque l'extradition immédiate. Dans cette deuxième partie de l'entretien, elle évoque son parcours militant.


Aurore Martin (2) - Itinéraire par Mediapart

Arrestation avortée d'Aurore Martin à Bayonne le 21 Juin 2011 : C'est dans un appartement de la rue des Basques que 6 policiers cagoulées sont venues arrêter la militante basque Aurore Martin, mais pas suffisamment rapidement pour ne pas voir affluer une cinquantaine de personnes s'opposant à cette arrestation, dans laquelle on trouvait des militants politiques locaux, mais également des Indignés ou de simples citoyens, au cri de « Ne nous regardez pas ! Rejoignez-nous ! »

lundi 27 juin 2011

Vallée d'Aspe : La Goutte d'Eau ne s'évaporera pas...n'est ce pas Mr Nicolas Hulot ?



Sans revenir sur l'histoire de ce lieu qu'est la goutte d'eau, et qui fut depuis plus de 20 ans sous le feu des projecteurs de la Com'Média del Arte de la désinformation...

Sans revenir sur les histoires liées à la personnalité d'Eric Pétetin, le rôle qu'il a joué dans la lutte contre l'E7 et le tunnel du Somport...

Sans revenir sur les questions de droit au logement inscrit dans la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948...

Sans revenir sur les questions de droit à la propriété et les questions que posent ce droit quand c'est l'Etat à travers RFF (réseau Ferré de France) qui a abandonné ce lieu, qui a expulsé les personnes qui y vivaient une première fois en 2005, qui l'a saccagé pour le rendre inhabitable, et qui n'a aucun projet de vie pour ce lieu qui incarne l'espace public...

Je constate que ce lieu d'une utopie en marche, ce lieu Alter'Natif d'ici d'en bas, ce lieu de liberté, ce lieu d'autogestion, ce lieu des différences, des tatonnements, Ce lieu qui n'est pas un modèle, mais à peine le fruit d'une tentative qui fait naître d'autres fenêtres, ce lieu d'alter-échos aux Chaos, ce lieu de l'au delà, de l'à côté de la normalité, ce lieu qui cherche un autre chemin du vivre ensemble et du vivre avec la Nature, ce lieu d'être'anges étrangers, ce lieu qui fricote avec les limites, les excès, ce spot des errances "pas'sage j'erre", des folies douces, ce lieu des âmes'oureux de la vie et de ceux qui un jour en furent déçus au point d'en changer (de vie..), ce lieu se heurte aujourd'hui à une décision de justice qui expulse pour le bien des expulsés au nom des nouvelles valeurs de notre société : "sécurité", "hygiène", "salubrité" et "ordre" public...


Plus d'infos :

-Lire l'article de El Sinsé La Goutte d'Eau, Tranche de Vie

-Le site de la Goutte d'Eau

-Suivez l'actualité de la Goutte d'Eau sur Face'Goutte

mercredi 8 juin 2011

La France un pays "d'assistés" ?

Quelques gros mensonges sur l’assistanat et sur les chômeurs

1. La France dépense plus en aides sociales que les autres pays d’Europe ? C’est faux.

Ainsi, pour les dépenses en minima sociaux, “Nous sommes dans la moyenne européenne des 27 pays”, selon Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. Les pays scandinaves dépensent bien plus que nous. Plus étonnant : l’Angleterre et l’Irlande aussi.

2. Les montants des minima sociaux sont plus importants en France ? C’est faux.

Les montants des aides sociales françaises sont très bas dans l’ensemble des 12 pays européens les plus riches. Selon une étude de l’Institut de recherches économiques et sociales de 2007, «les montants des revenus minima sont beaucoup plus élevés» dans les onze autres pays européens étudiés: « de 30 à 40 % au Royaume-Uni et en Finlande, de l’ordre de 50 à 75 % en Irlande, Suède, Belgique et Pays-Bas, environ le double en Norvège et en Islande, et de l’ordre de 150% au Danemark ».

Au cours des années récentes, le niveau des minima sociaux a baissé par rapport aux salaires et à la richesse nationale : « la situation relative des allocataires des minima sociaux s’est progressivement dégradée en termes de pouvoir d’achat par rapport au SMIC » (ONPES). Le décrochage est énorme : une perte de 25 à 30 % de pouvoir d’achat par rapport au SMIC horaire depuis 1989 !


3. On peut gagner davantage en touchant les minima sociaux qu’en travaillant au SMIC ? Faux.

Selon Laurent Wauquiez, “aujourd’hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic. Ça c’est la société française qui tourne à l’envers.” Or tous les calculs montrent que c’est faux (et de loin) si l’on prend le SMIC à temps plein.

Évidemment le SMIC à mi-temps étant à peine supérieur au RSA socle, ceux qui sont en dessous du mi-temps (40 %, 25 %, parfois moins) ont un salaire inférieur au RSA. Mais même dans ce cas, le RSA activité, en dépit de ses effets pervers d’incitation à créer des petits boulots, interdit qu’on puisse gagner plus en ne travaillant pas. Quelle que soit la composition de la famille.

Il est vrai qu’on peut trouver de rares cas, parfaitement scandaleux, où un chômeur au RSA trouvant à travailler quelques heures (déclarées) par semaine se voit supprimer son allocation logement et gagne alors moins qu’avant, mais ce n’est pas alors « l’assistanat » qui est en cause, c’est la brutalité et l’injustice de telles mesures.

Enfin, la proportion de contrats à temps partiel « contraints » s’accroît et celle des travailleurs ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté augmente, en lien avec l’accroissement des contrats de travail précaires : il y a près de 2 millions de travailleurs pauvres (ONPES).


4. Les personnes aidées ont en plus des petits avantages que n’ont pas les smicards ? Largement faux :

les “droits connexes” (transports en commun gratuits ou à tarif réduit, cantine moins chère pour les enfants, services de garde, tarifs sociaux de l’électricité) sont ciblés et s’adressent à des populations limitées, le plus souvent en fonction de leurs revenus, et globalement ils ne pèsent pas lourd. Ils sont parfaitement justifiés et même très insuffisants.

Ces arguments anti-pauvres sont d’autant plus scandaleux que l’augmentation des dépenses contraintes des ménages les plus pauvres les appauvrit de plus en plus. Selon le Secours catholique (Message, février 2011) : « se chauffer devient un luxe pour des millions de personnes », 3,4 millions de personnes subissent la précarité énergétique, les demandes d’aide au chauffage ont augmenté de 50 % entre 2008 et 2009 au Secours Catholique. Le prix du gaz a augmenté de 48 % depuis 2004.


5. Les étrangers peuvent profiter facilement de ces minima sociaux. Faux aussi

Laurent Wauquiez a proposé de réserver le RSA aux étrangers travaillant depuis cinq ans minimum en France. Il ignorait visiblement que la loi instaurant le revenu de solidarité active prévoit déjà exactement la même chose : il faut être en possession d’un titre de séjour et d’une carte de travail depuis au moins cinq ans pour bénéficier du RSA si on est natif d’un pays extérieur à l’Union européenne.

SUR L’OBLIGATION DE FAIRE TRAVAILLER LES PAUVRES GRATIS EN CONTREPARTIE DU RSA

Autre proposition du ministre ; instaurer “chaque semaine cinq heures de service social” (ou travaux d’intérêt général) obligatoire en contrepartie du RSA. Outre le fait que 446 000 bénéficiaires du RSA travaillent, les travaux proposés par le ministre, qu’il s’agisse de “l’accueil de service public” ou de la surveillance des sorties d’école, sont déjà des postes en contrats aidés, justement proposés à des publics en réinsertion. Remplacer ces personnes – généralement rémunérées sur des contrats d’une vingtaine d’heures – par des allocataires du RSA risquerait de précipiter ces publics vers la désinsertion.

C’est une bien curieuse déviation qui fait qu’aujourd’hui on ne parle de travaux d’intérêt général que pour désigner des tâches peu qualifiées réservées aux exclus du système. Je crois pour ma part que l’objectif d’une bonne société devrait être que tous les travaux et tous les emplois concourent à l’intérêt général, et que tous soient dignes. On s’apercevrait alors que le travail des traders n’est pas d’intérêt général mais juste au service d’une petite couche de spéculateurs qui jouent contre l’intérêt général. Or, ce sont ces gens-là, traders et spéculateurs ou rentiers, que notre système rémunère le plus. Et si, comme je le crois, l’accueil du public ou les sorties d’école relèvent de l’intérêt général, alors il faut des emplois décents et pérennes pour les assurer.

Je reviens sur cette idée qui fait des dégâts : « les allocations et minima encouragent à ne rien faire » (http://www.mediapart.fr/journal/economie/090511/la-france-un-pays-dassistes)

C’est ce que pensent environ la moitié des Français, parce qu’ils sont soumis à une propagande effroyable. Or, c’est un mensonge de classe qu’il faut combattre (le mensonge, et la classe des ploutocrates qui répand ces idées).

Selon une enquête menée en 2009 par le Trésor auprès de 7.000 allocataires du RMI (RSA), de l’allocation parent isolé et des ASS, seuls 4 % des sondés donnent comme raison de leur inactivité la non rentabilité financière de la reprise d’activité. C’est même seulement 1% selon la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF).

Les études convergent : même dans les cas où le gain à la reprise d’un emploi est faible, les bénéficiaires de minima sociaux veulent en général tout de même en retrouver un, et il n’est pas rare qu’ils reprennent un travail même s’ils y perdent. La motivation financière n’est donc pas primordiale.

Selon l’enquête du Trésor, si un quart des bénéficiaires du RMI/RSA ne recherchent pas activement d’emploi, c’est d’abord à cause de leur état de santé, de contraintes personnelles, comme le sentiment de ne pas être employable en raison d’une période d’inactivité trop longue, l’absence de moyen de transport ou la garde des enfants… ET SURTOUT LE FAIT QU’IL N’Y A PAS D’EMPLOI DISPONIBLE ou que ceux que l’on propose sont souvent des « offres déraisonnables ».

Les chômeurs n’ont besoin ni de carotte ni de bâton mais d’abord d’emplois décents, de formation et d’accompagnement digne de ce nom.

L’assistance ne peut être assimilée à l’assistanat. L’assistance est avant tout un devoir de solidarité de l’ensemble de ses membres envers les plus fragiles d’entre eux (ONPES). La non assistance à personne en danger est un délit.

ONPES : « Selon les études dont nous disposons, on observe plutôt que de plus en plus de personnes cherchent à travailler pour échapper à la pauvreté ».


QUI SONT LES VRAIS PROFITEURS DU SYSTEME ?


Oui, il y a en France et ailleurs des gens qui gagnent beaucoup sans travailler, mais ceux-là on ne les traite pas d’assistés. Ce sont les rentiers, spéculateurs et tous ceux qui font travailler leur argent parce qu’ils en ont déjà beaucoup, ceux aussi qui profitent de niches fiscales taillées sur mesure pour les très riches ou encore des paradis fiscaux. Là, cela ne se compte pas en milliards d’euros mais en dizaines. Et cela fait des dégâts sociaux car ce sont eux qui sont à l’origine de la crise financière et économique, qui sont à l’origine des millions de personnes chassées de leur logement aux Etats-Unis et de la forte montée du chômage depuis 2008. Non seulement ils profitent du système de l’enrichissement facile, mais ils plongent les plus modestes dans la misère, et ensuite ils les accusent d’être des assistés.
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L’inactivité des rentiers leur a rapporté une centaine de milliards d’euros en 2010, rien qu’en dividendes versés et autres revenus de la propriété et des stock options.

Il est temps de dénoncer l’indécente richesse des très riches. Pendant que le pouvoir d’achat des minima sociaux stagnait ou régressait et que les dépenses contraintes bondissaient, eux s’en sont mis plein les poches et ils continuent. Entre 2004 et 2007, derniers chiffres de l’Insee, la croissance des revenus la plus vive (+ 40 % en trois ans) se situe dans la petite tranche des 0,01 % les plus riches, le dix millièmes du haut de l’échelle. Et pour eux la crise a été de courte durée et elle s’est terminée dès 2009. Pour les autres, elle se poursuit.


Jean Gadrey, économiste

Alternatives Economiques

samedi 4 juin 2011

Un Américain sur cent est en prison

Les Etats-Unis détiennent la plus importante population carcérale de la planète selon le rapport Pew Center.



La population carcérale s'élevait l'an dernier aux Etats-Unis à quelque 2,3 millions de personnes, sur une population adulte de 230 millions de personnes, soit le taux le plus élevé dans l'histoire américaine.

Par comparaison, la Chine, avec une population de plus d'un milliard de personnes arrive en deuxième position avec 1,5 million de prisonniers, suivie de la Russie avec 890.000 de personnes détenues.

Les statistiques sont particulièrement frappantes parmi les minorités: alors qu'un adulte américain blanc sur 106 est incarcéré, c'est un Hispanique sur 36 et un Afro-Américain sur 15 qui sont en prison. Dans la tranche d'âge de 20 à 34 ans, c'est un jeune Noir sur neuf qui est derrière les barreaux.

Alors que les hommes sont dix fois plus susceptibles d'être emprisonnés que les femmes, la population carcérale féminine «progresse d'une manière très rapide».

Une femme sur 265, entre 35 et 39 ans, se trouve derrière les barreaux, mais des femmes appartenant à des minorités sont également placées en détention en plus grand nombre que les femmes blanches. Une femme noire sur 100 et une Hispanique sur 297 sont en prison, contre une sur 355 femmes blanches, relève l'étude.

Un durcissement de la loi, avec notamment des mesures augmentant nettement la durée d'incarcération pour les récidives, a fait exploser la population carcérale, davantage qu'une augmentation de la criminalité.

Libération

vendredi 27 mai 2011

« Les Sentiers de l’Utopie » - rencontre avec John Jordan et Isabelle Fremeaux

« Ce que j’ai observé, c’est que les militants commencent par faire des recherches historiques. Ils s’aperçoivent ensuite que c’est la galère et deviennent radicaux. Alors réprimés, ils se créent une armure, et les groupes finissent par se détruire eux mêmes. Pas les autorités. »


Ce constat amer a poussé John Jordan et Isabelle Fremiaux à interroger douze utopies. Durant sept mois, en 2007-2008, à bord d’un camion, nos globes trotters - mi anarchistes, mi écologistes, mais tout entier activistes - ont sillonné les routes d’Europe à la rencontre des alternatives au capitalisme, de ces lieux où engagement et autogestion se vivent au quotidien. L’objectif ? « Rendre visibles ces utopies proches de nous, sans avoir cette tendance à décontextualiser des expériences lointaines », explique Isa. Au Chiapas et à ses « municipios » brillant comme une étoile au firmament révolutionnaire, Isabelle et Jordan ont préféré la proximité d’utopies moins « exotiques » : « Nous voulions raconter des expériences avec leurs imperfections - des collectifs et des êtres humains faillibles. » Lassés de leur quotidien londonien urbain et stressé, de leur consommation compulsive de l’information made in Internet, ils se sont surtout focalisés sur des lieux situés à la campagne.

Leur plus belle rencontre ? L’école anarchiste Paideia, qui existe depuis 29 ans à Merida, dans le sud de l’Espagne. Un lieu unique où des enfants de 18 mois participent à des assemblées générales pour régler les problèmes de groupe. Leurs valeurs : « Egalité, justice, solidarité, liberté, non-violence, culture, et bonheur. » Loin, très loin, des poncifs en matière d’éducation : « Quand on passe six heures par jour pendant douze ans dans un endroit où l’on n’a quasiment pas son mot à dire sur quoi que ce soit, où être dirigé est la seule chose que l’on connaisse, une forte passivité devient la norme… », regrettent-ils. Et de décrire – à l’inverse – ces classes de Paideia où « une demi douzaine d’élèves assis à des bureaux disposés en cercle se font face. Chacun avance dans son travail. Certains sont très concentrés sur la rédaction de fiches, tandis que d’autres bavardent ». Jara, une adolescente, s’enthousiasme : « Beaucoup de nos amis sont jaloux parce que nous n’avons pas d’examens, et donc nous n’échouons jamais. » Les élèves se soulevèrent un jour, avant de faire machine arrière une semaine plus tard : « Diriger l’école sans les adultes, c’était trop de travail. » Le secret de la réussite de l’école ? Un partenariat bien dosé entre adultes et enfants, chacun bénéficiant de droits similaires.




À Marinaleda, John et Isa découvrent un village de 3 000 âmes où, au lendemain de leur arrivée, est proclamée une grève générale. Un mouvement visant à accompagner le maire Gordillo et son conseil municipal devant les tribunaux. Dans ce village, on a récupéré, après force grève et occupations, quelques 1 200 hectares. Des terres arrachées aux 17 000 hectares que possède le duc d’Infantado. Une sorte de municipalisme libertaire cher à Murray Bookchin est en route : les maisons sont construites collectivement, et il n’en coute que 15 euros par mois pour devenir propriétaire dans ce paradis immobilier géré par le CUT, le Colectivo de Unidad de los Trabajadores.

À quelques différences près, l’expérience de Zrenjanin, en Serbie, où les ouvriers ont repris le contrôle de leurs usines, ressemble à cette expropriation andalouse. Sauf qu’eux sont les propriétaires effectifs de leurs usines. La transition vers le capitalisme les avait laissés sur le carreau : les nouveaux actionnaires cherchaient à se défaire des moyens de production et de cette charge que représentaient pour eux les employés ; ces derniers ont protesté en activant tous les ressorts possibles de la contestation. Aujourd’hui tout refonctionne – avec les ouvriers pour unique dirigeant.

John et Isabelle ont aussi visité un squat, pour explorer l’abolition de la propriété. Entre mille lieux possibles, ils ont choisi Can Masdeu, un squat immense où des jardins jouxtent de très vastes bâtiments. Avec ses occupants, ils ont évoqué – en toute franchise – la question des relations internes, du vol, de l’autonomie en légumes toute l’année, ont causé de la boulangerie que font fonctionner les squateurs, et sont longuement revenus sur la façon dont ils s’étaient fait des alliés du voisinage. Can Masdeu, c’est aussi le lieu d’où sont parties de brillantes initiatives en matière d’activisme : l’approche Yomango du vol à l’étalage, ou des rencontres comme Reclaim the Fields où on retrouvait le Robin des Banques Enric Duran. Quant à la vie collective, elle est – elle aussi – exemplaire : pour seule règle, celle de prêter main forte à l’animation et à l’entretien du squat, deux jours par semaine, et de cuisiner un repas collectif hebdomadaire. Une solidarité paisible. Loin du combat qu’a nécessité l’ouverture de Can Masdeu : le lieu a été en effet conquis de haute lutte, avec un siège quasi médiéval (et infructueux) des forces de police pendant trois jours. « Les habitants avaient décidé de résister à l’expulsion de manière non violente mais déterminée. Sur le toit, ils avaient ainsi construit des trépieds en haut desquels ils étaient hissés. » Impossible de les en déloger.

John et Isa se sentent proches de ces « agitateurs » que l’on retrouve dans les grands rassemblements anti-capitalistes, du G8 de Gênes au camp climat de Londres. Influencés par les situationnistes, ils ont cherché « des lieux sans empreinte spirituelle, sans hiérarchie, horizontaux », raconte Isabelle. Leur travail a été validé par les collectifs - le mot « collectif » est ici important tant les auteurs ont bien prêté garde de ne jamais se focaliser sur un individu, même si la tentation était parfois grande. « On s’est aussi freiné sur la critique », précise John. Reste que de nombreuses questions cruciales sont passés en revue, avec précision : l’argent, les relations sociales, le féminisme, les prises de décisions ou les contacts avec l’extérieur. Isabelle Fremeaux, maître de conférences en Media & Cultural Studies au Birkbeck College-University de Londres, et John Jordan, artiste activiste, signent là un carnet de voyage passionnant sur les micro révolutions en Europe. De Christiania (Copenhague) à Cravirola (dans l’Aude) en passant par Zegg (en Allemagne), ils font le tour de ces projets s’attaquant, avec audace et originalité, à ce que chacun croit être le nœud gordien social. Il est vrai que John sait de quoi il parle : l’homme est – notamment – le cofondateur du CIRCA, la Clandestine Insurgent Rebel Clown Army, un groupe de clowns activistes ayant essaimé dans toute l’Europe. « Le clown détruit l’armure. Il sert à créer la confusion plutôt que le conflit », résume John. Un autre type de confusion naît de la lecture du livre : si on en ressort avec les piles rechargées, on se sent aussi un peu confus de vivre si loin de nos utopies. Il va falloir s’y mettre...

Article11

mardi 17 mai 2011

Voici le programme de Camin'Art en Barétous 2011



Cliquer sur l'image pour l'aggrandir

Voici enfin la (dé)programmation du ManiF'estival Camin'art en Barétous, présentée en avant première lors de la Soirée "Choron Dernière" au Cinéma le Luxor, le Vendredi 13 Mai en présence d'Eric Martin, réalisateur du film. Aussi, pour ceux qui n'étaient pas là et qui veulent en savoir plus sur le pourquoi, le quoi, le quand, le comment et toutes les questions existen'ciels liés à cette 2nde tentative de Camin'art, Le collectif FMR vous invite à nous rejoindre le Vendredi 27 Mai 2011 à 21h au Bar "Chez Coussen" à Aramits pour une soirée "Bar et Tous en route vers Camin'art"
Un pour tous et Tous Barrés !
Le collectif FMR

mercredi 4 mai 2011

Jeudi 5 Mai Soirée Ciné-Rencontre sur la défense et le développement des services publics

Jeudi 5 mai à 20h30 au cinéma le luxor à Oloron

le Collectif 64 des Services Publics propose,
à l'occasion de la soirée "POUR DEFENDRE & DEVELOPPER LE SERVICE PUBLIC"

la projection du film de Gilles Perret « Walter, Retour en Résistance » qui sera diffusé au cinéma Le Luxor à 20h30.
La projection sera suivie d’un débat animé par Robert BAREILLE.
Bande annonce du Film : Ici

Articho est de retour avec une soirée Erotique le 6 Mai au Centre Social



L'Artich'O
propose le Vendredi 6 mai 2011 à 21h
Soirée Érotique

avec en 1ère partie "Contes Erotiques" par la compagnie Oiseau Tonnerre suivi de la pièce de théâtre "Les Phalliques" par la compagnie des Malotrus
Entrée 6€ - Interdit aux moins de 16 ans
Salle de spectacle du Centre Social La Haüt - place St Pierre à Oloron.

lundi 2 mai 2011

Mais où va le travail ? Rencontre à Arudy avec Elsa Fayner le 6 Mai


Mais où va le travail ?

Vendredi 06 mars à Arudy, salle Espalungue, 20h30
Rencontre avec Elsa Fayner[1]

Organisée par Petahum et Alandar

Concurrence forcenée entre individus, course à la rentabilité, techniques de management agressives, politique du chiffre, prime au mérite… On rationalise, on formate les comportements. Soyez consensuels, ne faîtes ni preuve de goût, ni d’engagement dans votre travail quotidien, la grille d’évaluation n’est pas faite pour ça ! Et si vous la refusez, c’est que vous avez quelque chose à cacher, vous faites partie des non- performants, des non-productifs. Tout cela sur fond de chômage, de précarité et d'accaparement toujours plus importante de la richesse produite par les actionnaires au détriment des salarié-e-s !

Mais où va le travail ? Loin des discours fallacieux sur la « valeur travail », l'association Petahum propose de s'interroger sur ce qui occupe et structure une grande partie de notre vie.

Dans ce système néolibéral, qui en plus d’être une politique économique à la recherche de toujours plus de profit pour une infime minorité, cherche à imposer un nouveau mode de gestion des individus basé sur celui de l’entreprise capitaliste, comment remettre l'humain au cœur de l'entreprise ?

Après une immersion dans le quotidien des travailleurs précaires et la publication d'un livre (« Et pourtant je me suis levée tôt »), Elsa Fayner s'est spécialisée dans le monde du travail : « Le travail se retrouve écartelé entre les chiffres, les conseils ergonomiques, le code du travail et les manuels de management. Ce qui fait le lien – l’humain, le corps, l’investissement personnel-, et qui fait que les entreprises perdurent, que l’économie fonctionne, est rarement abordé. C’est pourtant de cela dont les gens que je croise pour des interviews parlent. C’est également ce qui m’intéresse dans cette thématique. Comment chacun s’investit ou non dans son travail, l’image qu’il en a, la reconnaissance qu’il en retire, l’univers d’un métier, son évolution, les relations dans l’entreprise, les déceptions, les envies, les non-dits. Quel que soit le secteur. »

Dans le prolongement de son travail, la journaliste fait vivre le débat et la réflexion sur le monde du travail dans son blog (www.voila-le-travail.fr). Toujours dans ce souci d'échange et de construction d'alternatives, la journaliste partira à Arudy de son expérience pour susciter le débat, pour tenter de prendre du recul et de mieux comprendre les évolutions récentes du monde du travail.

Ce débat s'enrichira de la présence de tous, travailleurs, chômeurs, étudiants, retraités. La résistance à la destruction de nos emplois, la précarisation de notre travail, la reprise en main de nos outils de production comme la construction d'alternatives, passe par la compréhension de ce qui détruit notre sentiment collectif. Pour que nos valeurs ne soient pas broyées par le monde professionnel redonnons du sens à notre travail !

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[1] Elsa Fayner

Journaliste pigiste depuis six ans. Elle a d’abord écrit sur le travail social (ASH), sur l’environnement (Géo) et sur diverses questions de société (Zurban, Epok, Fig mag, Glamour…).
En 2008, publication de « Et pourtant, je me suis levée tôt… Une immersion dans le quotidien des travailleurs précaires ». Cette incursion derrière les murs de l’entreprise et les lectures qu'elle a pu faire par la suite sur le sujet lui donné envie de me spécialiser dans le monde du travail (pour Alternatives Internationales, Maxi, Jeune Afrique…).

lundi 18 avril 2011

Conférence Rencontre avec Maurice RAJSFUS, le 10 Mai à 20h30 au Centre Social à OLoron



À travers cinquante bouquins dont un tiers consacré à la police française, l’historien Maurice Rajsfus reste, à bientôt 80 ans, l’infatigable traqueur des abus poulagas. Rescapé de la rafle du Vel’ d’Hiv’, « décoré de l’étoile jaune par la police française », comme il le rappelle lui-même, l’espiègle jeune homme livre ses souvenirs et ses réflexions à CQFD.Lire la suite

Manifeste de l'Observatoire des Libertés Publiques
S’il est un domaine d’information qui n’encombre pas les colonnes des journaux, c’est bien celui concernant les activités de la police, voire de la gendarmerie française. Sauf s’il s’agit de bavures graves, les Français ne sont pas jugés dignes de connaître les harcèlements, au quotidien, qui s’exercent contre toute une frange de la population de ce pays. Un comportement grossier, injurieux, méprisant, provocateur, raciste, brutal et enfin sexiste, c’est tout ce que l’on peut attendre d’un “gardien de la paix” dont la mission initiale est d’assurer la protection des personnes et des biens.

Le policier a toujours été l’élément indispensable d’une politique de rejet et d’exclusion, permettant de masquer les difficultés économiques et sociales. La police est, aujourd’hui, le meilleur bouclier d’un système politique et économique parmi les plus réactionnaires que la France ait connus depuis cinquante ans.

II n’est pas possible d’assister sans réagir à cette délégation de pouvoir exorbitante dont chaque policier dispose désormais. Dressée aujourd’hui pour conduire la chasse aux immigrés, la police sera bientôt prête à brider l’ensemble des citoyens vivant en France. La volonté est nette d’inculquer à chacun de nous la peur de la police, ce qui doit permettre ensuite tous les abandons, toutes les lâchetés dans une société en crise.

Que fait la police ? se donne pour tâche initiale de recenser toutes les informations concernant les grandes et les petites exactions des policiers qui ont de plus en plus tendance à se considérer comme des justiciers. Tous les faits signalés par la presse de province, les témoignages visuels qui ne sont pas relatés par la presse écrite ou audiovisuelle, et qui nous seront communiqués, permettront de dresser un état des lieux permanent, document indispensable si l’on ne veut pas que les acquis de notre société démocratique soient rapidement annihilés. Notre silence, face à une mise en condition préparée depuis la constitution du gouvernement Balladur/Pasqua, ferait de nous tous les complices de cet État policier.

Observatoire des Libertés Publiques

jeudi 14 avril 2011

Vent d'Oc présente : "Choron Dernière" le 13 Mai à 21h au Luxor à Oloron en présence d'Eric Martin



Le magazine Vent d'Oc et le collectif FMR propose en partenariat avec le Cinéma le Luxor une soirée "Appel à Ebullition" autour du film "Choron Dernière" réalisé par Pierre Carles et Eric Martin. Lors de cette soirée bouillonnante qui aura lieu le Vendredi 13 Mai à 20h45 au Luxor, sera dévoilée en avant première la programm'action de la 2ème tentative du ManiFestival "Camin'art en BaréTous" qui se déroulera à Aramits le 18 Juin sur le thème "appel à ébullition". Plus d'infos : http://collectif-fmr.blogspot.com

Une rencontre avec Eric Martin suivra la projection de "Choron Dernière"

Plus d'infos sur le film et sur le Professeur Choron


FILM "CHORON,DERNIERE" – Interview de MARTIN par Marc BIHAN ( 2007 )

Le 10 janvier cela fera déjà trois ans que le phare du 10 rue des trois portes s’est éteint... Pour ne pas oublier ce que Choron a apporté aux quelques rares humoristes encore drôles dans ce pays, Martin, qui est auteur pour le Groland, et Pierre Carles ont réalisé un magnifique documentaire afin de mieux cerner ce personnage unique et hors du commun qui nous manque terriblement.

Le film "Choron dernière" est-il bien distribué dans les salles ?

Pour l’instant « Choron Dernière » n’a été préacheté par aucune télévision française. Or un film qui n’a pas de préachat télé a fort peu de chance de sortir en salles. C’est pourquoi on fait tourner « Choron Dernière », même dans sa version non finalisée, dans les festivals en attendant de trouver l’argent pour le sortir. Et l’écho qu’il rencontre lors des projections est au-delà de toutes nos espérances. Ce qui nous fait plaisir avec Pierre, c’est quand on voit des jeunes venir nous dire qu’en leur faisant découvrir Choron - qu’ils ne connaissent généralement pas - on leur fait prendre conscience qu’ils vivent dans un monde rempli d’interdits et de morale dégoulinante. La liberté de ton de Choron les fait bander. Moins les chaînes de télé, apparemment. Choron fait encore peur, même mort…

Il n’y a plus de presse satirique en France, comment expliques-tu cela ?

Tout simplement parce que c’est une marchandise à emmerdements. Quand on a sorti « Zoo » avec Faujour et Berth, un journal dans lequel collaboraient Choron, Vuillemin et Schlingo, on s’est mangé un tas de procès. Les sommes demandées par la justice étaient astronomiques au regard des ventes du journal. Résultat, trop de fric a servi à payer les amendes et « Zoo » a coulé. La censure aujourd’hui ne se fait plus par l’interdiction du journal, comme cela a été le cas pour Hara Kiri, mais par le fric. Pour preuve, l’éditeur de « Zoo » a fini avec un contrôle fiscal. Quand tu vois qu’en plus, des tarés religieux sont prêts à te faire la peau pour un malheureux dessin qui se moque de leur religion, quel éditeur aura le courage de nos jours de sortir en kiosques un vrai journal satirique ? Je te laisse chercher, je vais me chercher une bière….

Choron a énormément influencé un tas d’artistes, c’est pour rendre hommage à ce personnage si injustement inconsidéré, et pour remettre les pendules à l’heure, que tu as fait ce film avec Pierre Carles ?

Attention, on ne prend pas Choron pour un dieu. Notre but n’est pas de le hisser sur un piédestal car on montre aussi ses mauvais côtés dans le film. Finalement, c’est Choron lui-même qui emporte l’adhésion du public. Parce qu’il est naturellement drôle, touchant même. Il m’entendrait dire ça, il me balancerait son verre de champagne à la gueule en me traitant de connard. Il détestait qu’on dise qu’il était quelqu’un de bien. Le film est aussi là pour rappeler que Choron n’était pas, comme certains aiment à le penser, qu’un provocateur. Choron a été l’un des plus grands patrons de presse français. En publiant « Hara Kiri » et « Charlie Hebdo », il a donné un écho national à une nouvelle forme d’humour dont tout le monde s’inspire encore aujourd’hui. Comme le dit Marc Edouard Nabe, Choron est le diamant brut sur lequel tous les humoristes sont venus gratter quelques éclats. Sans lui, pas de « Nuls », pas de « Guignols », pas de « Groland ». À « Groland », on revendique complètement sa filiation, on en est même fiers. La semaine de sa mort, Moustic a présenté toute l’émission, déguisé en Choron, mais on n’a pas évoqué son décès. Parce que pour nous, l’esprit de Choron est toujours vivant…Ne serait-ce que dans les conneries qu’on peut écrire dans « Bienvenue au Groland ».

Les humoristes sont tous mièvres et politiquement corrects en ce moment. Quels sont ceux qui trouvent grâce à tes yeux ?

Sans hésiter Sacha Baron Cohen dans « Borat ». Ça m‘a scotché. Borat est pour moi ce qui se rapproche le plus cinématographiquement de l’esprit « Hara Kiri ». Tu vois quelqu’un produire ça en France ? Je te laisse encore chercher, je vais me chercher une autre bière…

Groland est-il le dernier endroit où l’on peut encore rire de tout ?

Oui…Et on n’en est pas fiers pour autant parce que le vrai problème c’est qu’ailleurs on n’a le droit de rire de rien. Ou l’humour est tellement au ras des pâquerettes que t’as envie de te tirer une balle en entendant les sketches des soit-disants nouveaux comiques. Pour revenir à Groland, je trouve que Benoît Delépine dégage la même énergie qu’un Choron. Même après vingt verres dans le nez, il est capable de trouver une idée géniale ou de remuer ciel et terre pour créer un festival du film grolandais, tourner un film, organiser un entartage géant. C’est ce genre de dingues qui rendent la vie plus belle. Choron disait que notre passage sur terre ne dure qu’une demi-seconde. Pourquoi le passer à se faire chier ?

Connais-tu les réactions de Val, Cabu et Wolinski suite à la sortie de ton film ?

Le film n’étant pas sorti, il n’y a pas de réaction. Mais on les attend et on est prêt. Wolinski y passe pour un être infect et pitoyable n’ayant aucune reconnaissance envers celui qui l’a fait connaître. Cabu est complètement à la botte de Val. Quant à ce dernier, je n’en parle même pas... Quels sont tes sentiments face à tant d’ingratitude envers Choron ?

Je vois surtout trois humoristes qui sont devenus terriblement tristes et qui cherchent à gommer Choron de l’histoire de Charlie Hebdo, comme on gommait les gens gênants sur les photos staliniennes… Je peux comprendre que tout n’ait pas été rose lorsque Choron était gestionnaire et que certaines rancoeurs aient subsisté. Mais franchement, si le prof n’avait pas balancé ses couilles dans le potage pour publier leurs dessins et croire en leur talent, seraient-ils devenus les caricaturistes qu’ils sont aujourd’hui ? Bien que le niveau ait beaucoup baissé. Les dessins de Wolinski dans « Le Journal du Dimanche » et dans « Paris Match » sont nullissimes ! Je ne te parle même pas des sommes astronomiques que Choron a dû trouver pour payer les procès engendrés par les unes d’Hara Kiri ou les visuels photos. C’est simple, quand Choron est mort, il était endetté jusqu’au cou. Pendant ce temps, Cabu, Val et Wolinski buvaient leur bière chez Lipp.

On voit Cavanna très ému à l’évocation de son vieux pote Choron. Pourtant on sent qu’il n’est pas facile pour lui de prendre position, on le sent sous l’emprise de Val. Tu penses qu’il regrette d’avoir retourné sa veste à une période ?

Je ne sais pas, je ne suis pas dans sa tête. Mais ce qui est sûr, c’est que Cavanna démonte dans le film la théorie défendue par Cabu et Wolinski qui veut que ce soit Cavanna qui ait tout inventé dans Charlie Hebdo. Il remet Choron à sa juste place. La place d’un vrai créateur.

Beaucoup l’ont lâché à la fin de Charlie Hebdo ; heureusement il restait les fidèles comme Vuillemin, Berroyer, Nabe, Schlingo et d’autres. Y avait-il une famille Choronienne ?

Oui et tu viens de citer tous ses apôtres. Ah non, il en manque un : saint Lefred Thouron.

Que penses-tu de la nouvelle version de Charlie Hebdo avec Val à sa tête ?

Franchement, même en étant un ancien d’Indo, Choron n’aurait jamais eu l’indécence d’encourager la guerre du Kosovo ou la guerre du Golfe comme l’a fait le nouveau Charlie. Val a fait d’un journal de voyous un journal de moralistes. À partir du moment où tu te positionnes sur l’échiquier politique, tu es dans l’obligation de démontrer que le camp adverse a tort. Donc, tu dois passer pour quelqu’un d’intelligent, qui a le sens de l’analyse, de l’à propos. Et tu deviens chiant, comme Val. Le rêve de Val est de devenir un grand éditorialiste que l’on invite sur tous les médias pour déballer sa science infuse et ses fumeuses théories sur le siècle des Lumières. La seule chose qu’on peut accorder à Charlie, c’est qu’ils n’ont pas flanché dans l’affaire des caricatures de Mahomet. En même temps, pour un journal qui se dit satirique, c’est le minimum syndical. Mais je suis certain que, même dans cette affaire, Choron aurait trouvé un angle d’attaque inattendu qui aurait fait chier les deux camps. En tout cas, il ne se serait jamais drapé dans les atours d’un grand défenseur de la liberté d’expression comme a pu le faire Val.

Quels sont les meilleurs souvenirs que tu garderas de tes moments passés avec le professeur ?

Tous, sans exception !… J’adorais aller rue des Trois Portes dans son bureau, j’étais toujours bien reçu. Un petit coup de blanc et hop ! on bossait pour « Zoo » ou le bouquin « Tout S’éclaire ». Avec le prof, j’étais sûr de me marrer trois heures non-stop. Je me rappelle d’un soir où il a mis tout le monde à la porte vers 21 heures En nous raccompagnant au métro, il a croisé sur le chemin un groupe de musiciens roumains. Ni une ni deux, il est parti acheter du champagne dans une épicerie voisine et nous a réinvités chez lui. Les musiciens ont joué et se sont retrouvés avec la casquette du prof remplis de billets de 50 balles. Ils sont ressortis complètement bourrés et ont gagné en deux heures ce qu’ils devaient difficilement gagner en une semaine.

Et l’anecdote qui t’as fait le plus marrer en sa compagnie ?

C’est lorsqu’on est allé sur un plateau télé pour faire la promo de « Zoo ». Dans les coulisses, MC Solaar, qui était un grand fan du prof, est venu le voir pour lui dire toute son admiration. Choron a demandé à MC Solaar s’il savait ce qu’était un Noir ? Solaar a répondu : « Non ! ». « Soixante kilos de connerie dans une combinaison de plongée » lui a rétorqué le prof. Putain, t’aurais dû voir la gueule d’MC !

Quelle est l’image que tu aimerais que les gens aient de Choron après avoir vu ton film ?

Yann Kerninon, ancien collaborateur de « Zoo », l’a très bien résumé : « Choron était un gentleman déguisé en salaud qui a passé sa vie à rire avec talent d’une société de salauds déguisés en gentlemen ».

Aura-t-on un jour la chance de voir diffuser ce film sur Canal malgré l’altercation houleuse de Pierre Carles et De Greef lors du festival du film grolandais ?

Le jour où Canal mettra du pognon dans un film de Pierre Carles il faudra faire officialiser le miracle par le Vatican ! Pierre s’est carbonisé à Canal avec son premier film « Pas vu, pas pris ». La direction de l’époque où officiait Alain De Greef, n’avait pas aimé ses méthodes d’investigation. De Greef reprochait à Pierre d’avoir piégé des stars de la télé en leur posant des questions dérangeantes sur le rapport médias-pouvoir. Ce qui est marrant, c’est qu’à la même époque, l’intelligentsia française encensait Michael Moore, dont on connaît aujourd’hui les méthodes de travail carrément douteuses. Il suffit de voir ce qu’il raconte sur le système de santé français dans son dernier film « Sicko » pour s’en assurer. Mais Michael Moore critique le système américain. Ça ne mange pas de pain, et ça fait plaisir à tout le monde. Par contre si tu oses critiquer le système français, tu te retrouves très vite sur le banc de touche. Je trouve honteux que le film de Pierre Carles, « La sociologie est un sport de combat », seul documentaire réalisé sur le sociologue Pierre Bourdieu, n’ait jamais été diffusé sur une chaîne publique française alors qu’il est par exemple projeté dans des universités américaines. Ça fait vraiment mal au cul après ça de payer sa redevance !

Pour quand est prévue la sortie en dvd de "Choron dernière" ?

Comme pour les autres films, après sa sortie en salle. Et ce n’est pas gagné ! Y a-t-il un de vos lecteurs qui a 100 000 euros à nous filer pour terminer le film ?

Lors d’une émission de télé, l’écrivain Alain Soral comparait Choron à Dieudonné et affirmait que si le prof était encore vivant aujourd’hui il soutiendrait certainement Le Pen ! Que répondrais-tu à Soral ?

D’abord que c’est un gros tas de merde ! Ensuite qu’il faut être méchamment culotté pour se substituer à Choron et prétendre savoir ce qu’il aurait fait pendant les élections. D’ailleurs il n’aurait rien fait. Choron considérait la classe politique comme un troupeau d’ânes et je l’ai toujours entendu conchier Le Pen. Mais c’est marrant que tu parles de Dieudonné. Il y a sur Dailymotion, l’intégrale d’une émission TV diffusée il y a quelques années, dans laquelle Marc Edouard Nabe moque l’antifascisme de Dieudonné (qui à l’époque se présentait à Dreux contre le Front National) et analyse que si ce dernier est anti-Le Pen c’est justement parce que Le Pen le fait bander. Regardes comment a fini Dieudonné. En train de serrer la main du borgne après les élections présidentielles ! Sauf que tu ne verras jamais Nabe, que des bien pensants comme Gérard Miller traitent de fasciste, dans une fête des Bleu Blanc Rouge. C’est un peu comme pour Choron. Les valeurs sont inversées. Les ordures ne sont pas toujours celles qu’on croit.

Quels sont tes projets à venir après ce documentaire ?

Me saouler la gueule. Tu veux une bière ?

mercredi 13 avril 2011

RDV le 11 JUIN à OLORON : NO PASARAN !

téléchargez l'affiche (pour l'afficher sur votre porte d'entrée, sur votre voiture, chez votre boulanger ....)

Samedi 11 juin à Oloron Sainte Marie : journée militante, festive et de débats sur les déplacements, organisée par CODE Béarn
A cette occasion, CODE Béarn organise un concours dessin (- de 12 ans) et photo (+12 ans), parrainés par Titouan Lamazou : affiche , règlement, formulaire inscriptions dessins, formulaire inscriptions photos en téléchargement ICI
Renseignements :concoursdeplacements@codebearn.org

L’association CODE Béarn œuvre pour l'abandon du projet de voie nouvelle dite Pau-Oloron, et pour que se réalisent :

-un plan de déplacement des personnes et des marchandises

-au plus vite, l’aménagement et la sécurisation de la RN 134 entre Pau et Oloron Sainte-Marie

-une plus grande fréquence des trains express régionaux (TER )

-la réouverture de la ligne Pau-Canfranc (Saragosse)

-la revitalisation du réseau routier secondaire déjà existant

samedi 2 avril 2011

Le procès de DSK par le Plan B

Gardes, faites entrer l’accusé !

Le président : Accusé, levez-vous  ! Socialiste, vous venez d’être élu à la tête de l’institution la plus détestée par les peuples du monde, le FMI, machine à produire de la misère chez les uns, des milliards chez les autres. C’est l’aboutissement d’un parcours qui vous amène aujourd’hui devant nous. La parole est à l’accusation.

Le procureur : Épouser une journaliste aussi puissante qu’Anne Sinclair représenta un coup de maître. Vous vous assuriez que tous ceux qui voulaient passer dans son émission « 7 sur 7 » sur TF1 vous mangeraient dans la main.

L’avocat : C’est encore votre théorie du complot ! Les médias, c’est plus complexe. Anne a présenté une émission de télévision avec Jean-Marie Colombani entre 1987 et 1989. Et alors ?

Le procureur : Et alors ? En novembre 1999, Colombani sanglote quand l’accusé doit démissionner du gouvernement : « Quel gâchis. Et quel ministre des Finances ! Qui peut se prévaloir d’un bilan aussi flatteur ? »

L’accusé [triomphant] : Vous n’avez rien compris ! Colombani me devait beaucoup, mais pour une autre raison. En 1997, avec Lagardère, j’avais tout fait pour qu’il s’empare de L’Express. Chirac soutenant Dassault, j’ai téléphoné à l’avionneur pour lui signifier que le gouvernement Jospin n’accepterait jamais qu’il achète L’Express.

Le procureur [l’invite à poursuivre d’un ton doucereux] : Mais expliquez-moi, vous déteniez un pouvoir sur Dassault et sur la presse ?

L’accusé [plus fanfaron que jamais] : Et comment ! J’ai convoqué Dassault dans mon bureau et je lui ai rappelé que son principal client était l’État français. Il est idiot, mais il a compris.

L’avocat [atterré que l’accusé s’accuse tout seul, lui glisse à l’oreille de se remettre à jouer aux échecs électroniques. Puis, à voix haute] : Monsieur le Président, mon client ironise. L’information était bien sûr indépendante du gouvernement quand il était ministre.

Le président [à l’accusé] : Soit. Mais l’excellence de vos rapports avec Jean-Luc Lagardère n’est guère contestable. En octobre 1999, vous mettez sur pied l’accord franco-allemand qui lui offre le contrôle d’EADS pour presque rien. Même Claude Imbert vous en félicite : « Strauss-Kahn, voire le communiste Gayssot ont su faire sagement et discrètement le contraire de ce qu’ils racontent à leurs gogos. »

L’avocat : Les écrits d’Imbert n’ont pas plus de valeur devant cette cour que ceux d’un imbéc… [il hésite]… d’un Laurent Joffrin. [La salle se tord de rire en entendant ce nom. Le climat redevient jovial.]

Le président [qui réprime lui aussi son hilarité] : Le 19 avril 2007, Arnaud Lagardère, parlant d’EADS, qu’il a presque coulé, estime : « Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn ont fait ce qu’il fallait, dans l’intérêt du pays et de l’entreprise. Sans eux, EADS n’existerait pas. Il ne faudra jamais l’oublier. » Colombani, Lagardère, vous avez décidément beaucoup d’amis dans les médias…

L’avocat : Mon client n’est pas attaché à un clan particulier. Il entretient aussi d’excellentes relations avec les chanteurs rebelles, comme Patrick Bruel, et avec les intellectuels dissidents. Ses rapports avec Le Nouvel Observateur ont été ainsi décrits par un ancien journaliste du titre : « Strauss-Kahn fait partie d’une espèce protégée dite “des amis du journal”. Rien n’est trop bien écrit pour les satisfaire. » Mais mon client est avant tout un homme ordinaire [stupeur et ricanements dans la salle].

Le procureur : Ordinaire ? Dans l’affaire de la MNEF, une mutuelle étudiante alors tenue par ses amis socialistes, il a obtenu 630 000 francs d’honoraires pour une transaction qui pouvait se passer d’intermédiaires. Son palais de Marrakech est l’un des plus luxueux de la ville avec celui de BHL. Souhaitez-vous que je poursuive ?

L’accusé [levant la tête de son jeu d’échecs] : Guy Bedos a répondu pour moi : « Dominique est un de ceux qui sont le plus à même de renifler la vraie population de ce pays. »

Le président : Venons-en donc à vos rapports avec le peuple. Comment un dirigeant socialiste [rires dans la salle] peut-il estimer que les pauvres sont inaptes à la démocratie. Préféreriez-vous que seuls les journalistes élisent les candidats socialistes ?

Le procureur : En tout cas, moins d’un an après avoir été écrasé par les militants du PS lors des primaires présidentielles, l’accusé a été élu, triomphalement, directeur général du FMI grâce au soutien de M. Bush, de M. Sarkozy et des banquiers du monde… En juin 2003, en pleine bataille contre la réforme Raffarin-Fillon des retraites, il estimait que « le gouvernement s’est attaqué à un dossier très difficile ; il faut lui reconnaître ce mérite ». Mais sa retraite à lui est assurée. Au FMI, il la percevra au bout de trois ans – pas de quarante – et elle sera de 60 000 euros par an. Une misère, certes, mais il va toucher pendant cinq ans 300 000 euros annuels, nets d’impôts…

L’accusé [lassé] : Je répète ce que j’ai dit sur France Inter le 9 novembre 2004 : « Je fais les courses comme tout le monde. J’en fais comme tous les salariés qui n’ont pas beaucoup le temps pour faire les courses. » Bon, j’aime mettre du caviar sur mes épinards…

Le président : Le 5 février 2006, sur LCI, vous déclarez : « Moi je ne veux pas que mes enfants, que les enfants de M. Beytout soient précarisés. » M. Beytout, qui vous interrogeait, est né à Neuilly, il est directeur du Figaro et héritier d’une très grosse fortune. Le risque de voir ses enfants « précarisés », ou les vôtres, vous angoisse-t-il vraiment ? Et est-ce pour cette raison qu’en janvier 1999 vous avez tenté de réduire fortement la fiscalité des stock-options ?

L’accusé [excédé] : Comme mon ami Edwy [Plenel], j’entends qu’on sorte des boîtes ! J’ai expliqué dans mon livre La Flamme et la cendre que « la redistribution est près d’avoir atteint ses limites » et que « le socialisme ne peut avoir pour seul objectif de résister ».

Le président : Faites entrer le témoin de la défense. [Bernard Tapie apparaît, bronzé et couvert de bagues, trois montres Rolex à chaque bras.] M. Tapie, en avril dernier vous déclariez : « Le candidat de mon choix était Dominique Strauss-Kahn. C’était le plus expérimenté, le plus compétent, le plus proche de mes idées. » Or vous avez voté Sarkozy dès le premier tour.

Le témoin : Les socialos, je l’ai dit, ont fait « une énorme connerie » en choisissant une tocarde. Mais je reste à gauche, hein  ! J’ai d’ailleurs prévenu que, « l’élection présidentielle étant passée, je défendrai plus Strauss-Kahn que Sarkozy ».

Le procureur : Votre manège est bien étrange.

Le témoin :Pas du tout ! DSK et Nicolas, qu’Anne Sinclair a invité onze fois à « 7 sur 7 », bouffaient déjà ensemble chez Pinault il y a dix ans. Dans Capital de juin 1999, Sarkozy s’est même amusé de la pingrerie de son ami socialiste : « Je l’ai reçu à dîner chez moi plus souvent qu’il ne m’a invité. »Denis Kessler, du Medef, a écrit avec Dominique un bouquin à la gloire des fonds de pension. Kouchner faisait la course avec DSK avant de le retrouver chez Sarko ! On veut tous gagner un maximum d’oseille, c’est ça la démocratie. [Il sort en pétant.]

Le procureur : Le 13 mars 2002, l’accusé déclare dans un débat télévisé : « C’est normal qu’on fasse l’aller-retour entre le monde de la politique et celui de l’entreprise, et c’est même souhaitable. » Jean-Pierre Raffarin lui répond alors : « Ça, ça va pour Dominique Strauss-Kahn, qui est proche des grands patrons  »….

L’accusé [l’interrompt indigné] : Je ne suis pas le seul ! Regardez tous mes amis. Mon ancien conseiller Stéphane Boujenah vient de rejoindre la banque d’affaires Crédit suisse First Boston Technology Group. Daniel Cohen est consultant à la banque Lazard. Jean Peyrelevade gère une banque d’affaires et mon voisin de Marrakech, Serge Weinberg, également proche de Fabius, dirige un fonds d’investissements… Cette diabolisation de l’argent est inadmissible !

Le président : La cour voudrait surtout comprendre vos idées. En novembre 2005, vous lancez : « Debout les socialistes, la France a besoin de vous ! Il faut construire une union populaire. » En 2002, vous penchiez pourtant pour la privatisation d’EDF et de GDF. Mais deux ans plus tard, en juin 2004, vous signez avec Éric Besson un article hostile à cette privatisation. Enfin, en 2006, vous proposez que « la chaire de physique nucléaire de l’université Paris VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c’est bon pour son image ».

L’accusé : Ministre, j’expliquais déjà en 1999 aux députés socialistes que « Keynes a fait davantage que Rosa Luxemburg pour la classe ouvrière ».

Le procureur : Là, il ne s’agit pas de Keynes, mais de Thatcher ! Et puis, si les sociaux-démocrates allemands n’avaient pas fait assassiner Rosa Luxemburg, elle aurait accompli davantage encore pour les ouvriers allemands…

Le président : Selon le journaliste Philippe Cohen, l’accusé a fait appel à un cabinet de conseil, TD International, fondé par William Green, un ancien de la CIA, pour être élu à la tête du FMI. Étonnant, non ?

L’avocat : Nullement. Les grands électeurs du FMI n’ont pas été choqués par cette marque d’ouverture.

Le verdict est rendu sans tarder. Déclaré « aussi socialiste que François Hollande », l’accusé est acquitté.

Le Plan B

vendredi 1 avril 2011

Lettre de Jean Capdevielle au Maire d'Oloron...


Honorables Maire d’Oloron-Sainte-Marie et Président de la CCPO

En tant que représentant du Consortium International Business Kayak-Postal Organisation and Co, je tiens à vous faire part d’un projet novateur lié directement au futur et à la sécurité de vos villes et villages :

En effet, devant la dangerosité et l’augmentation des délits sur cette voie de communication qu’est la nationale 134, nous avons décidé que tous nos collaborateurs se retrouveraient désormais dans le village de Lasseube, afin d’éviter les risques encourus et fluidifier la circulation, tout en offrant à nos partenaires la sécurité de ces charmantes routes de campagne qui sillonnent les coteaux.

Mais ma lettre n’est pas seulement ce constat d’aide à la sécurité dans l’intérêt de tous : Ainsi, après de multiples vidéoconférences, l’actuel PDG de notre entreprise, Cristobal Polo de Venise, tient à vous proposer la mise en place du Rafting-Express.

Le concept est d’une simplicité remarquable : Nous voulons ouvrir une ligne de transport scolaire, de voyageurs et de fret sur le Gave d’Ossau au départ de Buziet, pour rejoindre Oloron avec arrêt dans les villages riverains, pour offrir une alternative à cette voie routière. Quatre rotations par aller et retour seront proposées. Les raftings seraient équipés de turbines électriques, voire à hydrogène dès que la technologie de nos chercheurs passera du mode expérimental à la mise en route effective. Les scolaires feront le trajet à la rame à l’aller, ce qui équivaudra à un entraînement sportif journalier. Ainsi, les professeurs de sport ne seront plus nécessaires, ce qui apportera une aide évidente au problème du manque de fonds de l’Education Nationale. Ils seront embauchés au sein de notre firme immédiatement après leur licenciement s’ils sont en état de fonctionnement.

La rumeur persistante que vous voulez faire passer les cantines scolaires à l’alimentation biologique nous est parvenue. Je tiens à vous signaler que dès à présent, nous préparons une « Business Class » pour transporter huiles, légumes, poulets et patates. Bien sûr les paniers à salade seront également prévus. Tout ce qui est d’origine biologique sera transporté gratuitement pendant un an renouvelable.

La création de la ligne nécessite bien entendu des partenaires : nous souhaitons travailler Local en demandant aux calèches de Buziet de créer une ligne depuis notre port, avec arrêt dans tous les villages, jusqu’à la gare de Pau et l’aéroport.

La maison-mère, basée à Venise, enverra une équipe de professionnels. Ce personnel d’origine italienne, jeune et avec une dynamique familiale forte, scolarisera ses enfants dans les différents établissements ruraux, permettant ainsi de lutter efficacement contre la désertification de nos villages. Il serait bon que les instituteurs soient formés à l’italien pour éviter les conflits dûs à l’incompréhension mutuelle.

Sachant pertinemment que le Rafting-Express ne sera pas une alternative suffisante, nous pensons à nous étendre en remettant en route le transport par bœufs, ânes et mulets sur La R.N 134, dès que la circulation automobile se sera estompée suite à la pénurie de pétrole. Ce nouveau Holding qui se nommera la International Mulet Transport and Co Corporation :

Bien entendu, nous ne nous plaçons pas en concurrent du train mais en complémentarité : Dès que les investissements sur la base de Buziet seront amortis, nous créerons des lignes de transports fluviales :

* Depuis Urdos jusqu’à Oloron (Nous affichons sans ambiguïté notre volonté de prendre de l’altitude).

Vers Bayonne, d’où nous ramènerons thons, crevettes, morues et paniers de crabe, phoques… Nous rétablirons ainsi une partie du patrimoine local haut en couleur, en nous réappropriant notre histoire locale et nos voies navigables.

Nous espérons que le sérieux de ce projet retiendra votre attention : Sachez que la firme à déjà ouvert une première antenne en Slovénie. Quelques ours nous ont posé des problèmes mais tout fonctionne désormais à la perfection, avec l’aide des autochtones.

Je sais que notre cher PDG, Cristobal Polo, veut créer une usine de kayak. Le nom d’Oloron a été cité dans les sites envisagés, mais cette hypothèse ne pourra prendre effet qu’une fois réalisée la Buziet-Oloron. En cas de tsunami ou autre catastrophe naturelle, nos embarcations seront mises immédiatement à la disposition de la sécurité civile.

Bien sûr, nous n’oublions pas les saumons, les infrastructures dans le gave seront réalisées en dehors des périodes de frayage et de remontée. Notre attention sera tournée vers ce beau poisson.

Des emplois, de l’innovation, du respect, de l’histoire, du sport, de la sécurité, de l’écologie, de l’éthique, du bien-être c’est ce que nous vous offrons aujourd’hui pour demain et les générations futures. Soyez les premiers, mettez Oloron en précurseur de l’avenir.

Vous serez bien sûr invités à Venise avec vos épouses, notre siège social est à deux pas de la place San Marco. Notre avion privé vous prendra à Herrère pour finaliser les contrats.

Je vous prie d’agréer, Messieurs les Maire d’Oloron-Sainte-Marie et Président de la CCPO, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean Capdevielle, pour Cristobal Polo

La Consortium International Business Kayak-Postal Organisation and Co est certifiée aux labels :

3E : (Ethicsm / Economy/ Ecology) GF1P: (Groupment/Foundation/One/Planet)

mercredi 30 mars 2011

Rencontre-échange autour du livre Paroles d'écolos


La soirée échange-rencontre-lectures autour du livre "Paroles d'écolos" se déroulera à Oloron dans le cabaret de radio Oloron (et en direct sur les ondes de 89.2...) le Vendredi 1er Avril à 20h30 en présence de plusieurs auteurs (André Cazetien, Eric Pétetin, Laurent Caudine, Etienne Boyer, Jean Capdevielle, Nicolas Loustalot...)

Le thème fil vert de la soirée sera : "Remettre l'humain au coeur de la nature et la nature au coeur de l'humain"...

La soirée sera animée par Francis Cha

Entrée Libre

Festival Porte Voix du 6 au 9 Avril à Oloron



Chanson engagée,
Chanson sociale, politique,
Chanson à texte et à thème,
La chanson qui dit, vocifère, insulte ou dénonce,
Cette chanson-là fait partie intégrante de notre univers
...musical.
Délaissée par les grands médias et pourtant toujours si vivante
et présente, nous voulons la mettre en exergue, le temps d’un
festival, durant trois jours.

Lire le programme

Organisation :

Mairie d’Oloron Sainte-Marie
Service culture & vie associative,
Service jeunesse
www.oloron-ste-marie.fr

CCPO
Service spectacle vivant
www.spectaclevivant.piemont-oloronais.fr
Renseignements : 05 59 39 98 68
Médiathèque du Piémont Oloronais

dimanche 27 février 2011

Francis DASPE : Populations rurales oubliées

Les élections cantonales peuvent être l'occasion de susciter des débats de fond. Le risque existe qu'ils soient instrumentalisés à des fins partisanes. La question des relations entre le monde urbain et les espaces ruraux est d'une telle importance qu'elle doit éviter de tomber dans ces travers ou autres tentatives de récupération.

Inciter les gens à délaisser la voiture et favoriser le développement des transports collectifs constitue une urgence au regard des enjeux écologiques actuels. Pour autant, ces préoccupations d'intérêt général ne doivent pas être appréhendées au seul prisme de considérations strictement urbaines en faisant des populations rurales les grandes oubliées de la réflexion.



Pour celles-ci, l'accès à la métropole régionale équivaut de plus en plus à un parcours du combattant : congestion des artères routières, extension des stationnements payants, insuffisance de parkings gratuits dédiés à l'intermodalité permettant le raccordement aux transports collectifs. À cela s'ajoute la forte incitation à se rabattre de fait sur les parkings souterrains affermés à des intérêts privés.

Nous sommes en droit de nous demander s'il ne s'agit pas en définitive d'un formidable égoïsme de nantis se barricadant pour procéder au contrôle d'un espace urbain dont la vocation première est pourtant celle d'une mise en commun. Car une grande métropole possède des devoirs en termes d'accueil des populations rurales, au regard des services publics de portée régionale et d'intérêt général dont elle a été dotée au cours de l'histoire par des investissements publics. Il n'est pas excessif d'affirmer alors qu'une capitale métropolitaine ne s'appartient pas totalement elle-même, mais au contraire se doit à l'ensemble de son aire d'attraction. Les urbains n'hésitent pas à s'approprier l'espace rural et à le remodeler en fonction de leurs désirs et de leurs intérêts, les premiers pouvant d'ailleurs apparaître comme contradictoires avec les seconds. C'est ainsi que l'on note une volonté de transformer la ruralité en musée de la nature tandis que les modes de déplacement sont de plus en plus déterminés par des grands projets d'infrastructures, justifiés par un rôle supposé structurant, alors qu'ils sont vécus comme déstructurants par les populations locales.

Là aussi affleure la satisfaction d'appétits privés avec la garantie de marchés réservés aux entreprises de bâtiment et travaux publics. Là aussi, le partage des retombées positives est inégal : pour les uns, le renforcement de la dynamique de métropolisation ; pour les autres, la réalité de « l'effet tunnel » n'apportant que bien peu de bénéfices. Les gains de temps souvent mis en avant sont au final minimes et particulièrement ciblés : ils concernent prioritairement les rendez-vous d'affaires et les réunions de leaders d'opinion. Est-ce en cela que réside le capitalisme vert ? Se donner bonne conscience par des discours environnementalistes, à l'occasion radicaux, tout en favorisant de puissants intérêts financiers, le tout agrémenté d'un zeste de mépris dès lors que ces irréductibles Indiens se mobilisent pour refuser ces projets ?

Une logique identique de séparation est à l'œuvre avec la réforme des collectivités territoriales. Elle porte en elle les germes de l'assujettissement d'une Gironde rurale réduite à la portion congrue, à une aire métropolitaine bordelaise à la fois conquérante et boulimique. C'est donc à une réflexion globale que nous sommes conviés pour déterminer de nouveaux rapports entre urbain et rural, fondés sur la compréhension et la complémentarité, tout en respectant l'identité de chacun. Les enjeux sont en effet multiples : économiques en termes de développement, sociaux en termes de solidarité, démocratiques en termes de prise de décision politique, écologiques en termes de préservation de l'écosystème. Ces relations inégales et déséquilibrées demandent assurément des inflexions significatives qui ne peuvent se réduire, comme trop souvent, à un véritable déménagement des territoires ruraux…

Francis DASPE

Secrétaire du Comité Sud-Gironde du Parti de Gauche

Source Sud-Ouest

mardi 22 février 2011

C'est la Loppsi Nation...

Dans cette vidéo, Matthieu Bonduelle Secrétaire Général du Syndicat de la Magistrature analyse les dangers de la loi Loppsi :

- Fichage des citoyens, Vidéo surveillance
- Peine Plancher
- Création de nouvelles infractions
- Modification de l'ordonnance de 1945 pour les mineurs
- Contournement du juge

Mobilisons nous contre la loi Loppsi : http://antiloppsi2.net

Loppsi Analyse / La loi expliquée par le Syndicat de la Magistrature from jeremie nestel on Vimeo.