vendredi 26 février 2010

mardi 23 février 2010

Alain Touraine: Comment sortir de la crise ?

Alain Touraine, célèbre sociologue des mouvements sociaux, donne une réponse de sociologue à la question "comment sortir de la crise". Il diagnostique la mort de l'action sociale, et explore les deux possibilités qui s'offrent à nous pour sortir de l'impasse.



Alain Touraine - Sortir de la crise. Les Ernest
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Festival CulturAmerica : le programme 2010



Le Festival CulturAmérica 2010 aura lieu du 19 Mars au 2 Avril. Il y aura durant le Festival un COLLOQUE UNIVERSITAIRE INTERNATIONAL le 25 et 26 MARS 2010 ;
LE BOLIVARISME : de Simon BOLÍVAR à Hugo CHÁVEZ à l'amphi de la Présidence de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, ouvert à tous...
Plus d'informations sur le site du Festival : Ici

Yvan Stefanovitch: La caste des 500

Emmanuel martin a interviewé Yvan Stefanovitch sur son ouvrage la Caste des 500, enquête sur les princes de la république, éditions Jean-Claude Latt, 2010. L'ouvrage démontre les pratiques d'une certaine élite politique française.


Stefanovitch : la caste des 500
envoyé par unmondelibre. - L'actualité du moment en vidéo.

lundi 22 février 2010

Deux mythes sur le microcrédit : le marché contre la pauvreté par Georges Gloukoviezoff

Georges Gloukoviezoff est docteur en économie et spécialiste des questions d’inclusion financière des particuliers. Il est membre de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale et dirige le bureau d’étude 2G Recherche.



L’approche de Yunus pour lutter contre la pauvreté – son idéologie pour rester dans le ton du billet précédent – suppose de distribuer des microcrédits à des pauvres afin que ceux-ci puissent devenir des entrepreneurs et échapper à leur sort misérable. En d’autres termes, il s’agit de leur prêter un capital de départ, charge à eux de le faire fructifier suffisamment pour couvrir leurs coûts, rembourser leurs mensualités et dégager un revenu. Yunus est à ce point convaincu de la pertinence de cet outil qu’il voudrait faire de l’accès au microcrédit un nouveau droit de l’homme. Si la formule a l’efficacité des slogans des meilleurs publicitaires, elle en a également la superficialité.

Au-delà de la provocation volontaire de Yunus, il est utile de revenir sur les limites d’un discours largement partagé qui fait du microcrédit – qu’il se développe au Sud ou au Nord, qu’il soit à finalité professionnelle ou personnelle – l’outil par excellence de la lutte contre la pauvreté grâce au marché. L’entrée par les droits de l’homme met en exergue deux lacunes essentielles de ce raisonnement.

La confusion du moyen et de la fin

Destinée à prévenir que ne se reproduisent les atrocités connues lors de la Deuxième Guerre mondiale, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme vise à garantir la dignité humaine et donc la prévention de la pauvreté. Elle reconnaît notamment le droit à la sécurité sociale, à un niveau de vie décent, à un travail décent, au repos et aux loisirs, à l’éducation ou encore à la participation à la vie culturelle.

Le microcrédit en tant que tel n’est nullement une composante de la dignité humaine. Mal défini, mal octroyé ou mal suivi, il peut même être un facteur d’humiliation et d’appauvrissement. Tous les emprunteurs de la Grameen Bank ne sont pas sortis de la pauvreté. Pour ceux qui y sont parvenus, certains vivent comme une contrainte le fait d’être à leur compte et souhaitent pour leurs enfants un destin de salarié ou de fonctionnaire. D’autres sont seulement passés de la misère à la pauvreté. D’autres enfin ont échoué et sont aujourd’hui surendettés.

En revanche, lorsqu’il est approprié, le microcrédit peut contribuer à assurer l’effectivité des droits de l’homme en permettant l’accès à un emploi décent, à l’éducation, etc. Si l’on se place au niveau des principes, la question qui se pose est donc moins celle de l’affirmation d’un « droit au microcrédit » que du développement d’une société financièrement inclusive.

Le microcrédit peut être un moyen de lutter contre la pauvreté à condition de ne pas surestimer ses capacités et de parvenir à l’insérer de manière cohérente dans la réalité institutionnelle des territoires où il prend place. C’est là le deuxième danger du microcrédit considéré comme un droit : les excès de l’universalisme.

L’universalité du microcredit et le poids de l’idéologie

Croire que mettre un capital à disposition de personnes confrontées à la pauvreté est suffisant pour qu’elles en sortent tient lieu d’idéologie à un microcrédit reposant presque exclusivement sur l’efficacité des mécanismes marchands. Bien sûr, il est incontestable que les personnes en situation de pauvreté ont des compétences qu’elles n’ont pas la possibilité d’exprimer. En revanche, en faire de facto des entrepreneurs en puissance auxquels manquerait seulement le capital de départ, est absurde. D’une part, tous n’aspirent pas à devenir entrepreneur ou n’ont pas les compétences requises. D’autre part, il ne semble pas qu’il existe aujourd’hui un tel gisement inexploité d’activités qu’il permette le développement d’emplois décents pour toutes ces personnes. Evidemment, s’il s’agit de redévelopper les petits métiers du XIXe siècle financés par les usuriers locaux, la question se pose différent. Mais s’il est question de lutte contre la pauvreté et de droits de l’homme, le microcrédit de Yunus reposant uniquement sur le marché est assurément une réponse très imparfaite dans la France de 2010.

Au premier abord, le développement du microcrédit (professionnel ou personnel) en France laisse perplexe. En effet, à l’inverse du Bangladesh, il existe en France un Etat social et un système bancaire sans comparaison. Pourquoi dès lors, un tel outil est-il nécessaire ? Ne peut-on pas voir là un symptôme de la remise en cause simultanée des protections collectives (notamment celles organisées autour de l’emploi comme le montre Robert Castel) et de l’évolution restrictive des pratiques bancaires sous l’effet de trente années de libéralisation de leur secteur ?

Il apparaît alors qu’il est indispensable de ne pas se laisser aveugler par l’idéologie du marché salvateur. Il faut tenir compte des réalités institutionnelles pour que le microcrédit puisse contribuer aussi efficacement que possible au renforcement d’une société financièrement inclusive. À côté de la réponse qu’il apporte dans l’urgence à un besoin individuel de financement et d’accompagnement, il faut également considérer ses effets sur les causes de ces besoins. Pour ne pas être seulement « un cautère sur une jambe de bois », il doit devenir un outil pour amener les différentes parties prenantes à faire évoluer leurs pratiques afin que ces situations ne se reproduisent plus.

Cette remise en question doit concerner l’action de l’Etat notamment lorsque l’on constate que des microcrédits (personnels) sont utilisés pour faire face à des dépenses de santé. Mais elle doit aussi et surtout concerner le secteur bancaire. Pour cela, il faut privilégier le développement d’un microcrédit qui implique de manière opérationnelle les banques en collaboration avec des structures d’accompagnement comme c’est aujourd’hui le cas dans le cadre du Fonds de Cohésion Sociale. C’est par ce partenariat, à condition qu’il s’intensifie, que le microcrédit peut être un outil d’apprentissage pour les banques. Là encore l’Etat a un rôle régulateur à jouer notamment pour favoriser l’émergence d’un mode de financement des microcrédits qui n’en affecte pas la finalité en reposant sur les seuls clients. Eviter l’émergence d’une Grameen Bank à la française conduisant ses emprunteurs à la « marginalité bancaire » et à des taux d’intérêt usuraires est à ce prix.

C’est en favorisant l’émergence de réponses de droit commun que le microcrédit sera, en France, une véritable innovation sociale contribuant à développer l’inclusion financière et ainsi, même modestement, à l’effectivité des droits de l’homme.

Georges Gloukoviezoff


Ses travaux sont disponibles ICI


source Alternatives-économiques.fr

Soirée autour de l'eau en Ossau avec Alandar


Plus d'infos : http://asso-alandar.blogspot.com

dimanche 21 février 2010

Le Temps des Grâces de Dominique Marchais...


Bande annonce du film "LE TEMPS DES GRÂCES", de Dominique Marchais
Festival de Locarno 2009 Etats Généraux du Documentaire de Lussas 2009 Viennale 2009 Festival EntreVues de Belfort 2009 Festival de Vendôme 2009

Une enquête documentaire sur le monde agricole français aujourd'hui, à travers de nombreux récits : agriculteurs, chercheurs, fonctionnaires, écrivains... Un monde qui parvient à résister aux bouleversements qui le frappent - économiques, scientifiques, sociaux - et qui, bon gré mal gré, continue d'entretenir les liens entre générations. Un monde au centre d'interrogations majeures sur l'avenir.

A voir absolument ! En salles depuis le 10 février 2010.

samedi 20 février 2010

C'est à moi que tu parles ?

Le Nouveau Parti anticapitaliste, ou la schizophrénie en bandoulière, par Michel Onfray

Notre époque est réjouissante ! Nous avons un PCF qui ne défend plus la dictature du prolétariat, un PS qui célèbre le marché, des chrétiens qui ne croient pas dans la résurrection de la chair, des philosophes qui occupent le devant de la scène en commentant des livres qu'ils n'ont pas lus, un président de la République fasciné par Georges Bush qui ne voit que par Jaurès et Guy Môquet, quand ça n'est pas Albert Camus, un gouvernement de droite avec des ministres de gauche, des journalistes qui citent à tout bout de champ Guy Debord, des sportifs transformés en intellectuels, et autres joyeusetés de nos temps nihilistes !

A ce défilé de mode digne d'une cour des miracles, il nous faut désormais ajouter des féministes qui estiment que la maternité est le destin de toute femme, que la prostitution relève de l'exercice libre, sinon libéral, de son propre corps, que l'allaitement procure des sensations qui dispensent d'en chercher ailleurs - merci, chère Elisabeth Badinter, de résister à ce "féminisme"-là !

Désormais, il nous faudra également compter avec une femme voilée, laïque et féministe, qui défend l'avortement et la cause homosexuelle ! Cherchez l'erreur... Car le voile signifie la soumission à une religion dont la première qualité n'est pas la séparation du théologique et du politique, mais leur confusion. Une religion qui revendique la subordination de la femme à l'homme et affirme ouvertement son infériorité et la supériorité ontologique et juridique des mâles. Une religion qui n'autorise pas l'avortement, le suicide ou l'euthanasie. Une religion qui criminalise la relation homosexuelle. Nombre de sourates du Coran définissent ce champ idéologique avec une incontestable clarté.

La schizophrénie se porte ces temps-ci en bandoulière, avec affectation même. Le symbole planétaire de l'exploitation des femmes par les hommes sous régime idéologique musulman deviendrait donc l'emblème de la libération des femmes et celui de la laïcité ! Depuis quand un symbole religieux ostentatoire est-il devenu un signe de la laïcité ? Quelle étrange folie peut permettre à une femme de revendiquer le port d'un voile que toutes ses congénères vivant en pays musulman rêvent d'enlever, tout en se disant solidaire d'elles qui mènent l'exact contraire de son combat... médiatique !

Car le voile en régime médiatique signifie autre chose que dans un régime politique concret. Dans un monde où la télévision constitue le réel, ce morceau de tissu assure qu'on attirera les caméras de télévision et les polémiques. Sous l'oeil de serpent d'une caméra, voile et burqa sollicitent le cerveau reptilien et anéantissent le cortex. La télévision adore ce genre de provocation éthologique qui fait si bien tourner la machine à décerveler...

Que le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) qui a beaucoup déçu, moi le premier, en promettant l'union des gauches antilibérales sur une base mouvementiste plus que partidaire, finisse par se contenter de relooker une logique ligueuse insoucieuse de changer véritablement les choses pour ceux qui souffrent au quotidien de la brutalité libérale, n'est pas pour étonner. Car la faucille et le marteau de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), qui sur le drapeau laissent leur place au mégaphone du NPA, expriment clairement les choses : la révolution, c'est le mégaphone plus la télé.

Dans cette perspective, qui ne mange pas de pain politique et réjouit la droite au pouvoir, le voile est un formidable signifiant pour un signifié qui fait peine à voir... Inventer un voile islamique laïc, voilà la première pierre d'un édifice qui ne manquera pas de décevoir ceux qui, comme moi, croient à la nécessité d'un combat à gauche qui réactiverait vivement "Liberté, Egalité, Fraternité", certes, mais également, et surtout, "Solidarité, Laïcité, Féminisme", et qui, loin des effets de voile, comme on dit effet de manche, créerait les conditions d'une démocratie radicale aux antipodes d'une extrême gauche kantienne qui, certes, a les mains propres, mais parce qu'elle n'a pas de mains...

Michel Onfray

Source Le Monde

vendredi 19 février 2010

La crise dans l'oeil de J. Stiglitz...



J.Stiglitz, prix Nobel d'économie et auteur de "la triomphe de la cupidité" participait à une conférence sur la crise.

Voici un extrait où il revient sur l'historique d'une crise qui n'a pas finit de commencer...

jeudi 18 février 2010

Le Nouvel Ordre Mondial décoloré par le Décodeur


Les Derniers Humains vous présentent une webémission intitulée LE DÉCODEUR.
Le sujet de cette première webémission: la gouvernance mondiale.

Depuis deux ans, l'idée d'une gouvernance mondiale est de plus en plus diffusée dans les médias de masse. Cette webémission est une introduction sur le concept de gouvernement mondial et est la première d'une série consacrée à l'idée d'un nouvel ordre mondial en action.

Le journaliste citoyen, Eric Granger, vous présente humblement les enjeux liés à la gouvernance mondiale.

mardi 16 février 2010

Al-Qaïda démystifié par Alain Chouet, ex directeur du Service de renseignement de la sécurité DGSE

Lors d'une table ronde qui s'est tenue au Sénat le 29 janvier 2010 sur le thème "Où en est Al-Qaida", Alain Chouet - ancien directeur du Service de renseignement de sécurité à la DGSE - démystifie le concept "Al-Qaida" et dresse un tableau sans concession des réponses inadaptées et autres instrumentalisations faites par les pays occidentaux, sans pour autant dédouaner les dangers de l'extrémisme islamiste.

Alain Chouet est un officier de renseignement français. Il a notamment occupé les fonctions de chef du bureau de coordination des recherches et opérations anti-terroristes (1980-1985) et celles de Directeur du Service de renseignement de sécurité à la Direction générale de la Sécurité extérieure (2000-02).
N.B. Le "Service de renseignement de sécurité" est la branche anti-terroriste de la DGSE

Laurence Parisot: "L'espérance de vie approche les 100 ans"

L'heure de la réforme approche, et celle de la retraite recule. Laurence Parisot, grande prêtresse du Medef (*) l'a affirmé au Journal du Dimanche : "Il faut changer l'âge légal de départ à la retraite [...] L'espérance de vie approche les 100 ans, comment imaginer trente ou quarante ans sans travailler, et les financer en restant inactif ? Relevons l'âge légal, cela entraînera une hausse du taux d'activité des seniors, comme tout le monde souhaite".





Aux dernières nouvelles, l'Insee affichait pourtant une espérance de vie officielle de 84,5 ans pour les femmes et 77,8 ans pour les hommes. Soit une moyenne de 81 ans, à quelques semaines près. Bien loin du siècle clamé par Dame Parisot, qui plaide par ailleurs pour un recul de l'âge légal à 63,5 voire 65 ans.


D'autant que si l'espérance de vie dépasse les 81 ans, il n'est pas inutile de rappeler que l'espérance de vie en bonne santé (sans limitation d'activité ou sans incapacité majeure) est estimée - toujours par l'Insee - à 64,2 ans pour les femmes et à 63,1 ans pour les hommes. Soit environ l'âge de la retraite prôné par le Medef. Clopin-clopant. Deuxième assertion prodigieuse de notre sainte patronne : Cette réforme accroitrait le taux d'activité des séniors, qui ne dépasse pas les 40% pour les 55-64 ans. Par quel mécanisme miraculeux se ferait-ce ?


Enfin, et surtout, notons que ce débat est totalement faussé. 41 années de cotisations sont actuellement nécessaires pour pouvoir prendre la tangente. La retraite à 60 ans ? Il faudrait avoir commencé à travailler à 19 ans, sans jamais avoir connu de période creuse. Ce qui n'est pas franchement répandu par les temps qui courent... Dès lors, que changera cette réforme ? Les vieux cotiseront moins, la majorité étant inactive à partir de 55 ans. Ce qui réduira mécaniquement le montant des pensions. Il n'y a pas de petites économies...


Les mots ont un sens

lundi 15 février 2010

Préparation des Rencontres Mondiales des Peuples de Montagne à Oloron du 25 Sept au 3 Oct 2010


Dans le cadre de la préparation des rencontres mondiales des Peuples de montagne qui se tiendront à Oloron du 25 Septembre au 3 Octobre à Oloron, l'IPHB accueille une exposition "Les hommes et les ressources naturelles dans le Haut Béarn" le jeudi 18 Février de 10h à 18h à la Maison des vallées, place des Oustalots à Oloron.
Une collation montagnarde sera offerte à 19h.

Pour plus d'informations sur ces rencontres du 25 septembre au 3 Octobre voir le programme : Ici

mercredi 10 février 2010

De l'eau, de l'eau de pluie, de l'eau de la haut...



Aujourd'hui, en étant un eu bricoleur, il est possible de récupérer facilement l'eau de pluie pour l'utiliser dans la maison à chaque fois qu'il est nécessaire d'utiliser de l'eau potable.

mardi 9 février 2010

Dupain "Feniant" extrait de l'album "l'Usina"

Un son, un verbe. En deux albums coup de poing, Dupain s’est forgé une image hors cadres et turbulente chez les enfants de la sono mondiale des années 90. Dans le chaudron de la planète Marseille, le quartier de La Plana a enfanté Dupain, organisme vivant en ébullition permanente.

Vivante la parole. Le chant occitan, partie intégrante de l’identité Dupain, relevait de la fraternité avec les insoumis de tous bords. Peuples sans terres et empêcheurs de consommer en rond. Pas un gramme de rigidité régionaliste dans le propos de nos amis marseillais.


Dupain - Feniant
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"Feniant" est extrait de leur premier album sorti en 2000 et qui s'intitule "L'Usina"

Dupain sur myspace

lundi 8 février 2010

Riots on 2007 G8: Heiligendendamm by G-mO

A l'heure où le sommet du G8 d'Heiligendendamm a été bloqué,G-mO vj vidéaste activiste retrace quatre moments phares de ce périple combatif.
Son reportage capte des luttes et des actions du contre-sommet mélées aux sons offensifs break-beat/abstract-hip hop du musicien The !S.A.D! sur un fond de dénonciation, de résistance unitaire et de protestation.

Régionales 2010: Bernard Uthurry fait la présentation de sa liste


Bernard Uthurry Meeting de Pau Oloron
envoyé par Rousset2010. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Pierre Bourdieu: "Pour moi, Ségolène Royal, instantanément on sait qu'elle n'est pas de gauche"

Pierre Bourdieu dans cet extrait du film de Pierre Carles, évoque le retour de flamme réactionnaire de l'après 68, les parcours de Serge July, Daniel Cohn-Bendit et de Ségolène Royal.


Pierre Bourdieu 1999 Gauche/Droite
envoyé par scalp85.

Barroso veut étendre la culture d'OGM à toute l'UE




Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, veut relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM controversés très vite après la prise de fonctions de sa nouvelle équipe, la semaine prochaine, ont assuré à l'AFP plusieurs sources européennes. "L'autorisation de la culture du maïs MON810 et de la pomme de terre Amflora est une de ses priorités", a confié une source au sein de l'exécutif bruxellois, sous couvert de l'anonymat. "Il veut aller vite pour se débarrasser de ce problème qui lui a pourri son premier mandat", a confirmé un responsable européen.

La première réunion de la nouvelle Commission est prévue le 17 février, "mais le programme de travail est encore en cours d'élaboration", a précisé la porte-parole, Pia Ahrenkilde Hansen. Monsanto attend le renouvellement de l'autorisation pour la culture du MON810, seul OGM cultivé à ce jour dans l'UE, et la société BASF bataille pour sa pomme de terre. D'énormes intérêts financiers sont en jeu. BASF estime entre 30 et 40 millions d'euros par an les revenus dégagés par Amflora, si sa culture est autorisée.

"Barroso ne raisonne qu'en termes de marchés et de relations commerciales"
, a souligné le responsable européen. "Il se fonde sur les avis scientifiques qui disent que ces OGM ne présentent pas de risques pour la santé, mais ne se préoccupe pas des possibles conséquences à long terme sur l'environnement", a déploré la source au sein de la Commission. Le départ de Stavros Dimas, commissaire à l'environnement opposé à la culture des OGM, facilite la tâche à M. Barroso. Mais il doit tenir compte des réticences des Etats. Six pays, dont la France et l'Allemagne, ont interdit la culture du MON810, et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire toutes les cultures d'OGM.

M. Barroso a subi un revers politique l'an dernier lorsque vingt-deux pays ont voté contre sa demande de faire lever les interdictions, et les gouvernements européens sont aujourd'hui très réticents à autoriser les produits OGM en raison de l'opposition de l'opinion, inquiète de leur possible toxicité. "Nous attendons de voir comment il compte s'y prendre", a commenté un diplomate.

Le Monde

André Cazetien et son "Soleil Bleu, soleil noir" à la Petite Librairie, Sam 13 Fevrier de 15h à 18h



PRESENTATION DU RECUEIL DE POÈMES D'ANDRÉ CAZETIEN "SOLEIL BLEU SOLEIL NOIR "
SAMEDI 13 FÉVRIER DE 15 H À 18 H À LA PETITE LIBRAIRIE D'OLORON SAINTE MARIE


Une poésie combattante, pour dire la beauté de notre terre mais aussi la défaillance de l’Homme. Pour aimer le berger, l’ours et la mer que l’on voit danser, mais aussi pour dire que notre ciel s’assombrit et nous cache le soleil.
Après la découverte des poèmes d’André CAZETIEN, on n’est plus tout à fait le même. Notre pas est plus assuré, notre regard plus clair...

André CAZETIEN est né à Maslacq, en Béarn, en 1923. Instituteur et écrivain, il a participé très activement aux grands combats politiques et sociaux du siècle dernier.
Il a été, pendant 18 ans, maire de Mourenx la première ville nouvelle de France.
Sa profession de foi est contenue dans la préface du présent ouvrage.

Plus d'infos sur le site Astobelarra

samedi 6 février 2010

Sur la formation des prix, par francis Cha

De l’impossibilité de séparer l’économique du social : l’exemple des prix


1 Les prix sont des données immédiates de la vie économique, chaque individu effectuant quotidiennement des transactions sur cette base. Le prix est une des preuves qu’il existe dans la société quelque chose que l’on peut qualifier d’’économie’.

2 Les sciences économiques sont donc tenues d’en expliquer la formation. Elles oscillent entre la présentation, soit de débats dont elles disent qu’ils n’ont plus de sens ( rapport du prix à la valeur-travail chez Smith, Ricardo, Marx ou à la valeur-utilité chez Condillac, Say ), soit de constats empiriques sur la formation concrète des prix (en général le prix est un coût plus une marge), soit de l’élégance des explications graphiques de la loi de l’offre et de la demande: Une courbe de demande qui descend (plus le prix proposé baisse plus les intentions d’achat diminue) croise une courbe d’offre qui monte ( plus le prix proposés augmente et plus les producteurs vont augmenter leurs intentions de vente). Le point d’intersection fixe le prix du marché puisque c’est l’accord entre les offreurs et les demandeurs. Fascinés par les sciences physiques et la mécanique des forces, les économistes n’ont de cesse de perfectionner ce dernier modèle. Si celui-ci a quelque mérite pour expliquer la fixation des prix de certains marchés, sa généralisation à l’ensemble de l’économie paraît abusive.

3 Nous définirons le prix comme une convention sociale entre des échangistes dans un contexte de rapport de force économique et social.

4 Notre analyse se situe dans le cadre de la théorie du facteur unique de production , le travail (Smith, Ricardo, Mill, Marx, Keynes). Le travail est le seul facteur qui ajoute des biens et des services mis à la disposition des agents économiques.

5 Chaque produit a une valeur-travail correspondant au temps de travail nécessaire pour le produire . Les biens et services autoproduits ont une valeur-travail sans prix . Des produits naturels accaparés ont un prix sans valeur-travail .

6 L’erreur de Ricardo est de croire qu’il y a des biens rares et des biens reproductibles . Les biens sont les deux à la fois.

7 Le prix d’un produit rémunère le facteur travail et le revenu du propriétaire.

8 Une source alimente un village. Une personne en prend possession et exige une rémunération pour l’usage de l’eau. Le stock de richesses mis à la disposition de la société n’a pas varié.

9 Si on suppose que ce propriétaire est inactif, il perçoit sans travail le produit du travail d’autrui. On le qualifiera de rentier absolu. L’appropriation du produit du travail d’autrui s’effectue donc par l’existence de la propriété privée.

10 L’appropriation du produit du travail d’autrui se fait également par le jeu de l’échange marchand.

11 le rapport des prix entre un produit A et un produit B n’est pas le rapport des temps de travail pour produire A et B puisque les prix sont une convention sociale.




12 Les échanges sont à la fois un échange de produits mais aussi en même temps un échange de temps de travail. Si le produit (bien ou service ) d’un service d’une heure produit par un agent A est vendu 200 euros à un agent B dont la rémunération pour une heure de travail est de 50 euros, l’heure de A s’échangera contre 4H de B. B aura travaillé 4 heures pour obtenir 1 heure de travail de A. Le calcul peut s’effectuer en incluant les temps de formation (si le temps de formation de A est 1 H on comptera l’heure à 100 euros et l’heure de A s’échangera contre 2H de B ).

13 On qualifiera A de rentier relatif puisque l’échange l’a avantagé du point de vue du temps de travail.

14 La qualification des 3H, supplément de temps de travail de B pour acheter le service de A pose problème. Si l’on prend comme critère de la justice l’échange d’une heure de travail contre une heure (conception socialiste : à chacun selon son travail), on définira l’échange comme injuste. Les 3H seront définis comme l’exploitation’ de B par A. Seul l’échange d’une heure de travail contre une heure de travail serait considéré comme juste.
Si l’on considère l’économie comme un jeu (conception libérale), A gagne et B perd. Les 3H seront définies comme gain pour l’un et perte pour l’autre.

15
Du point de vue communiste, toute société fondée sur la liberté des échanges est injuste. L’ ‘exploitation’ est inhérente à l’échange. Un agent qui obtient un produit de deux heures de travail contre une heure de son travail gagne une heure de travail. chaque échangiste peut dire ‘ nous échangeons, tu m’exploites ou je t’exploite’. Ceci est injuste.
Dans la conception libérale-capitaliste , on peut dire : ‘nous échangeons, je perds ou tu perds, tant pis pour le perdant.’

16 Dans un échange , A qui a un salaire supérieur à B s’accapare d’une partie du travail de B.

17 Le terme ‘échange inégal’ est neutre du point de vue du jugement de valeur, puisque cette inégalité peut être jugée comme juste ou injuste.

18 L’échange inégal des temps de travail est une donnée objective des sociétés fondées sur l’échange libre.

19 Convenons de qualifier de ‘rente en temps de travail’ le montant du temps de travail obtenu dans l’échange (3H pour A en défaveur de B).

20 Dans le rapport salarial, le patron achète le bien ou le service produit par ses salariés.En travaillant 8 heures, il obtient le produit de 80 heurs de travail de ses 10 salariés.

21
Dans la conception communiste, le seul moyen de supprimer l’exploitation est de supprimer la propriété privée et l’échange marchand. Celui-ci est remplacé par l’économie redistributive, ou l’échange basé sur des bons de temps de travail.

22 Vouloir une société ‘juste’ (au sens communiste) dans une économie fondée sur l’échange marchand est logiquement impossible.

23 La formation des prix met en jeu tous les mécanismes de la domination. L’analyse strictement économique de la formation des prix est un mensonge social, le ‘trou noir’ de la domination sociale.


Lire le blog de francis Cha

mercredi 3 février 2010

Le NPA présente une candidate voilée dans le Vaucluse

Pour le dirigeant du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, il n'y a aucun problème à ce qu'une femme qui porte le voile se présente aux régionales sous la bannière du parti. Le Figaro de mercredi 3 février stipule que M. Besancenot, lors d'un déplacement en Ile-de-France où il est tête de liste vendredi 29 février dans le cadre de la campagne, a affirmé "qu'une femme peut être 'féministe, laïque et voilée'. Et encore qu'une femme voilée, 'c'est l'image de notre intégration dans les quartiers'."

Olivier Besancenot a confirmé à cette occasion qu'une jeune candidate qui porte le voile est présente sur la liste du Vaucluse en région PACA. "Ilham Moussaïd, étudiante et trésorière départementale de son parti, est membre du 'comité populaire' à Avignon", souligne le quotidien. Une présence qui risque de faire des remous au sein du NPA, un parti qui "a pris pied dans les quartiers populaires de banlieue où se concentrent les populations issues de l'immigration". Le chargé des quartiers au NPA assure que cette démarche n'a rien de communautariste et qu'elle reflète les préoccupations d'une population touchée de plein fouet par la crise.



Cependant, pour Anne Leclerc, membre du comité exécutif du NPA, chargée des droits des femmes, "la candidature d'Ilham la met mal à l'aise", explique le quotidien. Lors de la dernière université d'été du NPA à Port-Leucate, "elle a promis que 'les valeurs féministes' brandies dans toute l'histoire de la LCR 'ne seront pas dissoutes' au sein du NPA".


source Le Monde

mardi 2 février 2010

Haïti: Régis Debray et le concept de pupille de l'Humanité

Régis Debray aux micros de France Inter évoque pour la première fois la notion de "pupille de l'Humanité".


Régis Debray - France Inter
envoyé par franceinter. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Décolorons les Nanotechnologies avec Basta Mag !

Le développement des nanotechnologies amènera-t-il une société de surveillance totale, où le comportement de chaque être humain sera épié et analysé en permanence ? Allons-nous vers une tyrannie technologique, où l’homme-machine sera prisonnier de la société-fourmilière ? Des réflexions portées par le collectif grenoblois Pièces et main d’œuvre, qui fait partie des plus anciens et des plus farouches opposants aux nanotechnologies. Rencontre avec ces militants, critiques du « système technicien », qui ont bien voulu répondre, par écrit, à nos questions.


Basta ! : Le gouvernement a lancé depuis octobre un débat national sur les nanotechnologies, piloté par la Commission nationale du débat public. Pourquoi qualifiez-vous cette initiative de « débat pipeau » et de « campagne d’acceptabilité » ?

Pièces et main d’œuvre : La Commission nationale du débat public a été mandatée par le gouvernement pour une série de pseudo-débats sur les nanotechnologies, dix ans après la décision d’investir massivement dans ce domaine, trois ans après l’inauguration de Minatec, le « premier pôle européen de micro et nanotechnologies » à Grenoble, et alors même que le « Plan de relance » et le « grand emprunt » de Sarkozy font des nanos leur priorité. Il ne s’agit pas de permettre à la population des choix politiques, mais de les lui faire avaliser, après coup. Les décideurs redoutent ce qu’ils nomment le « syndrome OGM » – une révolte d’opinion contre les nouvelles technologies – et usent de procédures d’acceptabilité mises au point par des sociologues selon lesquels « faire participer, c’est faire accepter ».

« Nanotechnologies = maxi-servitude » peut-on lire sur les banderoles des opposants à ce débat public. En quoi ces technologies sont-elles selon vous un outil d’asservissement des êtres humains ?

Par l’informatisation et la numérisation totales de la planète et de nos vies, les nanotechnologies nous font basculer dans un monde entièrement piloté par la machine, et nous transforment en rouages de cette machine, au même titre que les marchandises, les infrastructures, l’environnement, etc. Représentez-vous un filet électronique aux mailles ultra-fines, composé de quantités d’outils miniaturisés (objets communicants disséminés partout, puces à radiofréquence, capteurs de toutes sortes, caméras « intelligentes » à reconnaissance faciale ou de détection de comportements « atypiques », lecteurs biométriques, GPS, oculomètres pour suivre le regard, scanners corporels, etc), collectant en permanence des milliards de données sur nos comportements, nos habitudes, nos déplacements, nos relations, nos idées.

Au-delà de la surveillance totale qu’implique une telle collecte de données personnelles, la servitude technologique réside dans cette connexion permanente à tout et à tous, et à la dépendance envers le système technicien et industriel pour la moindre activité, dans les gestes jusqu’ici réalisés de façon autonome – depuis les courses pour la maison jusqu’au soin des enfants ou des personnes âgées.

Pire, ces immenses quantités d’informations alimentent les statistiques à très grande échelle, qui permettent de réguler le moindre aspect de nos vies et de nos rapports humains, de lisser les flux, de supprimer tout obstacle au fonctionnement global de la société-fourmilière. C’est la fin de l’imprévu, de l’impromptu, des frictions qui sont la vie. Le groupe IBM, avec son projet de « planète intelligente », annonce que ses systèmes permettront bientôt d’anticiper les délits, par exemple.

Un de vos textes [1] évoque l’avènement d’une « société de contrainte » : « L’accélération technologique est l’autre nom de l’expansion totalitaire. La société de contrôle, nous l’avons dépassée ; la société de surveillance, nous y sommes ; la société de contrainte, nous y entrons. » Comment les nanotechnologies contribuent-elles à cette « société de contrainte » ?

Les dispositifs décrits ci-dessus, dont beaucoup sont déjà opérationnels, constituent l’outillage de la société de surveillance. Parallèlement à cette gestion de masse des populations, les nanotechnologies permettent l’intervention précise sur chaque individu. La convergence entre les nanos, les biotechnologies, l’informatique, les sciences cognitives rend possible l’alliage du vivant et de l’inerte, et la création d’implants électroniques pour le corps. A Clinatec, clinique expérimentale du cerveau créée par le Commissariat à l’énergie atomique et Minatec à Grenoble, on nous promet « des nanos dans le cerveau ». Les neuro-technologues conçoivent des implants neuronaux destinés à réduire les effets de la maladie de Parkinson, mais aussi à modifier le comportement de personnes qui présentent des troubles obsessionnels compulsifs (TOC), des troubles de l’alimentation (anorexie, boulimie) ou des dépressions.

Les nanotechnologies mettent à notre disposition des moyens de réguler nos humeurs (finis les suicides au travail), nos comportements, nos sensations. Bref, d’intervenir dans notre for intérieur, plus finement que les méthodes biochimiques ou que les trois heures et demi de télévision quotidiennes.Lire la suite sur Basta Mag

Plus d'infos sur le documentaire Le silence des nanos

Décolorons La République des corps gras avec Benoit Poelvoorde...

lundi 1 février 2010

Décolorons le "tout va bien" avec Paul Jorion



Paul Jorion né le 22 juillet 1946, est anthropologue et sociologue, spécialisé dans les sciences cognitives et l'économie. Il a enseigné dans les universités de Bruxelles, Cambridge, Paris VIII et l'université de Californie à Irvine. Il a également été fonctionnaire des Nations Unies (FAO), participant à des projets de développement en Afrique.

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