lundi 11 juillet 2011

Festival les 14 et 15 Juillet à la Goutte d'Eau



La lutte continue à la goutte d'eau 2, la gare de lescun ceyte-eygun est de nouveau occupée, squattée, sans droit ni titre comme ils disent, depuis decembre, petetin et quelques aspaches, rénovent, embellissent, réinventent une nouvelle goutte. Les aspaches continuent leur lutte afin de préserver naturellement le droit des hommes et des femmes à vivre intensément la nature qui nous est offerte avec pour objectif de proposer un gite d'accueil autogéré.
Concert de soutien 14 et 15 Juillet à La goutte d'eau 64490 Cette-Eygun

14 Juillet :
-Les Affektés (Alternatif / Punk / Rock)
-Punk 'Haine' Roll (punk rock, Toulouse)
-Mes Petites Amoureuses (Chanson française / Rock)
-Pierroots (Kinky Tone) (Autre / Hip Hop / Reggae)
-black hills (Folk Rock / Grunge / Southern Rock)

15 Juillet :
-Repos d'Hallom (punk rock alternatif, Toulouse)
-KontreFaktion (punk, Perpignan)
-Chaos Technick' (Alternatif / Indépendant / Punk)
-HERE[IN] (Gothique / Indépendant)
-Massada

mardi 5 juillet 2011

Les Mardi de l'insolite saison 2011 à l'Anti-Mites



» Les mardis de l'insolite de "L’ANTI-MITES EXPOSE"

L'atelier de l'Anti-mites, parce qu'il se situe dans une grande maison au bout d'un chemin, est, tous les étés depuis 6 ans, le lieu de rencontre d'Artistes, et d'Artisans! Une grange et des murs en pierre pour des expos Métiers d’Art : céramistes, sculpteurs, verriers, bijoux mais aussi textile sous toutes ses formes ! C’est en juillet et Août tous les jours de 15 à 20h.

Un jardin, une prairie, un sous bois pour les Mardi de l'Insolite! Tous les mardis de juillet et août à 19h, les amis, les amis d'amis, les touristes se retrouvent pour un spectacle vivant: musique, théâtre, danse, slam, jazz et...même un cirque! C'est simple: le public partage ce moment de création offert, reste pour l'apéritif et peut continuer la soirée par un pique-nique partagé!

LE PROGRAMME 2011

-5 JUILLET

Vernissage de l’exposition animé par le groupe Barbazic (rock-pop rock)

-12 JUILLET

Musique classique : chants des 19 et 20ème siècles. Swingoli animera le pique-nique ensuite.

-19 JUILLET

La Cie TTP présente la pièce "Vies de Grenier". Participez au troc vide-grenier qui sera mis en place à cette occasion

-26 JUILLET

Marie-Hélène Rousset interprétera "Tejas verdes" de Firmin Cabal. Le spectacle sera suivi d’un débat sur le thème du fascisme avec l’association ACAT.

-2 AOÛT

Spectacle "Mi(r)a" par le Collectif FMR. Performance avec Noémie Alfos (danse), David Rojas (guitare), Cynthia Chicorp (Photo'Graphik et Muse en scène) et Nicolas Loustalot (Mot'gicien)

-9 AOÛT

Jean Capdevielle et ses invités nous font des propositions : "Comment aller vers l’Auto-suffisance d’un territoire ?"

-16 AOÛT

"Quoi de neuf dans les Balkans" : Jacques Gjini nous en parle, à partir de son livre "Salto dans la mer Ionienne".

-23 AOÛT

La Cie Déclic Circus présente un spectacle musical. L’influence du Gabon se retrouvera dans l’inspiration, l’interprétation et les instruments de Jean Luc, Sylvie, Francine et Phil Le pique nique sera suivi de la projection du film "Jours de fêtes" de Jacques Tati avec les témoignages de Jeanne Espinasse, figurante, et des factrices d’aujourd’hui.

-30 AOÛT

Les danseuses de l’association Ainsi Danse, seront mises en couleurs par Fabrice Pellegrin, et en musique par Arnaud Leroux, Sophie Sérougne et Alain Larribet. Puis concerts du groupe Can I swing (jazz et swing manouche) et les Lucioles Vaillantes (musiques traditionnelles d’ici et d’ailleurs.

-6 SEPTEMBRE

Performance-Projection Photos-Conférence "Retour au source" de Jean-Luc Vertut
Ils sont là depuis toujours, ces êtres merveilleux qui vivent entre eau et rochers, si proches de nous : nous les croisons tous les jours. Et pourtant nous ne les nommons plus, nous ne les voyons plus et, pour nous conforter dans nos croyances, nous avons inventé des phénomènes géologiques ou psychiques, à seule fin de les représenter. Elles disparaissent peu à peu, elles se perdent dans les mémoires de la montagne, des derniers villageois qui les côtoient, qui leur parlent, qui n'ont pas à y croire, parce qu'elles vivent autour d'eux, dans les creux de ravins, sur le repli des crêtes, dans les buissons ou sur la mousse. Bulles de savon ou courant d'air. Hemna d'aigas, dauna blanca, era hum de calhau,
Cho ! Cara-t'un chunhau : aci que son …



Plus d'infos : Site de l'Anti-Mites

Conférence de Presse des Aspaches-Goutte d'Eau


Conférence de presse hier matin ( et à l' arrache ) sur le Parvis de la Préfecture de Pau lors de la remise de la lettre ouverte au Préfet des Pyrénées-Atlantiques, suite à l'avis d' expulsion des Aspaches de " La Goutte d' Eau ", ordonné par la Justice. (Voir articles precedents ) Conférence de presse avec 4 des Aspaches représentatifs de " La Goutte d' Eau " , dont leur porte parole Eric Pétetin.

" Tourist Information " nous ayant fourni une copie sonore de cet conférence et sa retranscription , c'est avec plaisir que nous en partageons les points fort .

Remise aux deux journalistes ( L'un du Sud Ouest, l'autre de La République des Pyrénées ) et à un correspondant de presse alternatives multicartes de " Tourist Information " de cette " Lettre ouverte au Préfet " afin de surseoir à cette expulsion de la Goutte d'Eau en employant le concours des Forces Publiques

- Pour vous faire vite fait un résumé de cette " Lettre Ouverte " , il est fait appel à sa mansuétude ... ( sourires ) ... pour au moins attendre le verdict de la Cour d'Appel suite à la condamnation conduisant à une expulsion . ou par ailleurs, lui sont expliqués les changements opérés à la goutte d'eau ... Remise en culture de terrains en friche assurant une partie de l'autonomie alimentaire, revalorisation du bâtiment par différents travaux qui prouve que l'accusation de non salubrité sécurisée laisse un peu dubitatif.

- Que s'est il passé suite à votre condamnation ?

- Un Huissier est venu mardi dernier nous signifier l' " Arrêté d' Expulsion " , il ne devrait pas tarder à repasser pour constater notre non vouloir de partir, et suite à son rapport envoyé à Monsieur le Préfet , celui-ci seul peut surseoir en attendant le résultat de notre appel ou employer les Forces Publiques pour nous faire partir.
- On en est là au jour d'aujourd'hui, et nous devenons vraiment un camp des indignés ...

- Et là, vous êtes combien à " La Goutte d'Eau " ?

- En résidents qui y vivent et qui se disent " vivre là " une dizaine et puis il faut rajouter des gens de passage que l'idée de réhabiliter ce magnifique lieu interpellent en venant nous donner un coup de main, indignés par cette décision de justice et des " indigné(e)s " de Bordeaux, Toulouse et ailleurs afin de nous soutenir dans notre indignation
- Ce qui fait que nous devenons de fait, vraiment un camp des Aspaches Indigné(e)s autogérés
- De plus nous avons des contacts avec différents camps d'indigné(e)s afin de partager nos informations, réflexions et actions sur les combats que nous menons.

- Et si le Préfet refuse de sursoir à l' utilisation des forces de l' ordre ? Que va t il se passer ?

- Dès que l' huissier est passé constater que nous sommes encore là, l' expulsion peut se faire très vite ... De quelques heures à 48 heures après son constat.Mais il est vrai que pour nous, si cette option est retenue, nous constaterons que cette action serait un vrai déni de justice de nos droits de citoyens
- Complètement ...
- Oui, Un de plus ...

- Et vous croyez que cela va poser " Problème " ?

- Cela dépendra de ce paramètre
. Combien sont ils ?
. Combien sommes nous ?
et de toutes les façons, on refusera de sortir. et nous profitons de cette Conférence de Presse pour lancer un appel à tous les Indigné(e)s et tous les gens qui sont déjà passés et aiment " La Goutte d' Eau " de venir nous soutenir, dans une " Désobéissance Civile et Citoyenne " et bien sur dans une " Résistance non Violente " à laquelle nous tenons. Il est certain que si nous sommes un nombre conséquent et supérieur aux forces de l' Ordre, alors pour répondre à votre question, oui ça va risquer de leur poser un sacré problemo. Bien sur nous avons aussi quelques ruses d' Aspaches, mais bon, on va pas vous les dévoiler. Nous ne sommes pas des lapins de six semaines quand même ...

( Rires de part et d'autres )

- Et puis employer des gaz " lacrymo " pour faire dégager plus de 200 personnes dont des femmes et des enfants à l'intérieur du bâtiment de " La goutte d'E au " est quand même plus que dangereux , ils ne vont pas quand même faire ça ...Il nous semble que cela serait plus dommageable pour l'image de marque de notre République Citoyenne...

- C'est bien, ça , grâce au projet de cet E7. les Indigné(e)s justifient encore leur actions
- Avez vous investi le Net ?

- Apparemment, il y aurait un comité de soutien sur " Face Goutte " qui se serait crée, et bien sur l' outil qu'est internet nous sert à communiquer pour notre combat
- C'est vrai aussi que par la même occasion nous ne faisons que rappeler à la R.F.F et à l' état que oui, nous ne faisons que faire revivre cet endroit qui était de nouveau complètement abandonné ces dernières années en donnant une nouvelle fonction à celui-ci, qui plus est, profitable à n'importe quel citoyen de notre planète Terre ...Et par ailleurs, la ligne partant de Bedous jusqu'à cette gare de " Cette Eygun " est vraiment loin de ré-ouvrir dans le temps ..

- De toute façon, même cette histoire de réouverture de la voie ferrée est une histoire de fou ... l' Aragon voulait l'ouvrir, la France ne voulait pas ... Du coup les aragonais disent " Vous nous avez roulé dans la farine, nous arrêtons les travaux et attendons que la France ait pris une décision ..." puis " Nous allons transformer la Gare Canfranc en Hotel Casino " Ceci dit, je comprend un peu les aragonais, c'est un peu normal

- Vous voyez bien que c'est le bordel dans cette société ... Et nous, humblement, on essaye d'enrayer ce bordel ...Et on nous accuse d'être fouteurs de troubles ... Cherchez l' erreur

- Des Soutiens politiques ?

- Oui, Jean Ortiz par exemple, qui va d'ailleurs passer nous voir samedi ou dimanche et et connaissant le " bonhomme ", cela risque d'être plus qu'intéressant ... Marie Bové aussi ...
- Bon, je crois que nous avons fait le tour sur les grandes lignes ... Allez, allons porter cette lettre ouverte

10 minutes se passent ... Et retour des Aspaches ...

- Alors comment cela s'est il passé ?

- Le Préfet ne pouvait pas nous recevoir, mais son " cabinet de communication " lui fera parvenir notre " Lettre Ouverte " dans les plus bref délais . Voila . Nous en avons profité pour demander une audience, on l'a invité à " La Goutte d' Eau " pour qu'il constate de visu et par lui même qu'il n'y a aucun problème de " Salubrité Public " et que nous sommes vraiment " responsables " , et non pas des irresponsables comme essayait de le prouver la dernière décision de Justice
- C'est vrai que s'éclairer à la bougie par exemple , ou cultiver un jardin, rénover le patrimoine est complètement irresponsable ... Ben voyons

( Eclats de rire de part et d'autres )

- Chercher l' erreur ... !!!!
- En plus ce qu'il faut bien comprendre, c'est que quand nous avons réinvesti " La Goutte d'Eau ", l'état lamentable du bâtiment et du terrain l'entourant est le fait du R.F.F et de l'ancien Préfet des P.A. Ils avaient tout casser , il ne faut pas oublier ... Pourtant c'est un " bien " de la communauté non ? Venez voir aujourd'hui, cela n'a plus rien à voir avec ce que c'était ... d'ailleurs pour prouver nos dires, il suffit une fois de plus d'aller sur le net, les images d'avant et après notre réoccupation de ce lieu sont plus que parlantes à ce sujet.
- D'ailleurs par l'arrêté du tribunal, ceux ci veulent nous faire passer pour des gens sans hygiène, ce que nous trouvons plus qu'insultant . Et l'un de vous qui est venu il y a quelque jours à la Goutte l'a bien vu

- C'est vrai que c'est clean

- On pourrait même en arriver à dire que c'est de la diffamation ( Sourires )
- D'ailleurs nous invitons tous vos lecteurs à venir voir par eux mêmes, et il verront que c'est vraiment très loin de ce qui a été décrit dans certains " merdias de la propagande ".

- Et bien merci pour toutes ses précisions et cette interview

- C'est nous les Aspaches qui vous remercions de l'attention que vous nous avez porté par votre présence ce matin ...cela prouve que certains journalistes et correspondants de presse font encore leur boulot

mardi 28 juin 2011

Retour sur l'histoire d'Aurore Martin, née à Oloron en 1979 et visée par un mandat d'arrêt européen

En décembre dernier, cette militante basque de 32 ans, membre du mouvement Batasuna, a décidé de se cacher. Visée par un mandat d'arrêt européen délivré à son encontre par l'Espagne, validé en décembre par la Cour de cassation, elle risque d'être remise aux juges espagnols qui la réclament pour sa participation à plusieurs réunions publiques au pays basque. Les faits qui lui sont reprochés se limitent à une expression politique indépendantiste. Ils n'en sont pas moins qualifiés de «terrorisme» par les autorités espagnoles.


L'impensable cavale. Entretien avec Aurore... par Mediapart

La jeune militante, membre de Batasuna et clandestine depuis décembre 2010, annonce son retour à la vie publique. Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Espagne et validé par la France, elle risque l'extradition immédiate. Dans cette deuxième partie de l'entretien, elle évoque son parcours militant.


Aurore Martin (2) - Itinéraire par Mediapart

Arrestation avortée d'Aurore Martin à Bayonne le 21 Juin 2011 : C'est dans un appartement de la rue des Basques que 6 policiers cagoulées sont venues arrêter la militante basque Aurore Martin, mais pas suffisamment rapidement pour ne pas voir affluer une cinquantaine de personnes s'opposant à cette arrestation, dans laquelle on trouvait des militants politiques locaux, mais également des Indignés ou de simples citoyens, au cri de « Ne nous regardez pas ! Rejoignez-nous ! »

lundi 27 juin 2011

Vallée d'Aspe : La Goutte d'Eau ne s'évaporera pas...n'est ce pas Mr Nicolas Hulot ?



Sans revenir sur l'histoire de ce lieu qu'est la goutte d'eau, et qui fut depuis plus de 20 ans sous le feu des projecteurs de la Com'Média del Arte de la désinformation...

Sans revenir sur les histoires liées à la personnalité d'Eric Pétetin, le rôle qu'il a joué dans la lutte contre l'E7 et le tunnel du Somport...

Sans revenir sur les questions de droit au logement inscrit dans la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948...

Sans revenir sur les questions de droit à la propriété et les questions que posent ce droit quand c'est l'Etat à travers RFF (réseau Ferré de France) qui a abandonné ce lieu, qui a expulsé les personnes qui y vivaient une première fois en 2005, qui l'a saccagé pour le rendre inhabitable, et qui n'a aucun projet de vie pour ce lieu qui incarne l'espace public...

Je constate que ce lieu d'une utopie en marche, ce lieu Alter'Natif d'ici d'en bas, ce lieu de liberté, ce lieu d'autogestion, ce lieu des différences, des tatonnements, Ce lieu qui n'est pas un modèle, mais à peine le fruit d'une tentative qui fait naître d'autres fenêtres, ce lieu d'alter-échos aux Chaos, ce lieu de l'au delà, de l'à côté de la normalité, ce lieu qui cherche un autre chemin du vivre ensemble et du vivre avec la Nature, ce lieu d'être'anges étrangers, ce lieu qui fricote avec les limites, les excès, ce spot des errances "pas'sage j'erre", des folies douces, ce lieu des âmes'oureux de la vie et de ceux qui un jour en furent déçus au point d'en changer (de vie..), ce lieu se heurte aujourd'hui à une décision de justice qui expulse pour le bien des expulsés au nom des nouvelles valeurs de notre société : "sécurité", "hygiène", "salubrité" et "ordre" public...


Plus d'infos :

-Lire l'article de El Sinsé La Goutte d'Eau, Tranche de Vie

-Le site de la Goutte d'Eau

-Suivez l'actualité de la Goutte d'Eau sur Face'Goutte

mercredi 8 juin 2011

La France un pays "d'assistés" ?

Quelques gros mensonges sur l’assistanat et sur les chômeurs

1. La France dépense plus en aides sociales que les autres pays d’Europe ? C’est faux.

Ainsi, pour les dépenses en minima sociaux, “Nous sommes dans la moyenne européenne des 27 pays”, selon Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. Les pays scandinaves dépensent bien plus que nous. Plus étonnant : l’Angleterre et l’Irlande aussi.

2. Les montants des minima sociaux sont plus importants en France ? C’est faux.

Les montants des aides sociales françaises sont très bas dans l’ensemble des 12 pays européens les plus riches. Selon une étude de l’Institut de recherches économiques et sociales de 2007, «les montants des revenus minima sont beaucoup plus élevés» dans les onze autres pays européens étudiés: « de 30 à 40 % au Royaume-Uni et en Finlande, de l’ordre de 50 à 75 % en Irlande, Suède, Belgique et Pays-Bas, environ le double en Norvège et en Islande, et de l’ordre de 150% au Danemark ».

Au cours des années récentes, le niveau des minima sociaux a baissé par rapport aux salaires et à la richesse nationale : « la situation relative des allocataires des minima sociaux s’est progressivement dégradée en termes de pouvoir d’achat par rapport au SMIC » (ONPES). Le décrochage est énorme : une perte de 25 à 30 % de pouvoir d’achat par rapport au SMIC horaire depuis 1989 !


3. On peut gagner davantage en touchant les minima sociaux qu’en travaillant au SMIC ? Faux.

Selon Laurent Wauquiez, “aujourd’hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au smic. Ça c’est la société française qui tourne à l’envers.” Or tous les calculs montrent que c’est faux (et de loin) si l’on prend le SMIC à temps plein.

Évidemment le SMIC à mi-temps étant à peine supérieur au RSA socle, ceux qui sont en dessous du mi-temps (40 %, 25 %, parfois moins) ont un salaire inférieur au RSA. Mais même dans ce cas, le RSA activité, en dépit de ses effets pervers d’incitation à créer des petits boulots, interdit qu’on puisse gagner plus en ne travaillant pas. Quelle que soit la composition de la famille.

Il est vrai qu’on peut trouver de rares cas, parfaitement scandaleux, où un chômeur au RSA trouvant à travailler quelques heures (déclarées) par semaine se voit supprimer son allocation logement et gagne alors moins qu’avant, mais ce n’est pas alors « l’assistanat » qui est en cause, c’est la brutalité et l’injustice de telles mesures.

Enfin, la proportion de contrats à temps partiel « contraints » s’accroît et celle des travailleurs ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté augmente, en lien avec l’accroissement des contrats de travail précaires : il y a près de 2 millions de travailleurs pauvres (ONPES).


4. Les personnes aidées ont en plus des petits avantages que n’ont pas les smicards ? Largement faux :

les “droits connexes” (transports en commun gratuits ou à tarif réduit, cantine moins chère pour les enfants, services de garde, tarifs sociaux de l’électricité) sont ciblés et s’adressent à des populations limitées, le plus souvent en fonction de leurs revenus, et globalement ils ne pèsent pas lourd. Ils sont parfaitement justifiés et même très insuffisants.

Ces arguments anti-pauvres sont d’autant plus scandaleux que l’augmentation des dépenses contraintes des ménages les plus pauvres les appauvrit de plus en plus. Selon le Secours catholique (Message, février 2011) : « se chauffer devient un luxe pour des millions de personnes », 3,4 millions de personnes subissent la précarité énergétique, les demandes d’aide au chauffage ont augmenté de 50 % entre 2008 et 2009 au Secours Catholique. Le prix du gaz a augmenté de 48 % depuis 2004.


5. Les étrangers peuvent profiter facilement de ces minima sociaux. Faux aussi

Laurent Wauquiez a proposé de réserver le RSA aux étrangers travaillant depuis cinq ans minimum en France. Il ignorait visiblement que la loi instaurant le revenu de solidarité active prévoit déjà exactement la même chose : il faut être en possession d’un titre de séjour et d’une carte de travail depuis au moins cinq ans pour bénéficier du RSA si on est natif d’un pays extérieur à l’Union européenne.

SUR L’OBLIGATION DE FAIRE TRAVAILLER LES PAUVRES GRATIS EN CONTREPARTIE DU RSA

Autre proposition du ministre ; instaurer “chaque semaine cinq heures de service social” (ou travaux d’intérêt général) obligatoire en contrepartie du RSA. Outre le fait que 446 000 bénéficiaires du RSA travaillent, les travaux proposés par le ministre, qu’il s’agisse de “l’accueil de service public” ou de la surveillance des sorties d’école, sont déjà des postes en contrats aidés, justement proposés à des publics en réinsertion. Remplacer ces personnes – généralement rémunérées sur des contrats d’une vingtaine d’heures – par des allocataires du RSA risquerait de précipiter ces publics vers la désinsertion.

C’est une bien curieuse déviation qui fait qu’aujourd’hui on ne parle de travaux d’intérêt général que pour désigner des tâches peu qualifiées réservées aux exclus du système. Je crois pour ma part que l’objectif d’une bonne société devrait être que tous les travaux et tous les emplois concourent à l’intérêt général, et que tous soient dignes. On s’apercevrait alors que le travail des traders n’est pas d’intérêt général mais juste au service d’une petite couche de spéculateurs qui jouent contre l’intérêt général. Or, ce sont ces gens-là, traders et spéculateurs ou rentiers, que notre système rémunère le plus. Et si, comme je le crois, l’accueil du public ou les sorties d’école relèvent de l’intérêt général, alors il faut des emplois décents et pérennes pour les assurer.

Je reviens sur cette idée qui fait des dégâts : « les allocations et minima encouragent à ne rien faire » (http://www.mediapart.fr/journal/economie/090511/la-france-un-pays-dassistes)

C’est ce que pensent environ la moitié des Français, parce qu’ils sont soumis à une propagande effroyable. Or, c’est un mensonge de classe qu’il faut combattre (le mensonge, et la classe des ploutocrates qui répand ces idées).

Selon une enquête menée en 2009 par le Trésor auprès de 7.000 allocataires du RMI (RSA), de l’allocation parent isolé et des ASS, seuls 4 % des sondés donnent comme raison de leur inactivité la non rentabilité financière de la reprise d’activité. C’est même seulement 1% selon la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF).

Les études convergent : même dans les cas où le gain à la reprise d’un emploi est faible, les bénéficiaires de minima sociaux veulent en général tout de même en retrouver un, et il n’est pas rare qu’ils reprennent un travail même s’ils y perdent. La motivation financière n’est donc pas primordiale.

Selon l’enquête du Trésor, si un quart des bénéficiaires du RMI/RSA ne recherchent pas activement d’emploi, c’est d’abord à cause de leur état de santé, de contraintes personnelles, comme le sentiment de ne pas être employable en raison d’une période d’inactivité trop longue, l’absence de moyen de transport ou la garde des enfants… ET SURTOUT LE FAIT QU’IL N’Y A PAS D’EMPLOI DISPONIBLE ou que ceux que l’on propose sont souvent des « offres déraisonnables ».

Les chômeurs n’ont besoin ni de carotte ni de bâton mais d’abord d’emplois décents, de formation et d’accompagnement digne de ce nom.

L’assistance ne peut être assimilée à l’assistanat. L’assistance est avant tout un devoir de solidarité de l’ensemble de ses membres envers les plus fragiles d’entre eux (ONPES). La non assistance à personne en danger est un délit.

ONPES : « Selon les études dont nous disposons, on observe plutôt que de plus en plus de personnes cherchent à travailler pour échapper à la pauvreté ».


QUI SONT LES VRAIS PROFITEURS DU SYSTEME ?


Oui, il y a en France et ailleurs des gens qui gagnent beaucoup sans travailler, mais ceux-là on ne les traite pas d’assistés. Ce sont les rentiers, spéculateurs et tous ceux qui font travailler leur argent parce qu’ils en ont déjà beaucoup, ceux aussi qui profitent de niches fiscales taillées sur mesure pour les très riches ou encore des paradis fiscaux. Là, cela ne se compte pas en milliards d’euros mais en dizaines. Et cela fait des dégâts sociaux car ce sont eux qui sont à l’origine de la crise financière et économique, qui sont à l’origine des millions de personnes chassées de leur logement aux Etats-Unis et de la forte montée du chômage depuis 2008. Non seulement ils profitent du système de l’enrichissement facile, mais ils plongent les plus modestes dans la misère, et ensuite ils les accusent d’être des assistés.
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L’inactivité des rentiers leur a rapporté une centaine de milliards d’euros en 2010, rien qu’en dividendes versés et autres revenus de la propriété et des stock options.

Il est temps de dénoncer l’indécente richesse des très riches. Pendant que le pouvoir d’achat des minima sociaux stagnait ou régressait et que les dépenses contraintes bondissaient, eux s’en sont mis plein les poches et ils continuent. Entre 2004 et 2007, derniers chiffres de l’Insee, la croissance des revenus la plus vive (+ 40 % en trois ans) se situe dans la petite tranche des 0,01 % les plus riches, le dix millièmes du haut de l’échelle. Et pour eux la crise a été de courte durée et elle s’est terminée dès 2009. Pour les autres, elle se poursuit.


Jean Gadrey, économiste

Alternatives Economiques

samedi 4 juin 2011

Un Américain sur cent est en prison

Les Etats-Unis détiennent la plus importante population carcérale de la planète selon le rapport Pew Center.



La population carcérale s'élevait l'an dernier aux Etats-Unis à quelque 2,3 millions de personnes, sur une population adulte de 230 millions de personnes, soit le taux le plus élevé dans l'histoire américaine.

Par comparaison, la Chine, avec une population de plus d'un milliard de personnes arrive en deuxième position avec 1,5 million de prisonniers, suivie de la Russie avec 890.000 de personnes détenues.

Les statistiques sont particulièrement frappantes parmi les minorités: alors qu'un adulte américain blanc sur 106 est incarcéré, c'est un Hispanique sur 36 et un Afro-Américain sur 15 qui sont en prison. Dans la tranche d'âge de 20 à 34 ans, c'est un jeune Noir sur neuf qui est derrière les barreaux.

Alors que les hommes sont dix fois plus susceptibles d'être emprisonnés que les femmes, la population carcérale féminine «progresse d'une manière très rapide».

Une femme sur 265, entre 35 et 39 ans, se trouve derrière les barreaux, mais des femmes appartenant à des minorités sont également placées en détention en plus grand nombre que les femmes blanches. Une femme noire sur 100 et une Hispanique sur 297 sont en prison, contre une sur 355 femmes blanches, relève l'étude.

Un durcissement de la loi, avec notamment des mesures augmentant nettement la durée d'incarcération pour les récidives, a fait exploser la population carcérale, davantage qu'une augmentation de la criminalité.

Libération

vendredi 27 mai 2011

« Les Sentiers de l’Utopie » - rencontre avec John Jordan et Isabelle Fremeaux

« Ce que j’ai observé, c’est que les militants commencent par faire des recherches historiques. Ils s’aperçoivent ensuite que c’est la galère et deviennent radicaux. Alors réprimés, ils se créent une armure, et les groupes finissent par se détruire eux mêmes. Pas les autorités. »


Ce constat amer a poussé John Jordan et Isabelle Fremiaux à interroger douze utopies. Durant sept mois, en 2007-2008, à bord d’un camion, nos globes trotters - mi anarchistes, mi écologistes, mais tout entier activistes - ont sillonné les routes d’Europe à la rencontre des alternatives au capitalisme, de ces lieux où engagement et autogestion se vivent au quotidien. L’objectif ? « Rendre visibles ces utopies proches de nous, sans avoir cette tendance à décontextualiser des expériences lointaines », explique Isa. Au Chiapas et à ses « municipios » brillant comme une étoile au firmament révolutionnaire, Isabelle et Jordan ont préféré la proximité d’utopies moins « exotiques » : « Nous voulions raconter des expériences avec leurs imperfections - des collectifs et des êtres humains faillibles. » Lassés de leur quotidien londonien urbain et stressé, de leur consommation compulsive de l’information made in Internet, ils se sont surtout focalisés sur des lieux situés à la campagne.

Leur plus belle rencontre ? L’école anarchiste Paideia, qui existe depuis 29 ans à Merida, dans le sud de l’Espagne. Un lieu unique où des enfants de 18 mois participent à des assemblées générales pour régler les problèmes de groupe. Leurs valeurs : « Egalité, justice, solidarité, liberté, non-violence, culture, et bonheur. » Loin, très loin, des poncifs en matière d’éducation : « Quand on passe six heures par jour pendant douze ans dans un endroit où l’on n’a quasiment pas son mot à dire sur quoi que ce soit, où être dirigé est la seule chose que l’on connaisse, une forte passivité devient la norme… », regrettent-ils. Et de décrire – à l’inverse – ces classes de Paideia où « une demi douzaine d’élèves assis à des bureaux disposés en cercle se font face. Chacun avance dans son travail. Certains sont très concentrés sur la rédaction de fiches, tandis que d’autres bavardent ». Jara, une adolescente, s’enthousiasme : « Beaucoup de nos amis sont jaloux parce que nous n’avons pas d’examens, et donc nous n’échouons jamais. » Les élèves se soulevèrent un jour, avant de faire machine arrière une semaine plus tard : « Diriger l’école sans les adultes, c’était trop de travail. » Le secret de la réussite de l’école ? Un partenariat bien dosé entre adultes et enfants, chacun bénéficiant de droits similaires.




À Marinaleda, John et Isa découvrent un village de 3 000 âmes où, au lendemain de leur arrivée, est proclamée une grève générale. Un mouvement visant à accompagner le maire Gordillo et son conseil municipal devant les tribunaux. Dans ce village, on a récupéré, après force grève et occupations, quelques 1 200 hectares. Des terres arrachées aux 17 000 hectares que possède le duc d’Infantado. Une sorte de municipalisme libertaire cher à Murray Bookchin est en route : les maisons sont construites collectivement, et il n’en coute que 15 euros par mois pour devenir propriétaire dans ce paradis immobilier géré par le CUT, le Colectivo de Unidad de los Trabajadores.

À quelques différences près, l’expérience de Zrenjanin, en Serbie, où les ouvriers ont repris le contrôle de leurs usines, ressemble à cette expropriation andalouse. Sauf qu’eux sont les propriétaires effectifs de leurs usines. La transition vers le capitalisme les avait laissés sur le carreau : les nouveaux actionnaires cherchaient à se défaire des moyens de production et de cette charge que représentaient pour eux les employés ; ces derniers ont protesté en activant tous les ressorts possibles de la contestation. Aujourd’hui tout refonctionne – avec les ouvriers pour unique dirigeant.

John et Isabelle ont aussi visité un squat, pour explorer l’abolition de la propriété. Entre mille lieux possibles, ils ont choisi Can Masdeu, un squat immense où des jardins jouxtent de très vastes bâtiments. Avec ses occupants, ils ont évoqué – en toute franchise – la question des relations internes, du vol, de l’autonomie en légumes toute l’année, ont causé de la boulangerie que font fonctionner les squateurs, et sont longuement revenus sur la façon dont ils s’étaient fait des alliés du voisinage. Can Masdeu, c’est aussi le lieu d’où sont parties de brillantes initiatives en matière d’activisme : l’approche Yomango du vol à l’étalage, ou des rencontres comme Reclaim the Fields où on retrouvait le Robin des Banques Enric Duran. Quant à la vie collective, elle est – elle aussi – exemplaire : pour seule règle, celle de prêter main forte à l’animation et à l’entretien du squat, deux jours par semaine, et de cuisiner un repas collectif hebdomadaire. Une solidarité paisible. Loin du combat qu’a nécessité l’ouverture de Can Masdeu : le lieu a été en effet conquis de haute lutte, avec un siège quasi médiéval (et infructueux) des forces de police pendant trois jours. « Les habitants avaient décidé de résister à l’expulsion de manière non violente mais déterminée. Sur le toit, ils avaient ainsi construit des trépieds en haut desquels ils étaient hissés. » Impossible de les en déloger.

John et Isa se sentent proches de ces « agitateurs » que l’on retrouve dans les grands rassemblements anti-capitalistes, du G8 de Gênes au camp climat de Londres. Influencés par les situationnistes, ils ont cherché « des lieux sans empreinte spirituelle, sans hiérarchie, horizontaux », raconte Isabelle. Leur travail a été validé par les collectifs - le mot « collectif » est ici important tant les auteurs ont bien prêté garde de ne jamais se focaliser sur un individu, même si la tentation était parfois grande. « On s’est aussi freiné sur la critique », précise John. Reste que de nombreuses questions cruciales sont passés en revue, avec précision : l’argent, les relations sociales, le féminisme, les prises de décisions ou les contacts avec l’extérieur. Isabelle Fremeaux, maître de conférences en Media & Cultural Studies au Birkbeck College-University de Londres, et John Jordan, artiste activiste, signent là un carnet de voyage passionnant sur les micro révolutions en Europe. De Christiania (Copenhague) à Cravirola (dans l’Aude) en passant par Zegg (en Allemagne), ils font le tour de ces projets s’attaquant, avec audace et originalité, à ce que chacun croit être le nœud gordien social. Il est vrai que John sait de quoi il parle : l’homme est – notamment – le cofondateur du CIRCA, la Clandestine Insurgent Rebel Clown Army, un groupe de clowns activistes ayant essaimé dans toute l’Europe. « Le clown détruit l’armure. Il sert à créer la confusion plutôt que le conflit », résume John. Un autre type de confusion naît de la lecture du livre : si on en ressort avec les piles rechargées, on se sent aussi un peu confus de vivre si loin de nos utopies. Il va falloir s’y mettre...

Article11

mardi 17 mai 2011

Voici le programme de Camin'Art en Barétous 2011



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Voici enfin la (dé)programmation du ManiF'estival Camin'art en Barétous, présentée en avant première lors de la Soirée "Choron Dernière" au Cinéma le Luxor, le Vendredi 13 Mai en présence d'Eric Martin, réalisateur du film. Aussi, pour ceux qui n'étaient pas là et qui veulent en savoir plus sur le pourquoi, le quoi, le quand, le comment et toutes les questions existen'ciels liés à cette 2nde tentative de Camin'art, Le collectif FMR vous invite à nous rejoindre le Vendredi 27 Mai 2011 à 21h au Bar "Chez Coussen" à Aramits pour une soirée "Bar et Tous en route vers Camin'art"
Un pour tous et Tous Barrés !
Le collectif FMR

mercredi 4 mai 2011

Jeudi 5 Mai Soirée Ciné-Rencontre sur la défense et le développement des services publics

Jeudi 5 mai à 20h30 au cinéma le luxor à Oloron

le Collectif 64 des Services Publics propose,
à l'occasion de la soirée "POUR DEFENDRE & DEVELOPPER LE SERVICE PUBLIC"

la projection du film de Gilles Perret « Walter, Retour en Résistance » qui sera diffusé au cinéma Le Luxor à 20h30.
La projection sera suivie d’un débat animé par Robert BAREILLE.
Bande annonce du Film : Ici