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mercredi 1 juillet 2009
samedi 27 juin 2009
Les jours tristes entre Oloron et Jaca...
Ballade photo entre Jaca et Oloron-Sainte-Marie, les soeurs jumelles dansant dans les bras de Tiersen sur un air des jours tristes...
Thermes romains d'Oloron: vers un "gâchis" ?
L'archéologue vient au secours des thermes
La découverte des thermes romains sur un chantier du quartier Sainte-Marie fait causer au sein de la communauté des archéologues d'Aquitaine. Les discussions portent sur le contexte désastreux de la mise au jour et sur l'avenir du site.
Doit-on se satisfaire d'une conservation de vestiges enfouis ? Ou plutôt envisager une mise en valeur en direction du public ?
On sait que les avis sont partagés. D'aucuns considèrent que le trésor oloronais ne présente pas un état de conservation suffisant pour en faire un site ouvert. Le ministère de la Culture via la Drac (1) a d'ailleurs choisi l'option de recouvrir les vestiges. D'autres, au contraire, estiment que le site est massacré si personne ne se bouge pour lui redonner vie. Plus que jamais le débat est ouvert. Même en ville, sur le zinc, à l'heure du café.
Un « gâchis »
Luc Wosny, le scientifique qui a fait un travail remarquable à Guynemer, prend le risque de se mouiller en faveur des bains publics érigés au temps de l'empereur Auguste. Et il n'y va pas avec le dos de la cuillère pour dénoncer « le gâchis ».
« On dispose des restes d'un bâtiment en élévation. C'est rare. Peut-on d'ailleurs encore parler d'archéologie ? Jusqu'à présent, à Guynemer ou aux abords de la cathédrale, toutes les découvertes étaient cachées dans le sous-sol. Avec les thermes romains, Oloron est face à un nouveau monument historique, à du patrimoine sur pied », prévient-il.
exemple de thermes romains
Il va encore plus loin au moment d'évoquer la réalité de l'état de la connaissance scientifique sur un site où les engins de chantier ont travaillé pendant une quinzaine de jours sans contrôle. « C'est comme si quelqu'un avait trouvé la crypte de Saint-Grat et l'attaquait à coups de pelle mécanique. D'après mes informations, je pense qu'il reste encore des choses à accomplir au niveau des thermes. Pour l'heure, ce ne sont que des miettes de données qui ont été récoltées. »
Mesures d'exception
Pour lui, « face à une découverte d'exception, il faut prendre des mesures d'exception ». Dans l'intérêt général. « Il faut réfléchir à une mise en valeur publique. Celle-ci passe par une reprise du bâti à l'aménageur et par la construction d'un musée à l'image de la Domus des Bouquets à Périgueux. Même en restant plus modeste. »
Les restes de la villa périgourdine ne payaient pas de mine au début des années 1990. Jusqu'à la création d'un musée gallo-romain mis en scène par le célèbre architecte Jean Nouvel. C'est désormais un lieu culturel et touristique majeur.
C'est la raison pour laquelle Luc Wosny lance un appel aux élus locaux : « Ils ont une véritable capacité d'influence et de décision. Oloron bénéficie du label d'art et d'histoire. Un site est déjà classé par l'Unesco. Il y a certainement des financements disponibles pour élaborer un projet. »
Luc Wosny identifie un levier de développement. « Vous avez une superbe cathédrale et des quartiers magnifiques : le haut de Sainte-Croix, les remparts romains, la tour... Vous avez une économie basée un minimum sur la culture et le tourisme culturel. Cette découverte est un atout supplémentaire. »
Patrice Sanchez pour Sud-Ouest
(1) Direction régionale des affaires culturelles.
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La découverte des thermes romains sur un chantier du quartier Sainte-Marie fait causer au sein de la communauté des archéologues d'Aquitaine. Les discussions portent sur le contexte désastreux de la mise au jour et sur l'avenir du site.
Doit-on se satisfaire d'une conservation de vestiges enfouis ? Ou plutôt envisager une mise en valeur en direction du public ?
On sait que les avis sont partagés. D'aucuns considèrent que le trésor oloronais ne présente pas un état de conservation suffisant pour en faire un site ouvert. Le ministère de la Culture via la Drac (1) a d'ailleurs choisi l'option de recouvrir les vestiges. D'autres, au contraire, estiment que le site est massacré si personne ne se bouge pour lui redonner vie. Plus que jamais le débat est ouvert. Même en ville, sur le zinc, à l'heure du café.
Un « gâchis »
Luc Wosny, le scientifique qui a fait un travail remarquable à Guynemer, prend le risque de se mouiller en faveur des bains publics érigés au temps de l'empereur Auguste. Et il n'y va pas avec le dos de la cuillère pour dénoncer « le gâchis ».
« On dispose des restes d'un bâtiment en élévation. C'est rare. Peut-on d'ailleurs encore parler d'archéologie ? Jusqu'à présent, à Guynemer ou aux abords de la cathédrale, toutes les découvertes étaient cachées dans le sous-sol. Avec les thermes romains, Oloron est face à un nouveau monument historique, à du patrimoine sur pied », prévient-il.
exemple de thermes romainsIl va encore plus loin au moment d'évoquer la réalité de l'état de la connaissance scientifique sur un site où les engins de chantier ont travaillé pendant une quinzaine de jours sans contrôle. « C'est comme si quelqu'un avait trouvé la crypte de Saint-Grat et l'attaquait à coups de pelle mécanique. D'après mes informations, je pense qu'il reste encore des choses à accomplir au niveau des thermes. Pour l'heure, ce ne sont que des miettes de données qui ont été récoltées. »
Mesures d'exception
Pour lui, « face à une découverte d'exception, il faut prendre des mesures d'exception ». Dans l'intérêt général. « Il faut réfléchir à une mise en valeur publique. Celle-ci passe par une reprise du bâti à l'aménageur et par la construction d'un musée à l'image de la Domus des Bouquets à Périgueux. Même en restant plus modeste. »
Les restes de la villa périgourdine ne payaient pas de mine au début des années 1990. Jusqu'à la création d'un musée gallo-romain mis en scène par le célèbre architecte Jean Nouvel. C'est désormais un lieu culturel et touristique majeur.
C'est la raison pour laquelle Luc Wosny lance un appel aux élus locaux : « Ils ont une véritable capacité d'influence et de décision. Oloron bénéficie du label d'art et d'histoire. Un site est déjà classé par l'Unesco. Il y a certainement des financements disponibles pour élaborer un projet. »
Luc Wosny identifie un levier de développement. « Vous avez une superbe cathédrale et des quartiers magnifiques : le haut de Sainte-Croix, les remparts romains, la tour... Vous avez une économie basée un minimum sur la culture et le tourisme culturel. Cette découverte est un atout supplémentaire. »
Patrice Sanchez pour Sud-Ouest
(1) Direction régionale des affaires culturelles.
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vendredi 26 juin 2009
Carrefour poursuit un vigile en diffamation
Cent mille euros : c'est la somme demandée en réparation, mercredi 24 juin devant le TGI de Nanterre, par Carrefour, à l'un des anciens vigiles de son magasin Bercy 2 (Val-de-Marne). Ce dernier avait mis en cause, dans la presse, le comportement de l'enseigne après son dépôt de plainte pour injure raciste contre un client qui n'était autre qu'un cadre du ministère de l'immigration.
L'affaire remonte au 26 avril 2008. Agent de sécurité, Pierre-Damien Kitenge se voit demander par une caissière de vérifier les papiers d'identité d'un client souhaitant payer par chèque. Une vérification d'usage pour tout montant supérieur à 250 euros. Selon le vigile, le client, Gautier Béranger, directeur de cabinet du secrétaire général du ministère de l'immigration, se serait prévalu de sa fonction et lui aurait lancé : "Monsieur, je vous connais, vous êtes sans papiers. (...) Sale Noir. Vous ne savez pas qui je suis. Vous pouvez mettre une croix sur votre carrière."
Le jour même, "choqué", Pierre Damien Kitenge décide de déposer une plainte. "Le directeur du magasin tente d'étouffer l'affaire, relate son avocat, Patrick Klugman. Il téléphone à Gautier Béranger pour lui présenter ses excuses et demande à M. Kitenge de retirer sa plainte." En vain. Celui-ci voit alors sa charge de travail diminuer et ses collègues ne lui adressent plus la parole. SOS-Racisme se saisit de l'affaire et porte plainte contre X... pour subornation de témoins. L'association "s'étonne de l'atmosphère pour le moins pesante qui a conduit à ce que, dans un des plus grands supermarchés de France, personne n'ait rien vu ni entendu".
Le 22 juillet, la justice classe les deux plaintes sans suite. Peu après, M. Kitenge, père de famille qui a, entre-temps, perdu son emploi, est poursuivi en diffamation par Carrefour pour des propos tenus dans le mensuel Entrevue. "Carrefour fait pression sur les salariés pour que personne ne témoigne", indique le vigile dans cet entretien. Le directeur de l'établissement, ajoute-t-il, "m'a garanti que j'aurais un emploi stable si je retirais ma plainte. J'ai reçu trois appels insultants. C'étaient des menaces qui me demandaient de retirer ma plainte".
"Carrefour est une société qui a signé depuis de nombreuses années la Charte de la diversité et qui est considérée comme une entreprise citoyenne en la matière. Voir que son nom est lié à des faits de subornation de témoins pour dissimuler des propos racistes et prendre la défense d'un collaborateur du ministère de l'immigration... c'est simplement insupportable !", a soutenu, lors de l'audience mercredi, Emmanuel Daoud, avocat de la multinationale. Celui-ci a qualifié de "somme relativement ridicule" les 100 000 euros demandés par Carrefour. "Ce n'est rien", a-t-il insisté, soulignant que "la marque Carrefour vaut plus de 6 milliards d'euros".
"La plus grave atteinte pour Carrefour provient de cette procédure (engagée contre Pierre-Damien Kitenge) et non des propos poursuivis", a fait valoir pour sa part Me Klugman. La société éditrice et le directeur de publication d'Entrevue, également poursuivis par Carrefour, n'étaient ni présents ni représentés à l'audience. Le cadre du ministère de l'immigration non plus. Il était pourtant appelé à comparaître.
Le jugement sera rendu le 24 septembre.
Le Monde
L'affaire remonte au 26 avril 2008. Agent de sécurité, Pierre-Damien Kitenge se voit demander par une caissière de vérifier les papiers d'identité d'un client souhaitant payer par chèque. Une vérification d'usage pour tout montant supérieur à 250 euros. Selon le vigile, le client, Gautier Béranger, directeur de cabinet du secrétaire général du ministère de l'immigration, se serait prévalu de sa fonction et lui aurait lancé : "Monsieur, je vous connais, vous êtes sans papiers. (...) Sale Noir. Vous ne savez pas qui je suis. Vous pouvez mettre une croix sur votre carrière."
Le jour même, "choqué", Pierre Damien Kitenge décide de déposer une plainte. "Le directeur du magasin tente d'étouffer l'affaire, relate son avocat, Patrick Klugman. Il téléphone à Gautier Béranger pour lui présenter ses excuses et demande à M. Kitenge de retirer sa plainte." En vain. Celui-ci voit alors sa charge de travail diminuer et ses collègues ne lui adressent plus la parole. SOS-Racisme se saisit de l'affaire et porte plainte contre X... pour subornation de témoins. L'association "s'étonne de l'atmosphère pour le moins pesante qui a conduit à ce que, dans un des plus grands supermarchés de France, personne n'ait rien vu ni entendu".
Le 22 juillet, la justice classe les deux plaintes sans suite. Peu après, M. Kitenge, père de famille qui a, entre-temps, perdu son emploi, est poursuivi en diffamation par Carrefour pour des propos tenus dans le mensuel Entrevue. "Carrefour fait pression sur les salariés pour que personne ne témoigne", indique le vigile dans cet entretien. Le directeur de l'établissement, ajoute-t-il, "m'a garanti que j'aurais un emploi stable si je retirais ma plainte. J'ai reçu trois appels insultants. C'étaient des menaces qui me demandaient de retirer ma plainte".
"Carrefour est une société qui a signé depuis de nombreuses années la Charte de la diversité et qui est considérée comme une entreprise citoyenne en la matière. Voir que son nom est lié à des faits de subornation de témoins pour dissimuler des propos racistes et prendre la défense d'un collaborateur du ministère de l'immigration... c'est simplement insupportable !", a soutenu, lors de l'audience mercredi, Emmanuel Daoud, avocat de la multinationale. Celui-ci a qualifié de "somme relativement ridicule" les 100 000 euros demandés par Carrefour. "Ce n'est rien", a-t-il insisté, soulignant que "la marque Carrefour vaut plus de 6 milliards d'euros".
"La plus grave atteinte pour Carrefour provient de cette procédure (engagée contre Pierre-Damien Kitenge) et non des propos poursuivis", a fait valoir pour sa part Me Klugman. La société éditrice et le directeur de publication d'Entrevue, également poursuivis par Carrefour, n'étaient ni présents ni représentés à l'audience. Le cadre du ministère de l'immigration non plus. Il était pourtant appelé à comparaître.
Le jugement sera rendu le 24 septembre.
Le Monde
lundi 22 juin 2009
Pharos ou la délation anonyme institutionnalisée...
Le ministère de l'Intérieur vient de mettre en place un système permettant de signaler tout délit sur Internet en particulier les usurpations d'identité. Publié samedi 20 juin au Journal officiel, le service propose une importante base de données de délits retrouvés sur le web.
Dénommé Pharos (Plate-forme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements), le système permet à tout internaute de signaler anonymement un délit, ensuite transmis aux services de police.

Le site, selon l'arrêté du Journal officiel, permet "aux utilisateurs et acteurs d'internet, et notamment aux internautes, fournisseurs d'accès et services de veille étatiques, de signaler, sans préjudice du respect dû aux correspondances privées, à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) des sites ou des contenus contraires aux lois et règlements diffusés sur Internet".
Le "traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'OCLCTIC" est destiné à traiter les signalements transmis par les utilisateurs et acteurs d'Internet : recueil centralisé des signalements, réalisation de rapprochements, orientation vers les services enquêteurs compétents.
Au cours du premier mois de fonctionnement, près de 300.000 internautes se sont connectés à la plate-forme de signalement.
Source
Dénommé Pharos (Plate-forme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements), le système permet à tout internaute de signaler anonymement un délit, ensuite transmis aux services de police.

Le site, selon l'arrêté du Journal officiel, permet "aux utilisateurs et acteurs d'internet, et notamment aux internautes, fournisseurs d'accès et services de veille étatiques, de signaler, sans préjudice du respect dû aux correspondances privées, à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) des sites ou des contenus contraires aux lois et règlements diffusés sur Internet".
Le "traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'OCLCTIC" est destiné à traiter les signalements transmis par les utilisateurs et acteurs d'Internet : recueil centralisé des signalements, réalisation de rapprochements, orientation vers les services enquêteurs compétents.
Au cours du premier mois de fonctionnement, près de 300.000 internautes se sont connectés à la plate-forme de signalement.
Source
dimanche 21 juin 2009
Sarkozy, G8, Bilderberg, "sortie de crise" rapide et casse sociale

L'article ci dessous est tiré du site Science21 (Blog internationale du collectif "indépendance des chercheurs")
Le 22 juin à Versailles, Nicolas Sarkozy parlera au Congrès de la société d'après la crise, à en croire les informations récentes. La perspective d'une « sortie de crise » rapide, évitant les « plans de relance » jugés trop coûteux, a été évoquée par le G8 à Lecce il y a une semaine et à la conférence de Bilderberg à Athènes en mai dernier. Il s'agit de la « solution » avec un maximum de casse sociale mais qui convient aux milieux d'affaires. Un participant à la conférence de Bilderberg, le président de la Banque Centrale Européenne Jean-Claude Trichet, vient de pronostiquer le retour de la « croissance » pour 2010 et de réclamer des politiques de rétablissement de « l'équilibre des comptes publics ». Tout semble donc indiquer que la politique choisie sera bien la plus antisociale, et qu'elle s'accompagnera d'une stratégie de suppression accélérée des services publics. Les événements récents marqués par des passages en force contre la recherche publique et les universités (notamment, sur l'avenir du Centre National de la Recherche Scientifique, CNRS , ou le statut des enseignants-cercheurs), la formation des eneignants, l'éducation nationale ou la Santé publique, ne relèvent pas de « maladresses ». La présence au sein du gouvernement de ministres de « gauche » ne semble avoir rien changé à ce choix stratégique.
Que penser, dans ces conditions et vu les enjeux, du vote du Conseil Scientifique du CNRS de mardi dernier, où un président élu syndical a soutenu un projet de contrat d'objectifs qui entérine la disparition programmée du Centre ? Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse ne pouvaient s'attendre à une meilleure aubaine (six voix pour, cinq contre).
En mai dernier, le journaliste Jim Tucker avait estimé que les principales tendances exprimées lors de la conférence de Bilderberg de 2009 n'allaient pas dans le sens de plans de relance prolongés, mais dans celui d'une crise rapide et profonde avec un coüt social très élevé, de façon à rendre possible une « reprise rapide » des « affaires ».
Ce qui revient : 1) à considérer la crise comme un accident de parcours ; 2) à en faire payer la facture par les « petits citoyens » dans le monde entier ; 3) à accélérer encore l'application de la même politique qui a conduit à l'actuelle crise économique.
Pour contrôler l'exécution de cette politique et « avancer » vers la mise en place d'un gouvernement mondial sous la coupe des oligarchies financières, des gouvernances planétaires devraient sans tarder être introduites dans les domaines financier et de la Santé. Le Fonds Monétaire International (FMI) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) deviendraient alors des grands ministères supranationaux.
Les articles de MINA et de la Pravda :
Bilderberg Group orders destruction of US Dollar? (MINA, 21 mai)
Bilderberg: the meeting of the mediocre minds (Pravda, 22 mai)avaient également évoqué les dangers de cette stratégie, notamment en ce qui concerne un éventuel effondrement du dollar US.
Rappelons aussi la relation des participants à la dernière réunion du groupe de Bilderberg, accessible à l'adresse : Ici
Les participants « officiels » français sont d'après ce communiqué du 19 mai :
Nicolas Baverez, chroniqueur de l'hebdomadaire Le Point
Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP
Alexandre Bompard, PDG d’Europe 1
Henri de Castries, PDG d'AXA
Christine Lagarde, ministre de l’Economie Christine Lagarde,
Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC),
Thierry de Montbrial, président de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI),
Denis Olivennes, directeur du Nouvel Observateur
Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale
Jean Pisani-Ferry, économiste
Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne.
Le clair désaveu par les citoyens, en France comme dans l'ensemble de l'Union Européenne, de la politique de privatisations, de délocalisations et de dumping social des dernières décennies se trouve exprimé avec force dans le taux d'abstention sans précédent aux dernières élections européennes. Mais de toute évidence, « il a été décidé » de n'en tenir aucun compte. Ce que semble confirmer l'annonce d'une grande continuité dans la composition du futur gouvernement français. Il en est de même en ce qui concerne la politique de démantèlement du CNRS et des autres organismes publics de recherche scientifique et technologique, ou la stratégie de privatisation des universités, de l'éducation nationale, de la Santé et des autres services publics.
En clair, une « fin de crise rapide » signifie, pour un pays comme la France, la fin des acquis de la Libération. Qu'il s'agisse de droits civiques et sociaux, ou de l'existence d'un secteur public de l'économie et de services publics, la facture de la crise pour le plus grand nombre sera la fin de ces conquêtes sociales et démocratiques du XXème Siècle.
Ce ne sont pas les responsables de cette crise qui devront la payer, si leur plan se réalise. Mais est-il vraiment viable ?
Car il reste à voir si les oligarchies financières occidentales parviendront à imposer cette politique à la planète entière, et si elles sortiront indemnes de leur fuite en avant.
samedi 20 juin 2009
mercredi 25 mars 2009
Non aux trainées d'épandage aériennes...

L’ACSEIPICA propose une pétition en ligne :
A l’attention de : Mr Nicolas SARKOZY président de la Republique française
Je soussigné(e) estime avoir le droit d’être informé(e) au sujet des trainées d’épandage aériennes.
Ce ne sont pas de simples trainées de condensation puisqu’un avion de peut produire des trainées de condensation qu’au dessus de 8000m d’altitude tandis que les avions à la source de tels épandages circulent beaucoup plus bas dans les couloirs militaires et sont beaucoup plus nombreux que les appareils civils censés y circuler. On peut également le constater à leur taille apparente et à leur ronronnement caractéristique aisément audible dans les endroits silencieux. Il suffit de suivre des yeux ces traces quelques minutes pour constater qu’elles s’effilochent en nuages étranges dont les couleurs et les formes dévoilent une composition chimique particulière au contraire des trainées de condensation qui disparaissent habituellement au bout de 10mn en moyenne. D’ailleurs ces nouveaux nuages sont apparus en 2000 dans la nomenclature météo des nuages. Certaines de leurs influences sur le climat sont directement observables : ciel de plus en plus voilé et blanchâtre, augmentation des écarts thermiques, brouillards persistants et vent au lieu de pluie. De plus on ne peut que soupçonner leur influence sur la santé avec l’accroissement notable des maladies respiratoires telle que l’asthme, neuro-dégénérescentes telle que la maladie d’Alzheimer tout comme les cancers liés à l’environnement.
Quand au financement de ces opérations, nous citoyens sommes en droit de demander des comptes. Alors que des conférences mondiales se tiennent sur le climat il n’est pas concevable d’occulter plus longtemps de telles opérations aux répercussions bien réelles.
En conséquence, je désire que toute la lumière soit faite à ce sujet et je demande qu’il soit mis fin à ces épandages toxiques pour que la Terre et ses habitants d’aujourd’hui et de demain retrouvent santé et équilibre. Respectons la Terre et son atmosphère et mobilisons nous pour notre santé et la sienne.
Vous pouvez signer la pétition ici
NB : Un rapport gouvernemental récemment déclassé fournit pour la première fois une histoire officielle complète des tests d'armes biologiques de la Grande-Bretagne entre 1940 et 1979.
Lire l'article publié sur le Guardian (traduit en français)
Source de l'article sur le Guardian
mercredi 3 décembre 2008
Aliments irradiés : l'envers du décor !

Présentation de l’ouvrage
L’irradiation des aliments est officiellement une technologie idéale au service de la sécurité sanitaire mondiale permettant d’éliminer des pathogènes responsables de millions d’infections d’origine alimentaire. Elle est souvent présentée comme une alternative bienvenue à l’usage d’autres dispositifs comme les produits chimiques (devenus interdits ou impopulaires parce que toxiques). C’est cependant - et surtout - une technologie multi usages (conservation, décontamination, ralentissement du mûrissement, inhibition de la germination) servant à merveille les intérêts de multinationales, répondant à des normes de gestion du risque calibrées pour la production et la commercialisation industrielle de masse à l’échelle mondiale. C’est ainsi un outil de domination économique stratégique.
Après la vache folle, à côté des pesticides et des OGM, l’irradiation des aliments… Dans cet ouvrage collectif, des scientifiques, écologistes, économistes, syndicalistes et consommateurs apportent leur regard sur l’irradiation des aliments et le contexte dans lequel son usage se répand. C’est en réalité un instrument méconnu - mais emblématique - de la mondialisation des échanges agro-alimentaires, sous influence pro nucléaire. C’est une technologie en plein développement au niveau mondial, encouragée par les institutions internationales et certains Etats malgré des conséquences sanitaires, environnementales et socio-économiques non négligeables.
Les risques pour la santé qu’elle induit et les conséquences socio-économiques et environnementales de sa prolifération ne sont pas anodins : perte de vitamines, risques de perturbations génétiques et d’apparition de tumeurs cancéreuses ; conséquences pour l’emploi et l’économie locale par la délocalisation des productions ; risques liés au fonctionnement d’installations et au transport de matières nucléaires, aux modes de production et de distribution industriels de masse (pollutions, changement climatique, atteinte aux milieux naturels et à la biodiversité).
Si nos institutions – mondiales, européennes et nationales – taisent ces enjeux sous couvert de « sécurité sanitaire » et de satisfaction de la demande des consommateurs, il revient aux citoyens de s’informer et d’agir…
Ouvrage coordonné par le Collectif français contre l’irradiation des aliments Avec les contributions de Geneviève Azam, Jean-Pierre Berlan, Roland Desbordes, François Dufour, Yann Fiévet, Thierry Folliard, Véronique Gallais, Wenonah Hauter, Christian Jacquiau, Guy Kastler, Paul Lannoye, Lylian Le Goff, Catherine Le Rohellec, Olivier Louchard, Gilles Maréchal, Yveline Nicolas, Christian Rémésy, Aurélie Trouvé, François Veillerette.
Plus d'informations : Ici
lundi 10 novembre 2008
"Nos enfants nous accuseront" au luxor !
«Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face et de réagir en faisant passer la cantine scolaire en bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses contre la pollution industrielle, aux dangers de la pollution agro chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas. »
Rendez vous au cinéma le luxor à Oloron :
Mercredi 12 Novembre à 21h
Jeudi 13 Novembre à 21h
Lundi 17 Novembre à 21h
Mardi 18 Novembre à 21h
Rendez vous au cinéma le luxor à Oloron :
Mercredi 12 Novembre à 21h
Jeudi 13 Novembre à 21h
Lundi 17 Novembre à 21h
Mardi 18 Novembre à 21h
lundi 29 septembre 2008
J'accepte...ou pas...
Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l’approbation tacite d’une sorte de contrat passé avec chacun d’entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu :
1) J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants.
2) J’accepte d’être humilié ou exploité à condition qu’on me permette à mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.
3) J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.
4) J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j’accepte implicitement). J’accepte aussi qu’elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients.
5) J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s’écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.
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1) J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants.
2) J’accepte d’être humilié ou exploité à condition qu’on me permette à mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.
3) J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.
4) J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j’accepte implicitement). J’accepte aussi qu’elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients.
5) J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s’écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.
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lundi 22 septembre 2008
Liberté d'association au pays basque ? Quel sort pour la « Chambre d'Agriculture associative du Pays Basque »
Euskal Herriko Laborantza Ganbara (= « Chambre d'Agriculture du Pays Basque » en langue basque) est une association loi 1901 qui a pour objet le développement d'une agriculture paysanne et durable en Pays Basque. Elle compte aujourd'hui 10 salariés et est forte du soutien de 1200 membres-donateurs.
Euskal Herriko Laborantza Ganbara, qu'est ce que c'est ?
Les paysans basques membres de la Confédération Paysanne, majoritaires en Pays Basque mais minoritaires dans le département -particulièrement bicéphale et artificiel- des Pyrénées-Atlantiques demandaient en effet depuis 10 ans une chambre d'agriculture spécifique du Pays Basque pour mener une politique favorable aux petites exploitations (majoritaires en Pays Basque) et promouvoir une agriculture paysanne et écologiquement responsable.
La Chambre d'Agriculture officielle des Pyrénées-Atlantiques est en effet tenue par le lobby FNSEA-grands maïsculteurs, favorable à une agriculture industrielle, favorisant la concentration en grandes exploitations, l'irrigation intensive, l'usage toujours plus poussé des pesticides et ayant lancé le projet aberrant d'une usine de bio-éthanol fabriqué à base de maïs à Lacq.
Malgré le caractère largement majoritaire de cette demande (appuyée par 110 maires -toutes tendances confondues- sur les 159 que compte le Pays Basque) et 10 ans de mobilisation ininterrompue, le gouvernement va camper sur un refus intransigeant.
En janvier 2004, la branche locale de la Confédération Paysanne (qui s'appelle ici ELB) avertit le gouvernement que s'il ne créée pas cette Chambre d'Agriculture du Pays Basque d'ici un an, c'est elle qui le fera. ELB mobilise alors l'ensemble de la société civile du Pays Basque et le pari est tenu : Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) est créée le 15 janvier 2005, installée dans des locaux situés dans le petit village d'Ainhice-Mongelos (64 220).
L'association se met à travailler et à faire ce qu'aurait dû faire la Chambre d'Agriculture du Pays Basque si le gouvernement l'avait créée : développement de systèmes autonomes et économes, développement de circuits courts de commercialisation, promotion de pratiques culturales moins consommatrices en engrais et en pesticides, politique visant à favoriser la transmission des fermes à des jeunes (et non leur concentration progressive), organisation d'un salon annuel de l'agriculture paysanne et durable intitulé Lurrama-La Ferme Pays Basque (30 000 visiteurs en 2006 dans une édition parrainée par Edgar Pisani, 36 000 visiteurs en 2007 dans une édition parrainée par Jacques Testart, édition 2008 les 31 octobre, 1er et 2 novembre)
Le succès est impressionnant. Paysans et population locale adhèrent massivement à la démarche.
L'Etat veut interdire l'association !
Mais l'Etat ne l'entend pas de cette oreille. Pour lui, cette association fait de l'ombre à la Chambre d'Agriculture officielle et au projet planifié pour l'agriculture en Pays Basque, à savoir réduire et concentrer considérablement le nombre d'exploitations (« Il faut choisir entre être nombreux ou heureux » dixit un Président de la Chambre d'Agriculture officielle). De plus, cette revendication d'une Chambre spécifique au Pays Basque est vécue comme une grave atteinte au centralisme jacobin. Pourtant, EHLG est composée de gens de toutes tendances politiques : des militants basques mais également des socialistes, des Verts, des centristes etc... Et ceux et celles qui animent EHLG ont un point commun fondamental : ils sont absolument non-violents et farouchement opposés à toute forme d'action violente ou clandestine, ce qui en Pays Basque n'est pas toujours un choix facile à défendre et à assumer.
Malgré tout cela, ce jeudi 18 septembre à Bayonne, à la suite d'une plainte officielle du Préfet, l'association et son Président, Michel Berhocoirigoin seront traînés devant le tribunal correctionnel : au delà de la peine risquée (un an de prison ferme et 15 000 euros d'amende), c'est carrément l'interdiction et la dissolution de l'association qui sont en jeu.
Un précédent gravissime :
La plainte du préfet et la citation à comparaître délivrée par le Procureur de Bayonne arguent du fait que le nom (c'est-à-dire la traduction en français d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara) et les missions d'EHLG « sont de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique ou d'une activité réservée aux officiers publics ou ministériels, et en l'espèce une confusion avec la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques ».
L'affaire est gravissime : il s'agit en effet d'un grave précédent où l'Etat français demande l'interdiction d'une association absolument non-violente, démocratique et transparente, qui n' a commis aucun délit. On ne reproche à cette association aucun acte délictueux, juste son objet et son existence même.
En outre, il nous semble aberrant -en ces temps de crise majeure aux niveaux écologique, agricole, social- de tenter de faire disparaître une association unanimement appréciée pour son travail remarquable et novateur en faveur d'une agriculture paysanne, écologiquement responsable, socialement équitable.
EHLB
Euskal Herriko Laborantza Ganbara, qu'est ce que c'est ?
Les paysans basques membres de la Confédération Paysanne, majoritaires en Pays Basque mais minoritaires dans le département -particulièrement bicéphale et artificiel- des Pyrénées-Atlantiques demandaient en effet depuis 10 ans une chambre d'agriculture spécifique du Pays Basque pour mener une politique favorable aux petites exploitations (majoritaires en Pays Basque) et promouvoir une agriculture paysanne et écologiquement responsable.
La Chambre d'Agriculture officielle des Pyrénées-Atlantiques est en effet tenue par le lobby FNSEA-grands maïsculteurs, favorable à une agriculture industrielle, favorisant la concentration en grandes exploitations, l'irrigation intensive, l'usage toujours plus poussé des pesticides et ayant lancé le projet aberrant d'une usine de bio-éthanol fabriqué à base de maïs à Lacq.
Malgré le caractère largement majoritaire de cette demande (appuyée par 110 maires -toutes tendances confondues- sur les 159 que compte le Pays Basque) et 10 ans de mobilisation ininterrompue, le gouvernement va camper sur un refus intransigeant.
En janvier 2004, la branche locale de la Confédération Paysanne (qui s'appelle ici ELB) avertit le gouvernement que s'il ne créée pas cette Chambre d'Agriculture du Pays Basque d'ici un an, c'est elle qui le fera. ELB mobilise alors l'ensemble de la société civile du Pays Basque et le pari est tenu : Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) est créée le 15 janvier 2005, installée dans des locaux situés dans le petit village d'Ainhice-Mongelos (64 220).
L'association se met à travailler et à faire ce qu'aurait dû faire la Chambre d'Agriculture du Pays Basque si le gouvernement l'avait créée : développement de systèmes autonomes et économes, développement de circuits courts de commercialisation, promotion de pratiques culturales moins consommatrices en engrais et en pesticides, politique visant à favoriser la transmission des fermes à des jeunes (et non leur concentration progressive), organisation d'un salon annuel de l'agriculture paysanne et durable intitulé Lurrama-La Ferme Pays Basque (30 000 visiteurs en 2006 dans une édition parrainée par Edgar Pisani, 36 000 visiteurs en 2007 dans une édition parrainée par Jacques Testart, édition 2008 les 31 octobre, 1er et 2 novembre)
Le succès est impressionnant. Paysans et population locale adhèrent massivement à la démarche.
L'Etat veut interdire l'association !
Mais l'Etat ne l'entend pas de cette oreille. Pour lui, cette association fait de l'ombre à la Chambre d'Agriculture officielle et au projet planifié pour l'agriculture en Pays Basque, à savoir réduire et concentrer considérablement le nombre d'exploitations (« Il faut choisir entre être nombreux ou heureux » dixit un Président de la Chambre d'Agriculture officielle). De plus, cette revendication d'une Chambre spécifique au Pays Basque est vécue comme une grave atteinte au centralisme jacobin. Pourtant, EHLG est composée de gens de toutes tendances politiques : des militants basques mais également des socialistes, des Verts, des centristes etc... Et ceux et celles qui animent EHLG ont un point commun fondamental : ils sont absolument non-violents et farouchement opposés à toute forme d'action violente ou clandestine, ce qui en Pays Basque n'est pas toujours un choix facile à défendre et à assumer.
Malgré tout cela, ce jeudi 18 septembre à Bayonne, à la suite d'une plainte officielle du Préfet, l'association et son Président, Michel Berhocoirigoin seront traînés devant le tribunal correctionnel : au delà de la peine risquée (un an de prison ferme et 15 000 euros d'amende), c'est carrément l'interdiction et la dissolution de l'association qui sont en jeu.
Un précédent gravissime :
La plainte du préfet et la citation à comparaître délivrée par le Procureur de Bayonne arguent du fait que le nom (c'est-à-dire la traduction en français d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara) et les missions d'EHLG « sont de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique ou d'une activité réservée aux officiers publics ou ministériels, et en l'espèce une confusion avec la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques ».
L'affaire est gravissime : il s'agit en effet d'un grave précédent où l'Etat français demande l'interdiction d'une association absolument non-violente, démocratique et transparente, qui n' a commis aucun délit. On ne reproche à cette association aucun acte délictueux, juste son objet et son existence même.
En outre, il nous semble aberrant -en ces temps de crise majeure aux niveaux écologique, agricole, social- de tenter de faire disparaître une association unanimement appréciée pour son travail remarquable et novateur en faveur d'une agriculture paysanne, écologiquement responsable, socialement équitable.
EHLB
samedi 20 septembre 2008
Nous sommes ce que nous semons...
Les gens des villes et des champs refusent
LES MANIPULATIONS ET LE FICHAGE GENETIQUE DU VIVANT
ils défendent
LES DROITS DES PAYSANS ET JARDINIERS DE CONSERVER, UTILISER, ELEVER, ECHANGER ET VENDRE LEURS SEMENCES ET LEURS ANIMAUX
Un sommet international du gène est annoncé à Paris le 28 octobre 2008. Ses visées : mettre en lumière, dans le cadre de la présidence française de l’Europe, les apports de l'innovation génétique à la biodiversité et au développement durable et réfléchir aux lignes directrices d'évaluation des risques sanitaires et environnementaux liés aux OGM.
Au programme : des ogm dans les assiettes ?
Ce renforcement salutaire de l’évaluation pour les cultures ne cache-t-il pas les projets de la Commission Européenne d’accélérer les importations des OGM et de supprimer le droit des Etats de s’y opposer, et ceux de l’industrie de s’approprier la biodiversité au détriment des droits des paysans et des peuples ?
Terminator bis
Sous prétexte de biosécurité (empêcher les contaminations de l’environnement), le programme de recherche Transcontainer financé par l’Union Européenne met au point de nouveaux OGM rendus clandestins par des gènes « suicides » qui disparaîtront de la plante avant qu’elle ne soit vendue aux consommateurs, ou des plantes « zombies » qui sont stériles si elles ne sont pas arrosées par des produits chimiques brevetés.
et les « OGM » clandestins...
Alors que le brevet sur les variétés impose de rendre publique l’information sur les méthodes de sélection utilisées, le Certificat d’Obtention Végétal autorise à garder secrètes les techniques de modification génétique autres que la trangénèse. Des plantes manipulées aux conséquences tout aussi hasardeuses que les OGM sont ainsi vendues aux consommateurs qui n’en veulent pas. Par exemple, mutations génétiques provoquées par radioactivité nucléaire, fusions de cellules d’espèces différentes, nanoparticules…
sans oublier des SEMENCES CONTAMINEES !
L’industrie semencière fait de multiples pressions pour imposer un seuil de contamination des semences. Or, en cas de culture massive d’OGM, toute contamination des semences ne peut qu’augmenter au fur et à mesure des saisons de culture. Accepter la moindre contamination des semences, c’est accepter l’augmentation continue et irréversible de la contamination dans nos champs et de nos aliments.
Au final, un BIOPIRATAGE LEGALISE...
Le Certificat d'Obtention Végétal (COV) permet de protéger le secret sur l'origine des plantes qu’il protège. Ainsi, les variétés paysannes interdites par le catalogue peuvent être « biopiratées » par l'industrie qui peut prendre n'importe quelle graine dans un champ, déposer un COV dessus et s'approprier ainsi un bien commun. Des connaissances traditionnelles sur les vertus thérapeutiques et nutritionnelles des plantes sauvages sont déjà « biopiratées » grâce au brevet sur le gène et sa fonction.
... grâce au FICHAGE GENETIQUE GENERALISE DU VIVANT !
Alors que les promesses des thérapies géniques n’ont pas été tenues, l’apport essentiel de la génétique interventionnelle chez l’homme est la généralisation du fichage génétique qui renforce le contrôle des populations par les gouvernements. Au niveau de la biodiversité, les OGM sont un échec agronomique patent. Mais la génétique a apporté, avec les marqueurs moléculaires, l'outil technique qui manquait à l’industrie pour généraliser le fichage génétique des plantes et des animaux et retrouver dans les champs et les fermes les gènes marqués de ses brevets ou COV : elle marque ainsi sa propriété pour supprimer les droits collectifs des paysans sur leurs propres semences et sur les animaux nés dans les fermes.
NOUS APPELONS LES GENS DES VILLES ET DES CHAMPS A SE RASSEMBLER LE 27 OCTOBRE A PARIS ET LE 28 OCTOBRE AU SOMMET DU GENE POUR :
DIRE NON :
–au programme Transcontainer,
–à la contamination des semences,
–au fichage génétique des hommes, des animaux et des plantes,
–à la légalisation du biopiratage, des « ogm » clandestins et de la privatisation des plantes génétiquement fichées par le Certificat d'Obtention Végétal,
–aux brevets et à tous les droits privés de propriété intellectuelle sur le vivant
DEFENDRE LES DROITS COLLECTIFS DES PAYSANS, DES JARDINIERS ET DES COMMUNAUTES :
-de conserver, ressemer, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme,
-de protéger les variétés paysannes contre le biopiratage et les contaminations par des gènes brevetés
-de protéger leurs connaissances traditionnelles contre le biopiratage
REAFFIRMER ENSEMBLE :
–que les semences et les animaux sont un bien commun inaliénable des communautés paysannes qui les ont sélectionnés, cultivés et élevés
–que les savoir faire populaires sont un bien inaliénable des communautés qui les ont élaborés, conservés et transmis
NOUS SOMMES CE QUE NOUS SEMONS, SEMEURS VOLONTAIRES DE BIODIVERSITE
Nous appelons à soutenir et à organiser en France, en Europe et dans toutes les parties du monde la conservation, le semis, les échanges, la diffusion et la protection contre le biopiratage et les contaminations génétiques des semences paysannes, de la biodiversité animale et des savoirs-faire traditionnels interdits par les droits de propriété intellectuelle.
Premiers signataires : Réseau Semences Paysannes, Confédération Paysanne, Amis de la Terre, Faucheurs volontaires, Nature & Progrès, Fondation Sciences Citoyennes, Biocoop, FNAB, SAN - Seeds Action Network, l’association pour le Droit à la Souveraineté Alimentaire, Ecological Society of the Philippines, Institut pour des alternatives écologiques et sociales, Réseaux citoyens de Saint-Etienne
Ce texte est un premier appel pour préparer une mobilisation. Il pourra évoluer pour devenir un appel définitif aux diverses actions, puis une déclaration à l’intention des autorités et du public. Les personnes et organisations de France et de tous les pays qui souhaitent signer cet appel, et/ou s’associer à ces évènement et à leur préparation sont priées de prendre contact : 06 66 67 53 84 et semonslabiodiversite@gmail.com
LES MANIPULATIONS ET LE FICHAGE GENETIQUE DU VIVANT
ils défendent
LES DROITS DES PAYSANS ET JARDINIERS DE CONSERVER, UTILISER, ELEVER, ECHANGER ET VENDRE LEURS SEMENCES ET LEURS ANIMAUX
Un sommet international du gène est annoncé à Paris le 28 octobre 2008. Ses visées : mettre en lumière, dans le cadre de la présidence française de l’Europe, les apports de l'innovation génétique à la biodiversité et au développement durable et réfléchir aux lignes directrices d'évaluation des risques sanitaires et environnementaux liés aux OGM.
Au programme : des ogm dans les assiettes ?
Ce renforcement salutaire de l’évaluation pour les cultures ne cache-t-il pas les projets de la Commission Européenne d’accélérer les importations des OGM et de supprimer le droit des Etats de s’y opposer, et ceux de l’industrie de s’approprier la biodiversité au détriment des droits des paysans et des peuples ?
Terminator bis
Sous prétexte de biosécurité (empêcher les contaminations de l’environnement), le programme de recherche Transcontainer financé par l’Union Européenne met au point de nouveaux OGM rendus clandestins par des gènes « suicides » qui disparaîtront de la plante avant qu’elle ne soit vendue aux consommateurs, ou des plantes « zombies » qui sont stériles si elles ne sont pas arrosées par des produits chimiques brevetés.
et les « OGM » clandestins...
Alors que le brevet sur les variétés impose de rendre publique l’information sur les méthodes de sélection utilisées, le Certificat d’Obtention Végétal autorise à garder secrètes les techniques de modification génétique autres que la trangénèse. Des plantes manipulées aux conséquences tout aussi hasardeuses que les OGM sont ainsi vendues aux consommateurs qui n’en veulent pas. Par exemple, mutations génétiques provoquées par radioactivité nucléaire, fusions de cellules d’espèces différentes, nanoparticules…
sans oublier des SEMENCES CONTAMINEES !
L’industrie semencière fait de multiples pressions pour imposer un seuil de contamination des semences. Or, en cas de culture massive d’OGM, toute contamination des semences ne peut qu’augmenter au fur et à mesure des saisons de culture. Accepter la moindre contamination des semences, c’est accepter l’augmentation continue et irréversible de la contamination dans nos champs et de nos aliments.
Au final, un BIOPIRATAGE LEGALISE...
Le Certificat d'Obtention Végétal (COV) permet de protéger le secret sur l'origine des plantes qu’il protège. Ainsi, les variétés paysannes interdites par le catalogue peuvent être « biopiratées » par l'industrie qui peut prendre n'importe quelle graine dans un champ, déposer un COV dessus et s'approprier ainsi un bien commun. Des connaissances traditionnelles sur les vertus thérapeutiques et nutritionnelles des plantes sauvages sont déjà « biopiratées » grâce au brevet sur le gène et sa fonction.
... grâce au FICHAGE GENETIQUE GENERALISE DU VIVANT !
Alors que les promesses des thérapies géniques n’ont pas été tenues, l’apport essentiel de la génétique interventionnelle chez l’homme est la généralisation du fichage génétique qui renforce le contrôle des populations par les gouvernements. Au niveau de la biodiversité, les OGM sont un échec agronomique patent. Mais la génétique a apporté, avec les marqueurs moléculaires, l'outil technique qui manquait à l’industrie pour généraliser le fichage génétique des plantes et des animaux et retrouver dans les champs et les fermes les gènes marqués de ses brevets ou COV : elle marque ainsi sa propriété pour supprimer les droits collectifs des paysans sur leurs propres semences et sur les animaux nés dans les fermes.
NOUS APPELONS LES GENS DES VILLES ET DES CHAMPS A SE RASSEMBLER LE 27 OCTOBRE A PARIS ET LE 28 OCTOBRE AU SOMMET DU GENE POUR :
DIRE NON :
–au programme Transcontainer,
–à la contamination des semences,
–au fichage génétique des hommes, des animaux et des plantes,
–à la légalisation du biopiratage, des « ogm » clandestins et de la privatisation des plantes génétiquement fichées par le Certificat d'Obtention Végétal,
–aux brevets et à tous les droits privés de propriété intellectuelle sur le vivant
DEFENDRE LES DROITS COLLECTIFS DES PAYSANS, DES JARDINIERS ET DES COMMUNAUTES :
-de conserver, ressemer, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme,
-de protéger les variétés paysannes contre le biopiratage et les contaminations par des gènes brevetés
-de protéger leurs connaissances traditionnelles contre le biopiratage
REAFFIRMER ENSEMBLE :
–que les semences et les animaux sont un bien commun inaliénable des communautés paysannes qui les ont sélectionnés, cultivés et élevés
–que les savoir faire populaires sont un bien inaliénable des communautés qui les ont élaborés, conservés et transmis
NOUS SOMMES CE QUE NOUS SEMONS, SEMEURS VOLONTAIRES DE BIODIVERSITE
Nous appelons à soutenir et à organiser en France, en Europe et dans toutes les parties du monde la conservation, le semis, les échanges, la diffusion et la protection contre le biopiratage et les contaminations génétiques des semences paysannes, de la biodiversité animale et des savoirs-faire traditionnels interdits par les droits de propriété intellectuelle.
Premiers signataires : Réseau Semences Paysannes, Confédération Paysanne, Amis de la Terre, Faucheurs volontaires, Nature & Progrès, Fondation Sciences Citoyennes, Biocoop, FNAB, SAN - Seeds Action Network, l’association pour le Droit à la Souveraineté Alimentaire, Ecological Society of the Philippines, Institut pour des alternatives écologiques et sociales, Réseaux citoyens de Saint-Etienne
Ce texte est un premier appel pour préparer une mobilisation. Il pourra évoluer pour devenir un appel définitif aux diverses actions, puis une déclaration à l’intention des autorités et du public. Les personnes et organisations de France et de tous les pays qui souhaitent signer cet appel, et/ou s’associer à ces évènement et à leur préparation sont priées de prendre contact : 06 66 67 53 84 et semonslabiodiversite@gmail.com
dimanche 14 septembre 2008
OGM : l'arme de la faim...

Sortie du livre le 15 Septembre
Préface :
"Avec William Engdahl, il ne s’agit pas de théorie du complot, ni de paranoïa anti-américaine, mais de l’éclairage méthodique et argumenté de choix politiques parfois anciens, fondés sur une conception du monde qui nie le vivre ensemble, tout en prévoyant les affrontements qui peuvent en résulter. Face aux conséquences humaines et sociales désastreuses de ces choix, nos sociétés civiles ont besoin de comprendre les logiques de ces projets qui les dépouillent de leur patrimoine. Nous ignorons, trop souvent, le rôle récurrent de certaines fondations privées américaines richissimes, ces fameux lobbies qui, intervenant au milieu des affrontements politiques et économiques, pilotent ou favorisent, à leur gré, des groupes de pression sociopolitiques et économiques. Dans cet ouvrage, William Engdahl nous fournit une brillante perspective historique de ces logiques, qui tendent à dominer nos existences. Au fil de la lecture, ceux qui, en France et en Europe, se sont opposés depuis les années 1995 à la mainmise de ces lobbies sur le vivant et l’alimentation par le biais des OGM, se sentiront confortés dans leur démarche : des premières dénonciations aux actions de désobéissance civique, les choix de leur forme d’action s’en trouvent légitimés."
José Bové
Lire des extraits
jeudi 11 septembre 2008
Décolorons l'air du temps...
Douaniers cent frontières, cent résistances
Texte de Xian de Sète
Halte. Stop. Haut les mains. Bas les pattes. Barrière. Caméra. Vos papiers. Passeport. Visa. Quotas. Vaccination. Charter. Carte verte. Permis de conduire. Arrêtez le moteur. Descendez. Videz vos poches. Ouvrez la malle. Fermez vos gueules. Test à des haines.
Qu’avez-vous à déclarer. Vous n’avez pas le droit de. Vous devez. Traité. Constitution. Directive. Loi. Règlement. Décret. Arrêté. Circulaire. Taxe. Licence. Autorisation. Déclaration. Inventaire. Listing. Facture. Récépissé.
Interdit d’uriner. Taisez-vous. Nul n’est censé ignorer la loi. Vous n’avez rien à déclarer. Vous savez bien que. Vous n’avez le droit qu’à. Simple tolérance. Je ferme les yeux. Pour cette fois. Remplissez. Signez. Payez. N’y revenez pas. Je vous ai à l’œil. Circulez. Y a rien à voir.
Sens interdit. Passage obligatoire. Roulez lentement. Silence hôpital. Interdiction de photographier. Passage interdit. Sauf riverains. Réservé au personnel autorisé. Exit. Interdit aux animaux et au colored people. No trespassing. Sauf personne muni d’un pass. Composez le code. Code erroné. Carte avalée. Présentez-vous au guichet. Derrière la ligne verte. Attendez votre tour. Prenez un ticket.
Péage. Préparez la monnaie. Ne rend pas la monnaie. Excédent de poids. Un seul bagage à main. Enfants et chiens tenus en laisse. A l’appel de votre numéro. Suivez la file d’attente.
Déshabillez-vous. Douche obligatoire. Les femmes et les enfants d’abord. Arbeit macht frei. Passez sous le portique. Réservation obligatoire. Ne pas toucher. Barbelés. Hommes. Femmes. Classé X. Interdit aux mineurs. Panier obligatoire. Ouvrez votre sac. Suivez la flèche. Ouvrez. Fermez. Entrez. Sortez. Debout.
A genoux. Priez. Assis. Couché. Silence. Ouvrez la bouche. Non-fumeur. Vos gueules les mouettes. Passe ton bac. Self-service. Prenez un plateau. Ramenez le plateau. Poubelles. Cendrier. Vide-poches. Ne pas se pencher. Poussez. Tirer. Monter. Descendre.
Carte d’abonné. Ticket. Compostez. Retournez le billet. Introduire rapidement. Validez. Confirmez. Annulez. Adresse inexacte. Code non valide. Dernière tentative. Laissez votre adresse. On vous écrira. Formulaire. Sous-seing privé. Promesse de. Acompte. Arrhes. Avance. Caution. Gage. Hypothèque. Traite. Loyer. Ordonnance. Carte bleue. Verte. Vitale. Crédit. Revolving. Agios. Adresse. Téléphone.
Imèle. Pseudo. Mot de passe. Numéro sécu. Clés. Cadenas. Bip. Zap. Portable. Télécommande. Empreinte. Photo. Groupe sanguin. Vaccination. Rappel. Check up. Habeas corpus. Bilan.
Assurance. Abonnement. Carte fidélité. Réduction. Promotion. Ristourne. Bonus. Points. Tirage. Cadeau. Ne pas jeter. Ne pas cracher. Pelouse interdite. Permis de chasse. Vignette.
Cotisation non déductible. Taxe foncière. Impôts locaux. Taxe sur la valeur ajoutée. Impôt sur le revenu des personnes physiques. Taxe flottante sur les produits pétroliers. Nemo auditur propriam turpitudinem allegans. Priorité. Liste d’attente. Souriez vous êtes filmés. Les murs ont des oreilles. Les oreilles ont des murs. No man’s land. Fin de partie. Tilt
Texte de Xian de Sète
Halte. Stop. Haut les mains. Bas les pattes. Barrière. Caméra. Vos papiers. Passeport. Visa. Quotas. Vaccination. Charter. Carte verte. Permis de conduire. Arrêtez le moteur. Descendez. Videz vos poches. Ouvrez la malle. Fermez vos gueules. Test à des haines.
Qu’avez-vous à déclarer. Vous n’avez pas le droit de. Vous devez. Traité. Constitution. Directive. Loi. Règlement. Décret. Arrêté. Circulaire. Taxe. Licence. Autorisation. Déclaration. Inventaire. Listing. Facture. Récépissé.
Interdit d’uriner. Taisez-vous. Nul n’est censé ignorer la loi. Vous n’avez rien à déclarer. Vous savez bien que. Vous n’avez le droit qu’à. Simple tolérance. Je ferme les yeux. Pour cette fois. Remplissez. Signez. Payez. N’y revenez pas. Je vous ai à l’œil. Circulez. Y a rien à voir.
Sens interdit. Passage obligatoire. Roulez lentement. Silence hôpital. Interdiction de photographier. Passage interdit. Sauf riverains. Réservé au personnel autorisé. Exit. Interdit aux animaux et au colored people. No trespassing. Sauf personne muni d’un pass. Composez le code. Code erroné. Carte avalée. Présentez-vous au guichet. Derrière la ligne verte. Attendez votre tour. Prenez un ticket.
Péage. Préparez la monnaie. Ne rend pas la monnaie. Excédent de poids. Un seul bagage à main. Enfants et chiens tenus en laisse. A l’appel de votre numéro. Suivez la file d’attente.
Déshabillez-vous. Douche obligatoire. Les femmes et les enfants d’abord. Arbeit macht frei. Passez sous le portique. Réservation obligatoire. Ne pas toucher. Barbelés. Hommes. Femmes. Classé X. Interdit aux mineurs. Panier obligatoire. Ouvrez votre sac. Suivez la flèche. Ouvrez. Fermez. Entrez. Sortez. Debout.
A genoux. Priez. Assis. Couché. Silence. Ouvrez la bouche. Non-fumeur. Vos gueules les mouettes. Passe ton bac. Self-service. Prenez un plateau. Ramenez le plateau. Poubelles. Cendrier. Vide-poches. Ne pas se pencher. Poussez. Tirer. Monter. Descendre.
Carte d’abonné. Ticket. Compostez. Retournez le billet. Introduire rapidement. Validez. Confirmez. Annulez. Adresse inexacte. Code non valide. Dernière tentative. Laissez votre adresse. On vous écrira. Formulaire. Sous-seing privé. Promesse de. Acompte. Arrhes. Avance. Caution. Gage. Hypothèque. Traite. Loyer. Ordonnance. Carte bleue. Verte. Vitale. Crédit. Revolving. Agios. Adresse. Téléphone.
Imèle. Pseudo. Mot de passe. Numéro sécu. Clés. Cadenas. Bip. Zap. Portable. Télécommande. Empreinte. Photo. Groupe sanguin. Vaccination. Rappel. Check up. Habeas corpus. Bilan.
Assurance. Abonnement. Carte fidélité. Réduction. Promotion. Ristourne. Bonus. Points. Tirage. Cadeau. Ne pas jeter. Ne pas cracher. Pelouse interdite. Permis de chasse. Vignette.
Cotisation non déductible. Taxe foncière. Impôts locaux. Taxe sur la valeur ajoutée. Impôt sur le revenu des personnes physiques. Taxe flottante sur les produits pétroliers. Nemo auditur propriam turpitudinem allegans. Priorité. Liste d’attente. Souriez vous êtes filmés. Les murs ont des oreilles. Les oreilles ont des murs. No man’s land. Fin de partie. Tilt
lundi 8 septembre 2008
vendredi 5 septembre 2008
Communiqué de Gédéol sur le Rallye des cimes.
Pilotes et organisateurs, nous avons besoin de vous !
Les compétences et l'énergie que vous mettez à la merveilleuse réussite du Rallye des Cimes nous sont maintenant indispensables pour sauver la planète. Car nous n'arriverons pas à diviser par un "facteur 4" nos émissions de Gaz à effet de serre comme il est recommandé, si le sport automobile ne prend pas aussi la mesure du problème.
Le mode de vie occidental, que votre manifestation sportive représente de manière caricaturale, amène 20% des humains à consommer 86% des ressources naturelles mondiales !
Savez vous qu'un plein de 50 litres d'agrocarburant, que vous aimez évoquer pour défendre les sports mécaniques, représente en céréales la nourriture d'une personne pendant un an, alors que la famine progresse à nouveau dans le monde ?
L'heure est donc grave et votre manifestation se doit de devenir VRAIMENT exemplaire sur le plan environnemental et social. Nous vous proposons donc de passer au seul véhicule acceptable pour une activité de pur loisir : le VPH (véhicule à propulsion humaine) et pourquoi pas le VPA (on vous laisse deviner le A).
Par ailleurs, cela rendrait la participation à cette belle aventure écologique accessible à tous (une inscription à 1€ ?).
Quel meilleur exemple cela serait pour nos enfants qui font rugir leur scooter en tournant inlassablement dans les quartiers d'habitation !
Quelle belle incitation à respecter et comprendre la nature cela serait pour nous, promeneurs occasionnels des bois et des montagnes !
Pilotes et organisateurs, le Rallye des cimes peut devenir emblématique de notre volonté commune de protéger la planète de nos enfants. Il peut, il doit, s'arracher à la logique du XXème siècle, fondée sur le mythe du pétrole abondant et pas cher, pour porter le XXIème siècle et ses indispensables espoirs, faute de quoi, "nos enfants nous accuseront" (sortie du film dans les salles cet automne).
Les compétences et l'énergie que vous mettez à la merveilleuse réussite du Rallye des Cimes nous sont maintenant indispensables pour sauver la planète. Car nous n'arriverons pas à diviser par un "facteur 4" nos émissions de Gaz à effet de serre comme il est recommandé, si le sport automobile ne prend pas aussi la mesure du problème.
Le mode de vie occidental, que votre manifestation sportive représente de manière caricaturale, amène 20% des humains à consommer 86% des ressources naturelles mondiales !
Savez vous qu'un plein de 50 litres d'agrocarburant, que vous aimez évoquer pour défendre les sports mécaniques, représente en céréales la nourriture d'une personne pendant un an, alors que la famine progresse à nouveau dans le monde ?
L'heure est donc grave et votre manifestation se doit de devenir VRAIMENT exemplaire sur le plan environnemental et social. Nous vous proposons donc de passer au seul véhicule acceptable pour une activité de pur loisir : le VPH (véhicule à propulsion humaine) et pourquoi pas le VPA (on vous laisse deviner le A).
Par ailleurs, cela rendrait la participation à cette belle aventure écologique accessible à tous (une inscription à 1€ ?).
Quel meilleur exemple cela serait pour nos enfants qui font rugir leur scooter en tournant inlassablement dans les quartiers d'habitation !
Quelle belle incitation à respecter et comprendre la nature cela serait pour nous, promeneurs occasionnels des bois et des montagnes !
Pilotes et organisateurs, le Rallye des cimes peut devenir emblématique de notre volonté commune de protéger la planète de nos enfants. Il peut, il doit, s'arracher à la logique du XXème siècle, fondée sur le mythe du pétrole abondant et pas cher, pour porter le XXIème siècle et ses indispensables espoirs, faute de quoi, "nos enfants nous accuseront" (sortie du film dans les salles cet automne).
samedi 30 août 2008
Big Bang made in Suisse...
Quel est l'origine de l'univers ? De quoi est-il fait ? Que va-t-il devenir ?.
C'est d'une gigantesque machine enfouie à 100 mètres sous terre que pourraient sortir les réponses à ces fascinantes questions. Le 10 septembre, à Genève, le Cern (organisation européenne pour la recherche nucléaire) doit mettre en service le "Grand collisionneur hadronique" (LHC). L'expérience consiste à accélérer des paquets de protons et de les faire s'entrechoquer à des vitesses inégalées pour produire une énergie jamais atteinte à ce jour et les transformer en minuscules particules inconnues (voir détails plus bas). Si elle réussit, cela pourrait changer totalement notre vision du monde, d'après les plus grands spécialistes. Mais des détracteurs du projet ont une autre théorie. Un groupe de chercheurs a déposé une plainte contre le Cern auprès de la Cour européenne des droits de l'homme pour suspendre le démarrage du LHC. Ils estiment que l'expérience du 10 septembre (qui recréerait les conditions qui existaient juste après le big-bang) pourrait favoriser l'apparition de micro-trous noirs qui... aspireraient le monde en quelques minutes. Auparavant, une vaste campagne s'était lancée sur Internet pour demander l'abandon du projet. Apprenti sorcier ou génie révolutionnaire, jusqu'au 10 septembre, beaucoup de monde gardera le Cern sous les yeux.
►LAURENT MACABIES
En savoir plus...
Ce documentaire, qui a reçu plusieurs prix, résume très bien l'expérience que va effectuer le Cern dans 10 jours
C'est d'une gigantesque machine enfouie à 100 mètres sous terre que pourraient sortir les réponses à ces fascinantes questions. Le 10 septembre, à Genève, le Cern (organisation européenne pour la recherche nucléaire) doit mettre en service le "Grand collisionneur hadronique" (LHC). L'expérience consiste à accélérer des paquets de protons et de les faire s'entrechoquer à des vitesses inégalées pour produire une énergie jamais atteinte à ce jour et les transformer en minuscules particules inconnues (voir détails plus bas). Si elle réussit, cela pourrait changer totalement notre vision du monde, d'après les plus grands spécialistes. Mais des détracteurs du projet ont une autre théorie. Un groupe de chercheurs a déposé une plainte contre le Cern auprès de la Cour européenne des droits de l'homme pour suspendre le démarrage du LHC. Ils estiment que l'expérience du 10 septembre (qui recréerait les conditions qui existaient juste après le big-bang) pourrait favoriser l'apparition de micro-trous noirs qui... aspireraient le monde en quelques minutes. Auparavant, une vaste campagne s'était lancée sur Internet pour demander l'abandon du projet. Apprenti sorcier ou génie révolutionnaire, jusqu'au 10 septembre, beaucoup de monde gardera le Cern sous les yeux.
►LAURENT MACABIES
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vendredi 4 juillet 2008
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